Les actualités du Cths
Les actualités du Cths
09/05/2017 - Les sociétés savantes ont désormais un forum !
Les sociétés savantes peuvent désormais échanger entre elles (ou avec le CTHS) grâce à un nouveau forum numérique. Vous avez une question (technique, juridique, etc.) sur un site internet, les réseaux sociaux, les publications (électroniques ou non), les droits d'auteur ? Vous souhaitez diffuser de l'information ? Cet outil est fait pour trouver des réponses et partager des expériences.
www.forum.cths.fr
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03/05/2017 - Le 142e congrès national des sociétés historiques et scientifiques dans la presse locale
Journal Sud-Ouest Pyrénées-Atlantiques Béarn et Soule du jeudi 27 avril 2017
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19/04/2017 - Présentation et signature de l'ouvrage Des sociétés en mouvement. Évolution des sociétés magdaléniennes et aziliennes des Alpes du Nord françaises
Mardi 25 avril 2017 à 13h30 Amphi - UFR Lettres de l'université de Pau et des pays de l'Adour Avenue du doyen Robert Poplawski - 64000 Pau lors du 142e congrès national des sociétés historiques et scientifiques « Circulations montagnardes, circulations européennes »
http://www.cths.fr/co/
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12/04/2017 - Le CTHS s'associe à la "Marche pour les sciences"
Le CTHS s'associe à la "Marche pour les sciences" organisée le samedi 22 avril prochain. Il rejoint les grands organismes de recherche, les universités, de nombreuses sociétés savantes, des laboratoires ou de simples citoyens qui, eux aussi, défendront les sciences ce jour-là.
www.marchepourlessciences.fr
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06/03/2017 - Informations 142econgrès « Circulations montagnardes » 24-28 avril 2017
1) Inscriptions aux activités annexes 2) Appel à contribution pour la Table ronde des sociétés savantes 3) Exposition « Les échanges en Pyrénées béarnaises »
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13/01/2017 - Nomination du délégué général du CTHS
13/01/2017 - Retrouvez le CTHS sur les réseaux sociaux
Twitter, Facebook... Il est désormais possible de suivre l'actualité du CTHS sur les réseaux sociaux !
www.facebook.com/cths.cths.9?fref=ts
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13/10/2016 - Appel à publication de thèses en histoire de l'art (CTHS-INHA)
13/05/2016 - Appel à publication de thèses 2016
Appel à publication de thèses en histoire de l'art, 2016 (INHA-CTHS)
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02/05/2016 - Compte-rendu du livre Représenter l'Algérie de Nicolas Schaub dans le journal Libération par Vincent Hiribarren - Blog AFRICA4 - Regards croisés sur l'Afrique
Images et conquêtes au XIXe siècle Paru le 11/12/2015, collection L'Art et l'Essai, CTHS-INHA ISBN : 978-2-7355-0845-7 http://www.cths.fr/ed/edition.php?id=6950
http://libeafrica4.blogs.liberation.fr/2016/05/01/images-de-la-conquete-dalgerie/
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08/04/2016 - Assemblée générale du CTHS vendredi 15 avril lors du congrès
Les membres du CTHS sont conviés à l'assemblée générale exceptionnelle qui se tiendra le vendredi 15 avril à 12h30 à l'université de Rouen, bâtiment Lavoisier-Robespierre, UFR Lettres, rue Lavoisier à Mont-Saint-Aignan, à l'occasion du 141e congrès national des sociétés historiques et scientifiques L'animal et l'homme
29/03/2016 - Le Cths aux Journées nationales de l’histoire et de la géographie à Amiens du 19 au 22 octobre 2016
21/03/2016 - Présentation de l'ouvrage Du poil et de la bête lors du 141e congrès L'animal et l'homme à Rouen, Florent POUVREAU
Jeudi 14 avril 2016 à midi Faculté des Lettres et Sciences humaines - Bâtiment Robespierre et Lavoisier Rue Lavoisier 76821 Mont-Saint-Aignan cedex
http://grhis.univ-rouen.fr/grhis/
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18/03/2016 - Appel à communication du 142e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, avril 2017, Pau
Circulations montagnardes, circulations européennes
http://www.cths.fr/co/congres.php?sc=fu&id=166

Congrès de Pau 2017 - Circulations montagnardes, circulations européennes

Université de Pau et des Pays de l’Adour - 24-29 avril 2017

Obstacle, frontière « naturelle », opposant nettement, sous ces latitudes moyennes, les versants d’ubac et d’adret (soulane et ombrée), marquée par l’alternance saisonnière de la fermeture et de l’ouverture de ses estives, et – longtemps – de plusieurs de ses cols et ports, la montagne représente depuis toujours le paradoxe d’un espace qui peut être refuge, mais qui est pourtant constamment traversé et parcouru. Elle a souvent donné lieu à des interprétations déterministes. On a pensé la montagne comme un espace immuable, résistant au changement au même titre qu’à l’érosion, un lieu d’élection de l’archaïsme. On l’a pensée enclavée et effacée plus souvent que traversée ou desservie. Fernand Braudel participait encore de cette approche lorsqu’il la présentait de manière statique, essentiellement pourvoyeuse d’hommes et de richesses tirées de ses sols et sous-sols, alors que les plaines et les rivages seuls étaient mus par les échanges, le changement, la modernité.
Il s’agit, ici, de s’interroger sur la montagne comme un espace animé par de multiples mouvements, même s’il faut tenir compte de la grande variété des espaces montagnards. En travaillant sur les genres de vie, et les sociétés montagnardes autochtones, allochtones, les métiers, les conflits, les régulations, les « écoles »  géographiques ont porté une grande attention à la circulation intra ou trans-montagnarde. Il y a non seulement les circulations des montagnards eux-mêmes, de leurs bêtes et productions mais aussi celles induites par les populations des contrées, proches et lointaines, qui les bordent, autant matérielles qu’immatérielles : hommes, bestiaux, produits divers et idées. Leur observation, au-delà de la perception de l’obstacle, nous engagera alors à réenvisager la mutabilité de ces espaces montagnards, en France, Corse et départements d’Outremer et en Europe, sans s’interdire des comparaisons dans d’autres espaces.
Bien sûr, qu’elle soit « haute » ou « moyenne », périphérique (et alors souvent frontière) ou « centrale », la définition que nous envisageons du mot « montagne » ne se réduit pas aux espaces situés au-dessus d’une certaine altitude, ni à la toponymie, mais elle correspond à leur perception culturelle large, tant autochtone, qu’allogène, perception historique aussi, liée aux variations climatiques. La montagne est d’abord un milieu géographique spécifique, qui associe une certaine dynamique naturelle à une autre, sociale. Tout en s’affirmant comme « montagnarde », leur conjonction entraîne des situations variées.

Les « montagnards » révèlent une identité souvent forte, circonscrite, dans certain cas, à une vallée, ou à un regroupement de vallées. Celle-ci entretient des us communautaires et une économie spécifiques. Contraintes par les conditions naturelles, son habitabilité et son anthropisation sont autant d’adaptations à celles-ci. La longueur des jachères, la résistance des céréales privilégiées, les cultures en terrasses, le pastoralisme, les transhumances caractérisent l’agriculture. L’usage du saltus (friche) et de la forêt est régi par des pratiques codifiées de défrichement et de culture temporaire, de cueillettes, de charbonnières et d’affouagement sur le communal et de mise en défens de certaines de leurs portions. L’utilisation des minerais, des bois et de l’eau des sources thermales, des rivières par l’artisanat puis l’industrie modifient l’espace montagnard. Nombre d’usines modernes s’enracinent d’ailleurs dans une industrie domestique d’hiver, dans les Carpates Occidentales, les Alpes ou encore le Jura : tissage, petite métallurgie, horlogerie, tournage etc. Si l’autarcie et la survie ont longtemps guidé la vie des plus humbles, elles n’ont pas exclu la pénétration tardive de l’agronomie et celle, précoce, de l’économie marchande : foires et marchés (aux bestiaux, aux produits de la cueillette et de l’artisanat, aux spécialités locales, et en particulier aux fromages et à la charcuterie) tissent des liens recherchés avec de plus plats pays.
Bien des vallées ont su développer des technologies propres à la montagne, comme l’hydroélectricité, l’aluminium, l’informatique...
Des villes de piémont assurent souvent les échanges entre ces économies complémentaires. C’est particulièrement le cas dans les Pyrénées, qui ne bénéficient pas des cluses alpines, pénétrantes mais aussi sur les plateaux inhospitaliers du Massif central. L’urbanité demeure alors périphérique. Ailleurs, les rares villes implantées en montagne sont souvent spécialisées dans le tourisme d’hiver. En effet, ce n’est que récemment que des innovations logistiques, en venant à bout de nombre de difficultés topographiques (tunnels, viaducs, voies ferrées, routes et autoroutes, altiports, supports de télécommunications, etc.), ont permis d’accompagner le fort développement de circulations liées au tourisme d’été et d’hiver. Autre action sur le paysage : la rectification des torrents et le reboisement depuis le XIXe siècle.
L’accessibilité et la mobilité croissantes des personnes et des biens en montagne, au cours des deux derniers siècles, ont produit de grandes mutations. La première a été l’exode vers des milieux considérés comme plus cléments et générateurs de profits, entraînant une déprise rurale qui, à son tour, s’offre à diverses emprises spéculatives. Plus récemment, le souci de valorisation et de protection des espaces montagnards conduit à y aménager des réserves naturelles, qui peuvent même devenir des espaces artificiels. Les parcs naturels et reconquêtes d’espaces naturels modifient tout aussi profondément les rapports à la montagne.
La nécessité de la pluriactivité est générale et ancienne en montagne ; elle s’accompagne de migrations saisonnières. Poussés par la nécessité et doués de spécialités (charbonniers, scieurs de long, chaudronniers, ramoneurs, etc.), les migrants allégeaient ainsi leurs familles, particulièrement en période hivernale, et rapportaient les témoignages de leurs périples au long cours ; le colportage créait et assouvissait quelques besoins matériels et intellectuels. Ces derniers relèvent majoritairement d’une culture largement dominée par l’oralité, aux déclinaisons aussi diverses que les nuances dialectales, variant d’une vallée à l’autre au sein d’une même province. Pour le cas français, l’enquête Maggiolo (1877-1879) en dit long sur les limites d’une alphabétisation que l’éloignement des petites écoles et l’utilisation soutenue d’une main-d’œuvre enfantine ne favorisent guère. Mais, à l’inverse, le cas des « enfants prêtres » du Massif Central, du Haut-Dauphiné ou du Comminges, puis des maîtres d’écoles du Queyras, du Briançonnais et de l’Ubaye, ou des colporteurs de librairie des Pyrénées centrales témoignent de l’ingéniosité d’une maîtrise des rudiments mise au service des migrants. Souvent cadets, les candidats au départ sont exclus de la dévolution du patrimoine et ils nous montrent que les logiques migratoires doivent être analysées, non seulement en relation avec les systèmes économiques, mais aussi en prenant en compte les systèmes coutumiers qui régissent les familles. Le maître livre d’Alain Collomp, La maison du père, a montré à partir de l’exemple de la vallée du Verdon, comme en Gévaudan ou Haut-Dauphiné (Michel Prost) l’organisation très contraignante de la famille souche autoritaire, qui organise l’émigration saisonnière ou lointaine des cadets pour survivre.
Milieu fragile ouvert vers des espaces plus riches, les montagnes sont des lieux de départ ou de refuge depuis toujours. Les migrations temporaires sont le lot des montagnards qui transportent leur identité quand leur déplacement se fait plus long, ainsi les gavots de basse-Provence et les < i>gavachs du Sud-ouest, les deux variantes occitanes du terme signifiant les migrants montagnards, reconnaissables en particulier à leur accent. Les migrations montagnardes peuvent être lointaines : les Haut-Dauphinois au Portugal au XVIIIe siècle, les « Barcelonnette(s) » faisant fortune au Mexique au XIXe et début XXe ou les Rouergats en Espagne puis en Argentine. Les refuges sont celui des minorités persécutées qui modifient à leur tour les espaces montagnards, leurs traditions et leurs représentations. Les livres circulent avec eux, dans les ballots de marchandises. Toutes les vallées ont ainsi leurs étrangers installés pour des causes religieuses (juifs, vaudois, anabaptistes...) ou politiques (bandits, maquisards, communautés alternatives...) et repoussés par des institutions et des pouvoirs centraux.
Demeurent alors les figures centrales d’une oligarchie villageoise limitée (le prêtre, le notaire), ceux qui accompagnent dans les moments cruciaux de la vie personnelle ou collective, et qui parfois la déterminent. La puissance de la communauté d’habitants produit des élites villageoises particulières et, dans certains cas, peut contraindre, voire freiner, le développement seigneurial, monastique, et étatique. Le poids des structures familiales, telles les communautés taisibles de la montagne thiernoise observées par les Encyclopédistes, influe inévitablement sur les canaux de la politisation et les formes de la citoyenneté.

La montagne se confronte aussi, à la naissance d’entités politiques, soit en devenant limites d’États, soit en se transformant en États autonomes. Longtemps des communautés montagnardes ont voulu jouer le rôle de portiers, de gardiens de frontières incertaines et disputées. La volonté de maintenir leurs avantages pastoraux et commerciaux ont pu également engager à la mise en réseau de vallées, comme les lies et passeries des Pyrénées ou les escartons des Alpes. Les constructions étatiques modernes, modifient cette tendance sans l’inverser. Des vallées peuvent encore justifier par cette charge de garde des frontières leurs exemptions ou avantages fiscaux, et les défendre dans le cadre de petits états provinciaux. L’étude de l’évolution des entités à cheval sur les versants, de la Transylvanie au Val d’Aoste ou à la Valteline, au Val d’Aran et à l’Andorre..., permettraient de voir comment ces problèmes ont été résolus en Europe. Certaines vallées et groupements de vallées se sont aussi érigés en États particuliers, comme les cantons suisses ou l’Andorre, alors que la Savoie allait constituer le cœur d’un plus vaste État. Dans ces constructions, les confrontations, migrations et refuges religieux jouent un rôle important : valdéisme, calvinisme, catholicisme, judaïsme, plus loin : orthodoxie et islam, y compris les migrations des conversos et des morisques. La montagne est aussi le lieu d’expériences spirituelles radicales : les ermites, les ordres religieux de la Chartreuse et de Chalais, pour qui la montagne est le « désert » de l’Occident tout autant que les Réformés cévenols.
Les travaux d’Yves Castan nous en ont beaucoup appris sur les limites de la justice royale, les affrontements communautaires sur les hautes terres pyrénéennes. En chacun de ces lieux s’affirment des identités fortes, dont rendent compte le droit seigneurial, les habitus religieux ou culturels ainsi des mystères, du théâtre rural ... Tardivement rattachés à la Couronne de France, le Dauphiné, la Provence, la Bretagne, la Franche-Comté... ne lui ont jamais marqué une totale allégeance : les révoltes sont légion, et la République ne les endigue pas, bien au contraire. Il est cependant des provinces plus anciennement rentrées dans l’apanage royal qui ne sont guère plus dociles. Les Grand jours d’Auvergne viennent, au besoin, l’illustrer. L’arasement des châteaux, qui en résulte, nous rappelle combien les éminences ont été propices aux fortifications et aux symboles bâtis des différents pouvoirs qui ont suivi l’évolution de l’architecture militaire jusqu’au XXe siècle, sur les frontières du moins.
Le procès des prêtres simoniaques ou libertins, qui accompagne les reprises en mains, en dit assez sur les libertés individuelles autorisées par l’éloignement des centres de pouvoir, fussent-ils religieux. Transformant la géographie administrative, le droit civil, les libertés civiques, la Révolution française n’éradique pas toutes les résistances à la centralité, toute la méfiance des petits bourgs, des hameaux, déjà peu ouverts à la sociabilité des Lumières (la cartographie de la franc-maçonnerie le prouve), par rapport aux chefs-lieux des districts, et a fortiori des départements. Les instituteurs jacobins, envoyés des principales sociétés populaires, l’apprendront souvent à leurs dépens en l’an II. L’anti- et la contre-Révolution vont trouver dans la montagne des caches pour les prêtres réfractaires et pour les soldats insoumis ou les conscrits déserteurs. Pour l’époque contemporaine les deux révoltes alpestres majeures sont la résistance républicaine au coup d’État de décembre 1851, magistralement étudiée par Philippe Vigier et Maurice Agulhon, et la Résistance, avec les maquis. Indifférent aux soubresauts nationaux ou les surmontant, le notable local y entretiendra toujours des réseaux plus resserrés et plus efficaces que les mailles imparfaites d’administrations en gésine ou trop dispersées sur de vastes territoires.

Propice à l’isolement et au refuge, la montagne est également un lieu de franchissement et de passage. Elle l’est assurément pour les stratèges, d’Hannibal passant les Pyrénées puis les Alpes à Bonaparte au col du Grand-Saint-Bernard, de la Montagne blanche à Monte Cassino. Jalonnées par les clans puis les seigneurs guerriers, les vallées ont été structurées par les Étapes des Habsbourgs dans les Alpes. Mais, longtemps, le déplacement, malgré de rares « guides » ou « indicateurs », est gêné par une connaissance très approximative des montagnes. La cartographie militaire, dans un premier temps, ne s’intéresse qu’aux passages, et elle reste relativement secrète, avant que les ingénieurs géographes ne réalisent de sensibles progrès au cours du XVIIe siècle. Pierre-Joseph de Bourcet hésitait encore entre la projection verticale et la perspective cavalière pour sa carte du Dauphiné (1749-1754) avant que la première technique triomphe à la fin du XVIIIe siècle. On a cartographié la circulation : les équipements, les flux, les réseaux. Pour représenter la troisième dimension et mesurer les montagnes (on a eu recours aux alpinistes du début du XXe siècle au club alpin). La montagne est reconfigurée par l’architecture militaire – et l’on songe entre autres aux prouesses de Vauban, parfois dubitatif de sa propre œuvre, dont s’enorgueillissent pourtant les municipalités (ainsi, à Seyne-les-Alpes). Quand ils ne datent pas de la conquête romaine des Gaules, les routes et les relais sont souvent les héritages du passage des troupes. Les nombreux mercenaires suisses qui allaient, des siècles durant, vendre leurs services aux souverains de France, d’Italie ou d’Allemagne, les empruntaient. Ces routes et relais, d’abord sécurisés par des monastères (chanoines de Saint-Maurice ou d’Aubrac...) viennent compléter l’entrelacs des chemins, qui ne sont pas tous contrôlés par les douanes ou les postes. Ils sont aussi les voies de fuite des proscrits : les cathares, les vaudois du Lubéron, les protestants du Refuge en route vers la Suisse, les émigrés fuyant le Révolution, etc.
Les ingénieurs géographes ne distinguaient habituellement que trois catégories de chemins : « ceux qui sont accessibles à l’artillerie et aux convois, ceux qui sont praticables à la cavalerie, et ceux qui ne livrent passage qu’aux piétons » (Numa Broc). Durant les derniers siècles, les notables progrès qui sont réalisés pour rendre les chemins carrossables entraînent des mutations profondes dans les procédés de transport des charges et les hommes qui les animent. Du colporteur, du muletier, du traînage, du flottage du bois sur les torrents, on passe aux chemins de la mâture avec la réformation des Eaux et forêts, aux chemins pour les canons qui permettent de détruire les derniers forts inexpugnables, aux routes thermales et autres voies carrossables, aux traversées ferrées... Les communications ferroviaires ont modifié la montagne par la construction de tunnels qui restent un problème encore au XXIe siècle. Plus récemment, la houille blanche permet d’inventer le lacis du transport de l’énergie électrique. L’accueil des voyageurs dans les hospices de montagne en est changé, alors qu’éclot une nouvelle corporation : celle des guides de haute montagne.
Bien souvent, comme les unités politiques intérieures à la montagne enjambent les cols, il en est de même des groupes linguistiques. C’est notamment le cas de la langue allemande qui s’étend, au Tyrol, de part et d’autre du col du Brenner, du français et du franco-provençal en Val d’Aoste, du basque ou du catalan aux deux extrémités de la chaîne des Pyrénées. Ces données ont une influence non négligeable sur les relations de voisinage, particulièrement dans une Europe contemporaine qui voit s’abaisser ses frontières internes... jusque sur le haut de ses montagnes.

La montagne est un objet d’étude et de représentations. On a pu l’ériger en un relief mythique qui a longtemps alimenté des croyances, des tabous, des peurs, et donc engagé à des parcours cérémoniels apotropaïques, des processions saisonnières d’ouverture des estives d’altitude, des pèlerinages vers différents ermitages. Parmi les grandes migrations temporaires de population face au malheur, on doit ajouter les sites montagneux de pèlerinage, dont beaucoup sont anciens (Saint-Maurice d’Agaune, le Mont-Saint-Michel, le Puy, la Sainte-Baume, le Laus) et d’autres nés à l’époque contemporaine : Lourdes, la Salette. Dans ces circulations, comme l’a démontré Marcel Durliat le long des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, ce sont aussi des styles, des modèles, qui sont véhiculés. L’art, d’abord religieux, chemine par les montagnes. Mais sa diffusion peut être entravée lorsque l’Europe chrétienne se fractionne, comme le long des Pyrénées qui, sous le règne de Philippe II et de l’Inquisition, se dressent désormais comme une frontière autant politique que religieuse. La circulation des livres, et donc des idées, en reste affectée.
À l’avènement des Lumières, la montagne, d’abord sous l’influence des Anglais, devient la surface de projection d’une nouvelle sensibilité, d’une nouvelle perception de la nature, générant des voyages récréatifs et initiatiques, qui conduisent de la soif de compréhension et de connaissances au dépassement de soi avec « l’invention du Mont Blanc » (Philippe Joutard) et la naissance de l’alpinisme. C’est « le temps des voyageurs » (Serge Briffaud). Les Suisses jouent un rôle prédominant dans cette transformation et Jean-Jacques Rousseau (La Nouvelle Héloïse, 1761) est l’artisan de cette révolution qui, en portant une révélation esthétique ou sentimentale, influence la plupart des vocations de naturalistes au XVIIIe siècle. Elle est décrite dans les guides et la littérature, esquissée dans les gravures, magnifiée par la peinture (comme celle de Caspar David Friedrich), parfois avec une exagération qui la rend effrayante comme celle des voïvodes valaques qui inspirent la figure de Dracula. L’approche littéraire permet de construire un modèle esthétique qui va consacrer jusqu’à nos jours la gloire de maîtres du roman français : inépuisable décor des œuvres de Sénancour, George Sand ou Giono, Henri Pourrat ou Frison-Roche, elle sert à la fois de cadre mythique et de sujet imaginaire.
Elle devient un laboratoire de courses scientifiques pour les savants du XVIIIe siècle, férus de minéralogie, de botanique, ou intrigués par le volcanisme, dont les éruptions de l’Etna et du Vésuve ne cessent de rappeler la présence. Les populations à leur tour font l’objet d’études qui fondent la biologie humaines (des « crétins » des Alpes aux travaux sur l’ADN...) L’observation, qui mobilise tout le réseau savant européen, se veut aussi anthropologique ou ethnologique, à la recherche des origines de l’homme, de la mentalité des ruraux – recherche que revivifient les inattendues révoltes paysannes durant la Révolution, au bénéfice du celtisme cher à Le Coz ou à Cambry. On peut alors considérer que « l’étude des montagnes a constitué une voie d’accès privilégiée à la connaissance du monde » (Bernard Debarbieux).
Enfin les montagnes sont devenues à l’époque « le terrain de jeu de l’Europe », avec le développement d’un tourisme avide de voir des phénomènes naturels grandioses (mer de glace, cirque de Gavarnie), la conquête des sommets par l’alpinisme. Les sports d’hiver et la notion de « domaine skiable » ont transformé l’économie montagnarde et l’image de la montagne entre les Temps modernes et l’époque contemporaine : pour ne citer qu’un exemple, les départements des Hautes-Alpes et Alpes de Haute-Provence ont eu une image longtemps répulsive qui est devenue attractive au cours du XXe siècle. Leur démographie a été marquée par un effondrement entre 1850 et 1950 suivi d’une remontée qui peut être localement spectaculaire. Et le prestige des produits alimentaires connotés ou étiquetés « de montagne » donc « naturels » se renforce en même temps que certaines vallées se repeuplent de citadins.


THÈMES

I. Des montagnards, leurs activités économiques et celles des autres : un espace d'échanges et de migrations
I.1 L’exploitation et la transformation des ressources naturelles
I.2 Le contrôle des ressources : ententes, coutumes, pouvoirs...
I.3 Les villes et villages de montagne, leurs fonctions et leurs mutations
I.4 Familles et migrations
I.5 Les mutations technologiques et économiques contemporaines
 Atelier  : Contrebande et contrebandiers. Une économie montagnarde ?

II. Compositions et recompositions politiques et militaires : la montagne entre centre et périphérie
II.1 Montagnes et frontières : protéger et défendre
II.2 Éloignement des pouvoirs et négociations de l’autonomie
II.3 Révoltés, bandits, proscrits et maquisards
II.4 Anti- et Contre-Révolutions
Atelier : La correspondance active d’Henri IV
 
III. Des passages : contraintes, organisations, dynamiques
III.1 Chemins de terre et chemins d’eau
III.2 Passer et cartographier. Géographes, cartographes, stratèges et militaires
III.3 Construire le chemin : chemins de fer, tunnels et réseaux divers
III.3 Faire passer : ingénieurs et guides
III.4 Voisiner. Les témoins linguistiques du passage
 
IV. Des montagnes parcourues et représentées : de la circulation des idées, des formes et des jeux
IV.1 Montagnes et montagnards comme objets d’explorations et d’études savantes et de typologies variées
IV.2 Tabous et croyances en montagne
IV.3 Rituels et sanctuaires de montagne
IV.4 La montagne, espace touristique, un « retour à la nature » ?
IV.5 La montagne, cadre et source d’inspiration littéraire et cinématographique


Colloque 1 Protestants d’un versant à l’autre (1517-1848) (résumé à venir par Philippe Chareyre, président du comité local)

Colloque 2 Monastères de montagne, des origines à nos jours
Dès l’An Mil, une relation privilégiée s’est établie entre des maisons de prière et la montagne : La Chaise-Dieu, la Grande Chartreuse, Saint-Michel de Cuxa, parmi de très nombreux monastères, mais aussi des commanderies templières et hospitalières, des maisons de chanoines réguliers, puis de prédicateurs de missions ont choisi de s’implanter en altitude. Il n’est pas exagéré d’affirmer que toutes les chaînes de montagnes de la Chrétienté ont été touchées par la vie monastique, sous quelque forme que ce soit, à commencer par la vie érémitique.
Par ailleurs bien des monastères montagnards se sont élevés au bord des routes, près des cols que franchissaient pèlerins, marchands et voyageurs, leur servant de gîte d’étape et cela dès le haut Moyen Âge : comme par exemple Saint-Maurice d’Agaune, dans le Valais suisse, l’abbaye de la Novalaise, en Piémont, fondée au VIIIe siècle sur la route du Mont Cenis, Saint-Chaffre du Monastier en Velay, Saint-Oyend, qui devient Saint-Claude au VIIe siècle, dans le Jura, ou encore l’abbaye de Hohenbourg sur le Mont-Sainte-Odile dans les Vosges, fondée à la fin du VIIe siècle.
Saint-Victor de Marseille, Cluny ou encore de la congrégation canoniale de Saint-Ruf, en attendant les Capucins, Jésuites, Recollets... et communautés nouvelles ont possédé de nombreuses dépendances et des maisons de retraite dans les Alpes, les Pyrénées ou le Massif Central, ont évangélisé mais aussi se sont vues confier par les évêques la desserte de paroisses nouvelles ou anciennes. De tout temps, ces établissements ont accueilli des pèlerins dans les hôtelleries.
Ils génèrent aujourd’hui un nouveau commerce de produits « naturels ». À l’âge des bêtes de somme comme des camions, il ne faut pas oublier également les circulations des animaux, des bois et des pierres, des livres, des touristes et des artistes enfin.
Une équipe grenobloise travaille depuis plusieurs années à l'étude des peintures murales, des chapelles de montagne dans les pays de l'arc alpin. D’autres routes, romanes, baroques ou « populaires » peuvent être étudiées dans leur fondation, leur établissement et leur renaissance...


Rédacteurs de ce programme, accepté le 10 mars 2016 par la section d’histoire moderne et de la Révolution française
Philippe Bourdin, Serge Brunet, Nicole Lemaitre, Philippe Chareyre, Daniel Le Blevec, Roger Nougaret, Jean-Louis Bergès.


Sociétés partenaires
Société française d’étude du XVIe siècle
Société Henri IV
Société des Sciences lettres et Arts de Pau
Centre d’Étude du protestantisme béarnais
Académie de Béarn
Société des Amis du château de Pau

Avec le concours :
Archives départementales
Archives de l’agglomération Pau-Pyrénées
Musée national du château de Pau
Musée Jeanne d’Albret, Orthez

Télécharger le document "congres2017pau.pdf"
18/02/2016 - Élection du nouveau président du CTHS
En date du 13 janvier 2015, la commission centrale du CTHS a élu monsieur Maurice Hamon, président du CTHS. Vous trouverez joint une courte biographie
> pour en savoir plus...
18/12/2015 - Programme du 141e congrès national des sociétés historiques et scientifiques L'animal et l'homme
du 11 au 16 avril 2016 Université de Rouen Campus Mont-Saint-Aignan UFR Lettres ets ciences humaines Bâtiment Robespierre
18/11/2015 - Le CTHS rend une nouvelle fois cette année hommage aux victimes d’attentats
12/10/2015 - Lettre ouverte de l'Association des amis du CTHS et des sociétés savantes au Président de la République
11/09/2015 - L'animal et l'homme
141e congrès national des sociétés historiques et scientifiques 11-16 avril 2016 - Université de Rouen
http://cths.fr
> pour en savoir plus...
09/09/2015 - Réseaux et Société
Conférence inaugurale de Mme Claude GAUVARD
> pour en savoir plus...
12/05/2015 - Bulletin de liaison des sociétés savantes n°18
Bulletin de liaison des sociétés savantes et du CTHS n°18
http://cths.fr/an/liaison.php?sc=bu
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11/05/2015 - Le congrès de Reims Réseaux et Société dans la presse locale
L'Union du jeudi 30 avril et du dimanche 3 mai
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21/04/2015 - 140e congrès Réseaux et Société :
Le recueil des résumés des communications n'a pu être imprimé cette année.
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16/04/2015 - Motion de la Société des Amis du CTHS
Vous pouvez manifester votre soutien à ce texte en envoyant un message aux Amis du CTHS : amiscths@cths.fr
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15/04/2015 - Motion de la Section des sciences, histoire des sciences et des techniques et de l’archéologie industrielle
15/04/2015 - Soutenez le CTHS
Soutenez le Comité des travaux historiques et scientifiques Vous pouvez signer cette pétition en ligne en utilisant Firefox https://www.change.org/p/ministre-de-l-éducation-nationale-soutenez-le-cths Ou par papier en imprimant le tableau téléchargeable puis en l’envoyant à : CTHS, 110 rue de Grenelle, 75357 Paris Cedex 07 www.cths.fr contact : cths.2015@yahoo.fr https://www.change.org/p/ministre-de-l-éducation-nationale-soutenez-le-cths
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18/03/2015 - Rappel : inscriptions au 140e congrès « Réseaux et Société » - Reims
17/03/2015 - Débat au Salon du livre le 22 mars : La ville, une fabrique à inégalités ? avec Gwenaëlle Le Goullon
06/03/2015 - Le prochain congrès du CTHS à Reims présenté sur le site de la ville
06/03/2015 - Présentation de l'ouvrage L'archéologue et l'indigène. Variations sur l'autochtonie lors du 140e congrès
jeudi 30 avril à midi au lycée Saint-Jean-Baptiste de La Salle
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11/02/2015 - Programme du 140e congrès
15/01/2015 - Lancement du concours de thèses d'histoire 2015 du CTHS
Les Editions du Comité des travaux historiques et scientifiques lancent, à partir du 15 janvier 2015, la septième édition du concours de thèses ouvert aux jeunes docteurs en histoire.
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14/01/2015 - Message du Président du CTHS
12/12/2014 - Jean-Michel Beaudet invité de l'émission Carnet de voyage sur France Musique dimanche 14 décembre de 19h à 20h30
09/12/2014 - Rencontre scientifique du 15 décembre autour de l'ouvrage Ethnographies plurielles : déclinaisons selon les disciplines
05/12/2014 - Appel à publications de thèses. Collection « L'Art et l'Essai » (CTHS-INHA)
20/11/2014 - Federico Ferretti invité à une rencontre à l'Institut de Géographie de Paris demain, vendredi 21 novembre 2014
27/10/2014 - Sociétés savantes, collections et expositions
Journée d’étude du CTHS et des Amis du CTHS - Mardi 18 novembre 2014 École nationale des chartes 19 rue de la Sorbonne - 9h30
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24/10/2014 - Appel à communication Réseaux et Société : délai supplémentaire
140e congrès des sociétés historiques et scientifiques, 27 avril-2 mai 2015, Reims sous la présidence scientifique de la section "Histoire et philologie des civilisations médiévales", présidée par M. Patrick Corbet
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30/09/2014 - Journée d'étude du 18 novembre 2014 organisée par le CTHS et les Amis du CTHS
Sociétés savantes, collections et expositions
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22/09/2014 - Conférence de présentation du 140e congrès national des sociétés historiques et scientifiques
Réseaux et Société contact : Stéphanie Henry service.presse@cths.fr
http://mercredi 8 octobre 2014 17h30 Archives nationales Hôtel de Soubise
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22/09/2014 - 140e congrès national des sociétés historiques et scientifiques : « Réseaux et Société »
Le 140e congrès national des sociétés historiques et scientifiques se tiendra au lycée Saint-Jean-Baptiste de La Salle, 20 rue de Contrai à Reims, du lundi 27 avril au samedi 2 mai 2015. Il aura pour thème général « Réseaux et Société ». Les inscriptions sont ouvertes : http://www.cths.fr/co/ Les propositions de communication sont attendues jusqu'au 1er novembre 2014 http://www.cths.fr/co/details.php?sc=in
http://du 27 avril au 2 mai 2015 à Reims
22/09/2014 - Journées d'hommage à Colette Pétonnet : 29 et 30 septembre 2014
à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense Espace Reverdy bâtiment L
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09/09/2014 - Succès de la Conférence d'Olivier Tort au Petit-Palais le 26 septembre : plus de 160 auditeurs
25/07/2014 - Éditorial de M. Dominique Poulot au sujet du 139e congrès des Sociétés historiques et scientifiques de Nîmes
18/07/2014 - Les Éditions du CTHS sont heureuses de vous présenter les deux lauréats du concours de thèses d'histoire 2014
01/07/2014 - Une histoire inconnue de l'Afrique centrale sur RFI
Une histoire inconnue de l'Afrique centrale (1895-1899) sur RFI dans l'émission Mémoire d'un continent, avec Viviane Prins-Jorge et Yves Boulvert (diffusée le 29/06/2014).
http://www.rfi.fr/emission/20140629-prins-histoire-inconnue-tchad-rca/
18/04/2014 - Présentation de l'Atlas de Trudaine
04/04/2014 - 139e Congrès des Sociétés historiques et scientifiques | Nîmes, du 5 au 10 mai 2014
Le 139e Congrès du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS) se tiendra à Nîmes, du 5 au 10 mai 2014. Il aura pour thème général « Langages et communication ». Il sera organisé en sessions, qui se tiendront au collège Révolution, rue Clérisseau. L’université et le Carré d’Art accueilleront les séances plénières.
http://cths.fr/co/congres.php?sc=co&id=-1
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25/03/2014 - Conférence de Stéphane Blond le 1er avril à l'INP à 18h15
Le mardi 1er avril à 18h15 à l'Institut national du patrimoine, Auditorium de la Galerie Colbert (2 rue Vivienne, 75002 Paris)
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19/03/2014 - Présentation de l'ouvrage d'Anne Perrin Khelissa à l'INHA le 1er avril à 18h
14/03/2014 - Bulletin de liaison des sociétés savantes n°17
Des outils pour alimenter « La France savante ». Présentation et mise en œuvre
http://cths.fr/an/liaison.php
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27/01/2014 - France-savante : atelier pour contributeurs et validateurs
Journée du 23 janvier 2014
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13/01/2014 - Concours de thèses d'histoire du CTHS 2014
Les Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques lancent, à partir du 15 janvier 2014, la sixième édition du concours de thèses ouvert aux jeunes docteurs en histoire. Le concours vise à publier des travaux inédits dans les domaines de l’histoire.
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02/01/2014 - Intervention de Catherine-Marie Dubreuil dans l'emission "Vivre avec les bêtes" sur France Inter le 29 décembre
16/12/2013 - Prendre nom aux Antilles, de Vincent Cousseau, primé
20/11/2013 - Conférence d'Olivier Tort autour de son ouvrage La droite française, à l'origine de ses divisions, 1814-1830
Le samedi 23 novembre dès 14h30 Fondation Dosne-Thiers (27 place Saint-Georges, 75009 Paris)
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24/10/2013 - Conférence d'Olivier Tort le 6 novembre à l'Université d'Artois
23/10/2013 - Journée d'étude "Jacques Amyot, 1513-2013" à Auxerre le samedi 26 octobre
22/10/2013 - Journée d'étude "Les outils pour alimenter la base de données la France Savante"
Les inscriptions à la journée d'étude France savante sont ouvertes.
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01/10/2013 - Colloque "Jacques Amyot, une voie savante au XVIe siècle" à Melun les 18 et 19 octobre
01/10/2013 - Appel à manuscrits - CTHS
Ethnologues, anthropologues, ethnolinguistes, ethnohistoriens, adressez-nous vos manuscrits
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01/10/2013 - Colloque international "Rien appris, rien oublié ? Restaurations dans l’Europe postnapoléonienne (1814-1830)"
Lundi 7 et mardi 8 octobre 2013 Maison des Sciences de l’Homme de Clermont-Ferrand, Amphi 219
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30/09/2013 - Journée d'étude "Les outils pour alimenter la base de données la France Savante"
30/09/2013 - Présentation du livre de Denis Ribouillault
Rome en ses jardins Paysage et pouvoir au XVIe siècle
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13/09/2013 - Journées européennes du patrimoine 2013
A Clermont, 13-15 septembre 2013
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22/07/2013 - Les Actes de la journée « Les sociétés savantes aux défis du numérique et de la valorisation du patrimoine des territoires » sont en ligne
Publication en ligne des Actes de la journée d'information autour des publications en ligne des sociétés savantes co-organisée par le CTHS et la BnF le 19 juin 2013 à la Bnf :
http://www.bnf.fr/fr/professionnels/journees_poles_associes/a.jp_num_societes_savantes_2013.html
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24/06/2013 - Lauréats du concours de thèses 2013
04/06/2013 - séminaire "Missions religieuses dans le monde"
vendredi 7 juin de 13h à 15h, EHESS-CARE
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23/05/2013 - Le congrès « Se nourrir » à la radio, à la télévision et dans la presse
Wikiradio, TV Rennes 35, Ouest-France, Ville de Rennes
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23/04/2013 - Autour des publications en ligne des sociétés savantes (19 juin 2013)
Journée d'étude autour des publications en ligne des sociétés savantes (19 juin 2013). BNF
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22/04/2013 - Vademecum France savante
Annuaire des sociétés savantes & France savante : guide pratique de saisie des fiches
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28/03/2013 - Appel à publications de thèses. Collection L'Art et l'essai (CTHS-INHA)
Appel à publications de thèses pour la collection "L'Art et l'essai" (CTHS-INHA)
http://www.inha.fr/spip.php?article4237
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19/03/2013 - Bulletin de liaison des sociétés savantes et du CTHS N° 16
Le Bulletin de liaison n° 16 est en ligne.
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28/02/2013 - Présentation de l'ouvrage Prendre nom aux Antilles à la Sorbonne
Les Éditions du CTHS vous invitent à la présentation de l'ouvrage de Vincent Cousseau, Prendre nom aux Antilles. Individu et appartenances (XVIIe-XIXe siècle), le mercredi 27 mars 2013, 19 heures, à l'université Paris I – Panthéon-Sorbonne.
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05/02/2013 - Sur les Cartes des Cassini. Séminaire d'astronomie du 6 février 2013
Séminaire d'histoire de l'astronomie, le 6 février 2013 (Observatoire de Paris)
http://www.syrte.obspm.fr/histoire/semin1_histoire.php
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29/01/2013 - Outil de recherche en toponymie. Présentation le 19/02/13
Un nouvel outil de recherche en toponymie. Présentation le 19/02/13 à Dijon
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15/01/2013 - Concours de thèses d'histoire du CTHS 2013
Les Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques lancent, à partir du 15 janvier 2013, la cinquième édition du concours de thèses ouvert aux jeunes docteurs en histoire. Le concours vise à publier des travaux inédits dans les domaines de l’histoire.
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14/01/2013 - Vincent Cousseau invité au journal de 12h30 de France O le 18 janvier 2013
Vincent Cousseau sera l'invité du journal de France O le 18 janvier 2013 à 12h30 afin de présenter son ouvrage Prendre nom aux Antilles, Individu et appartenances (XVII-XIXe siècle). Vous pouvez revoir la vidéo en suivant le lien ci dessous.
http://pluzz.francetv.fr/videos/info_midi_,75540054.html
07/01/2013 - Journée d'hommage à Jacques Gutwirth, pionnier de l'anthropologie urbaine en France
vendredi 11 janvier 2013 à la Maison de l'archéologie et de l'ethnologie Réné Ginouvès salle 308 21 allée de l'université - Nanterre
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20/11/2012 - Bulletin des sociétés savantes et du CTHS, n°15
Les sociétés savantes et l’outre-mer : leur rôle scientifique, culturel et social hier, aujourd’hui et demain.
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06/11/2012 - 138e congrès national des sociétés historiques et scientifiques : Se nourrir. Pratiques et stratégies
du 22 au 27 avril 2013 - Université Rennes 2 - Campus de Villejean - Place du recteur Henri Le Moal
http://www.cths.fr/co/
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10/09/2012 - Journée d'étude "France savante" : inscriptions
03/08/2012 - Bulletin de liaison n°15
Les sociétés savantes et l'outre-mer, colloque des 22-23 novembre 2011
http://cths.fr/an/liaison.php?sc=bu
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10/07/2012 - 138e congrès national des sociétés historiques et scientifiques : Se nourrir. Pratiques et stratégies
du 22 au 27 avril 2013 - Université Rennes 2 - Campus de Villejean - Place du recteur Henri Le Moal
http://www.cths.fr/co/
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22/06/2012 - Prix de l'Académie française Eugène Carrière
Diane Bodart lauréate du prix Eugène Carrière (Académie française)
http://www.academie-francaise.fr
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