II. Formes et échelles
Sous-thème : II. Formes et échelles - 2 - salle 01
Le 24/04/2012 - 14:00
Les graphes constituent un mode de représentation pertinent des compositions spatiales. C’est le cas en histoire où ils figurent des objets intermédiaires entre les textes anciens, les « cadastres » ruraux ou urbains, et les plans modernes. La construction de ces objets à partir de l’énumération des composantes depuis la source linéaire d’un compoix ou d’un registre terrier reste toujours laborieuse. Les relations entre les objets élémentaires, principalement les adjacences, forment un ensemble flou, indémêlable pour l’esprit humain. Nous présentons une méthode qui automatise la désambiguïsation des confronts. Elle est basée sur la propriété de planarité du graphe dual d’un plan parcellaire. Nous montrons qu’à partir d’un certain seuil, analogue à un seuil de percolation, le graphe en construction devient un crible efficace pour éliminer les intrus. Par itérations successives le graphe se densifie jusqu’à la résolution de la majorité des ambiguïtés. Nous illustrerons ce principe (à l’aide de scripts Matlab) sur un plan napoléonien et un registre terrier du même territoire daté de 1770.
M. Yves TRUEL, ingénieur retraité et doctorant en histoire à l'université Paris I, membre du CRHM (Centre de recherche d'histoire moderne et des révolutions), EA 127