137e congrès, Tours, 2012 - Composition(s) urbaine(s)
jeudi 26 avril 2012 - 13:30
I. Les moments
Sous-thème : I.D. Composition urbaine et ordre public du XVIe au XIXe siècle
Chapitre : Ordonner, partager et régénérer la ville - 3 - salle 11
Titre : Les enjeux de la reconversion des couvents nationalisés sous la Révolution française
Présidents :
CHAPPEY Jean-Luc, maître de conférences habilité à diriger les recherches en histoire moderne à l'université Paris I-Panthéon-Sorbonne, EA 127, Institut d’histoire de la Révolution française
PLUMAUZILLE Clyde , doctorante et ATER en histoire moderne à l'université de Paris I-Panthéon-Sorbonne, EA 127, Institut d’histoire de la Révolution française
En 1789, la nationalisation des biens du clergé bouleverse la propriété foncière traditionnellement possédée par l'Église. Dans l'attente d'être vendus, parcellisés et pour nombre d'entre eux, démolis, les bâtiments monastiques et leurs églises deviennent les habitacles privilégiés des équipements nouveaux des villes urbaines. Édifices du passé, leurs reconversions brutales, en casernes, prisons, dépôts, temples de la Raison ou musées les entraînent dans le mouvement de régénération de l'espace urbain observable sous la Révolution et, dans le même temps, à une échelle européenne. Les espaces libérés à mesure permettent la projection d'un nouvel ordonnancement des rues, des monuments et des institutions qui évolue au rythme des régimes successifs de la Révolution, de l'Empire et de la Restauration. Autour de l'étude des métamorphoses des faubourgs parisiens et des cas de plusieurs villes françaises, nous proposons de présenter les amorces d'une recherche présentant l'espace urbain comme le laboratoire du phénomène de sécularisation du XVIIIe et du XIXe siècles en Europe occidentale au travers de l'analyse des vestiges des biens monastiques conservés jusqu'à nos jours. On s'intéressera plus particulièrement à la nature des nouveaux usages donnés à ces lieux, à leurs transformations et à la perception qui en résulte pour leurs occupants et les observateurs extérieurs.
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Mme Tatiana BAILLEUL, doctorante en histoire à l'université de Paris I-Panthéon-Sorbonne, membre de l'Institut d’histoire de la Révolution française