142e congrès, Pau, 2017
Circulations montagnardes, circulations européennes

III. Des passages : contraintes et dynamiques

Sous-thème : III.2. Chemins de terre et chemins d’eau

Chapitre : Session « Transmission des savoirs par cartographie »

Titre : « Le chemin qui marche » de la fin du XVIe siècle au XVIIIe siècle ou la liaison Auvergne-Ponant

De la fin du XVIe siècle au XVIIIe siècle, la Loire et ses affluents représentent une alternative obligée à un vaste projet de rapprochement du Ponant et du Levant. « Le chemin qui marche » se gonfle de bois de marine, charbon, papier, marchandises provenant du Forez, du Bourbonnais et de l’Auvergne à destination du port fluviomaritime nantais. La haute société « affrète » des toues à destination des eaux de Bourbon. Elle y côtoie des trains chargés « d’or blanc ». Au XVIIIe siècle, la Loire est la clé de voûte d’un système économique conçu depuis Versailles. Le centralisme bourbonien, l’affirmation de la monarchie absolue tendent à rapprocher les provinces en vue de faciliter les échanges. Cette ère nouvelle préfigure à une forme de « mondialisation » avant l’heure. La monarchie initie en 1724 une commission de vérification des titres de péages, sources de ralentissement du fret. Quel est le mode de voiture ? Quel type de fret avale la Loire à destination du Ponant ? Quelle cartographie des échanges depuis le Forez et le Bourbonnais peut être esquissée ? Comment ce fret peut-il être quantifié ? Au XVIIIe siècle, l’engorgement des quais à l’arrivée des marchandises à Nantes est une réalité.


M. Florent GODELAINE, médiateur culturel, doctorant en histoire moderne à l'université Lumière-Lyon 2, membre du LARHA (Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes), UMR 5190, CNRS