142e congrès, Pau, 2017
Circulations montagnardes, circulations européennes

Atelier 2. Montagne : enracinement, détachement et appropriation

Sous-thème : A.2.a. Identités revendiquées, abandonnées, reniées

Titre : Analyse du discours de la circulation en montagne : l'influence de John Ruskin sur la géographie alpine

Le 25/04/2017 - 09:30

Le XIXe siècle est marqué de nombreux voyages des Britanniques dans les Alpes. Inventeurs du terme alpinisme et de la discipline qui lui correspond, les Britanniques apportent une vision renouvelée de la montagne par l’extranéité de leur regard (Bätzing-Rougier, 2005). L’anglais britannique recoure donc à une créativité linguistique remarquable pour dire un environnement peu commun à son imput linguistique. Parmi ces voyageurs, John Ruskin est un critique d’art et un voyageur passionné, mais avant tout géologue et minéralogiste. Dans Letters from the Continent (1858), il défend une conception et un mode de représentation de la montagne qui doivent reposer sur l’observation de terrain aux plans physique, humain et culturel. Selon Claval (1966), Ruskin a grandement contribué à l’émergence de la géographie humaine. Ruskin critique les conséquences néfastes des infrastructures ferroviaires en plein développement sur la vie dans l’alpe et la privatisation du paysage. À l’appui des outils de la pragmatique (Culioli, Genette, Rivarra), nous souhaiterions présenter une analyse interdisciplinaire de sa correspondance de voyage impliquant l’histoire de la géographie humaine (Claval) et la géographie constructiviste (Debarbieux, Fourny, Rudaz) afin de montrer sa contribution à une conception de la géographie alpine traversée par un sujet observateur averti et influent.


Mme Samia OUNOUGHI, maître de conférences en langue et littérature anglo-saxonnes à l'université Grenoble-Alpes