142e congrès, Pau, 2017
Circulations montagnardes, circulations européennes

I. Circulations montagnardes d'hommes et de biens

Sous-thème : I.1. La conquête de la montagne : des premières occupations humaines à l'anthropisation du milieu

Titre : La transhumance auvergnate, nouveau regard sur les installations pastorales médiévales

Le 26/04/2017 - 13:30

La commune de Murol se situe en Basse-Auvergne, dans le département du Puy-de-Dôme, au sud-ouest de Clermont-Ferrand. La commune est installée dans un territoire de moyenne montagne issu d’une activité volcanique récente. Depuis au moins le Néolithique jusqu’à nos jours, il apparait que les montagnes du Sancy ont été sinon occupées, au moins traversées, aménagées et exploitées. Les dernières données collectées sont totalement inédites, et pour certaines en contradiction, complète ou partielle, avec une grande part des publications précédentes concernant ce secteur. De ce fait, nous sommes face à un territoire quasi vierge de recherches, présentant de nombreux vestiges comme des voies de circulation ou des établissements temporaires relatifs à des activités artisanales et funéraires, tout ceci concernant des chronologies allant de la Protohistoire à nos jours. Pour la période médiévale, les « tras », habitats des pasteurs médiévaux, sont ici la base d'une étude visant à combler le manque de connaissances quant aux modalités d'occupation des montagnes d'Auvergne. Ce projet vise à retracer l'histoire de l'occupation des sols dans ces montagnes ainsi que des pratiques agropastorales associées, selon une vision diachronique. Cette enquête est d’abord axée sur les sources archéologiques, à travers prospections et sondages sur ces installations temporaires uniques en leur genre, mais aussi sur des sources historiques, ethnographiques et environnementales, ceci afin de définir l'histoire des montagnes du massif du Sancy et déterminer avec exactitude les modalités d’installation des différentes populations ayant pu séjourner là, de façon pérenne ou temporaire.


M. Nominoë GUERMEUR, doctorant en archéologie à l'université Rennes 2, membre du LAHM (Laboratoire archéologie et histoire Merlat), UMR 6566, CNRS et du CReAAH (Centre de recherche en archéologie, archéosciences, histoire)