Congrès national des sociétés historiques et scientifiques

133e congrès, Québec, 2008
>Migrations, transferts et échanges de part et d'autre de l'Atlantique



Thème 1. Les échanges culturels

Transferts culturels

La langue française, vecteur d’échanges culturels

Échanges scientifiques et techniques

Histoire de l’enseignement français outre-mer et à l’étranger

Le chant, la musique et les instruments de musique en Nouvelle-France


Échanges culturels et influences dans la francophonie

Le propos de ce colloque est d’évoquer ce qu’ont été, à travers les âges et les espaces, les échanges culturels et les influences entre les populations ayant en commun l’usage de la langue française (définition classique de la francophonie). On posera qu’est culturel tout ce qui marque le comportement des individus et des populations, tant matériel et quotidien qu’intellectuel. On aura toujours présent à l’esprit que la francophonie n’a jamais été enfermée dans un espace clos et clairement défini, que ses limites sont floues et instables, enfin qu’il n’y a pas une, mais des pratiques de la langue française qui non seulement peut être maternelle, d’usage ou officielle, comme le veut la terminologie canadienne, mais encore populaire, élitiste, voire étroitement réservée à certaines fonctions, notamment diplomatiques. Le français est souvent aussi « langue seconde », enseignée sans être pour autant parlée hors de la salle de cours. Enfin, on admet de moins en moins difficilement aujourd’hui qu’il n’y a plus de monopole du français de France et que certaines variations dialectales ne sont pas des perversions mais des enrichissements de la langue.

Partant de cette vision de la francophonie, on déclinera le propos en trois sous-thèmes qui ne vont pas, parfois, sans se chevaucher.

Former et informer

Sera abordé ici tout ce qui est vecteur d’influences intellectuelles :

L’éducation
On partira d’évidences : la colonisation a été porteuse d’un impérialisme éducatif qui doit être rappelé. Quel a été son impact sur la formation des élites des pays dépendants et sur celle de leurs peuples ? Quelle a été l’ampleur des phénomènes de rejet, mais aussi d’adhésion ? Y a-t-il eu des efforts faits par le colonisateur pour adapter les différents ordres d’enseignement aux diverses populations ? Quels ont été les héritages ou les séquelles de cette éducation coloniale ? Quelles comparaisons peut-on esquisser avec les pays qui ont connu d’autres colonisations ?
Dans le monde contemporain, les pratiques pédagogiques sont diverses à tous les niveaux. Par leurs méthodes ou pour leurs résultats, elles exercent plus ou moins de séduction sur leurs usagers, maîtres comme élèves ou étudiants. Qu’est ce qui fait le succès du modèle canadien dont témoigne l’engouement pour les accords CREPUQ (accords de coopération entre les universités du Québec et les universités françaises) ? Pourquoi et quand le modèle français a-t-il cédé autant de terrain ?
L’évangélisation et les échanges croisés d’influences religieuses sont traités par ailleurs. La pénétration du christianisme dans les pays jadis dépendants a aujourd’hui comme contrepartie les succès, encore relatifs, dans la population française, de l’islam et des religions orientales.

Création littéraire et artistique, influences et emprunts
Une création artistique nourrie des valeurs occidentales a très longuement dominé le champ culturel francophone. S’y sont progressivement manifestées des influences exotiques. L’orientalisme séduisit bien des peintres du XIXe siècle et on connaît l’importance de l’art nègre pour les surréalistes. La prise en compte, avec les fouilles archéologiques d’Angkor, de l’art khmer, celle des arts musulmans redécouverts à Fez ou à Kérouan, celle enfin des arts dits désormais « premiers », tant d’Afrique sub-saharienne que d’Océanie, s’imposa diversement en relativisant le poids du seul héritage gréco-romain.
Musique, danse et théâtre ont également largement emprunté à des traditions non-européennes, mais les sources d’inspiration n’ont été que marginalement francophones ; on doit néanmoins s’interroger sur l’influence de la francophonie caraïbe englobant Haïti, comme sur ce que la danse moderne doit à l’Afrique francophone, à travers notamment le rôle de Maurice Béjart.
La thématique de la création littéraire s’est largement diversifiée avec la découverte des terres lointaines et de leurs habitants, sous des plumes aussi différentes que celles d’un Pierre Loti ou d’un Céline, tandis que des auteurs venus d’ailleurs proposèrent parfois une vision nouvelle de la France et des Français, souvent moins flatteuse que ceux-ci l’espéraient.

L’information
Dans quelle mesure l’influence dominante de la presse française, évidente jusqu’à la décolonisation, s’est-elle perpétuée, notamment avec l’agence France-Presse, ou renouvelée avec TV 5 ?
Dans quelle mesure le développement d’Internet a-t-il développé ou fait éclater des solidarités francophones ?
Dans quelle mesure la France est-elle, ou a-t-elle été, perméable à l’information venue du reste du monde francophone ?

Les impacts

La domination coloniale a bouleversé les modes de vie traditionnels en atteignant très différemment les diverses couches de la population. Tandis que la décolonisation n’a pas été retour au passé, l’évolution des rapports nord-sud a favorisé l’influence, dans l’ancienne métropole, des ex-colonisés. L’américanisation des modes de vie est une dimension majeure de la mondialisation ; le Canada a-t-il eu, dans le cadre de la francophonie, une influence spécifique ?

Cultures matérielles
C’est dans le domaine de la consommation alimentaire que les influences sont les plus évidentes. Si, hors de France, la cuisine française reste encore synonyme de grande cuisine, les restaurants proposant cuisine arabe ou, plus encore, cuisines asiatiques répondent largement à la demande quotidienne avec pour seuls concurrents sérieux les pizzerias. Sur les marchés, depuis plusieurs décennies maintenant, avocats et mangues sont d’une parfaite banalité. Les palais des consommateurs se sont habitués au mélange, honni encore il y a peu, du salé et du sucré. La France a longtemps cru dominer le marché mondial du vin mais, si cela reste largement vrai pour le très haut de gamme, elle est concurrencée aujourd’hui, y compris dans les pays francophones, par les produits des nouveaux producteurs de Californie et de l’hémisphère sud ; c’est vrai au Québec même, où la consommation de vin de France était vécue comme un signe d’attachement à la mère patrie ; y vendant pendant un temps ses voitures avec les mêmes arguments sentimentaux, la France a totalement cédé le pas aux Japonais.
L’analyse de la presse, et sans doute tout particulièrement de la presse féminine, donnée comme orientant et traduisant les choix des consommateurs, doit permettre de suivre ces évolutions. On y percevra également quand et comment Paris a cessé d’être le seul haut lieu de la mode, la francophonie perdant là l’un de ses privilèges.

Santé, sports, loisirs
La médicalisation des populations, si partielle qu’elle ait été, est l’une des dimensions les moins condamnées de la colonisation. La pratique des soins, comme la recherche notamment menée dans les instituts Pasteur, ont été des transferts culturels majeurs. On peut s’interroger sur la pertinence des méthodes, sur la prise en compte des héritages autochtones, notamment en Indochine, sur l’influence de ceux-ci, y compris en métropole (acupuncture, etc.)
Le modèle français de protection sociale, d’inspiration bismarckienne, a-t-il touché les pays jadis dépendants ? Est-il un modèle ou un repoussoir pour un Canada historiquement « beveridgien » ?
Le Canada, et plus particulièrement le Québec, ne donne-t-il pas l’exemple d’un effacement de la médecine « « en clientèle », au profit de la médecine hospitalière ?
Le sport moderne est né en Angleterre au XIXe siècle et son évolution est marquée par la renaissance de l’olympisme voulue par Pierre de Coubertin, mais les athlètes venus du monde en voie de développement y ont aujourd’hui un rôle de tout premier plan. La France doit bon nombre de ses médailles à ses représentants antillais. L’élite de ses footballeurs est « black-blanc-beur ». On peut poser bien des questions très diverses : voir le sport comme une voie de promotion sociale pour tous ceux qui espèrent accéder au haut niveau mais avec beaucoup moins d’élus que d’appelés, espérer de ce métissage de la représentation nationale une valorisation, aux yeux de l’opinion, des immigrés.

Les loisirs
Le tourisme international, souvent indifférent aux populations côtoyées, peut aussi être recherche de la connaissance de l’autre. Comment cet « autre » ainsi élu est-il choisi ? À quelles attentes répond pour un Français le choix du Québec, pour un Québécois celui de la France ? Qu’attend-on d’un périple au Maghreb, en Afrique sub-saharienne ou au Vietnam ? Le fait d’être un pays francophone ou réputé tel est-il un facteur important de choix de destination ? Y a-t-il des milieux sociaux et culturels ou des tranches d’âge particulièrement sensibles à un attrait de la francophonie ? Comment ces curiosités sont-elles perçues par les populations hôtes ? Quelles sont les modifications des conditions de vie et des mentalités qui peuvent en découler pour celles-ci ?

Évolutions linguistiques
Des spécialistes donneront ici des études informées sur l’impact linguistique de la mutation du français qui, de langue de Français que l’école voulait respectueux de règles strictes imposées à tous, est devenu un langage partagé par des populations marquées par des cultures ou des pratiques fort diverses. Les oralités traditionnelles aussi bien que celle qui découle de l’essor contemporain des médias tendent à relativiser le poids de l’écrit. Quelles sont les conséquences de ces évolutions ?

Les effets : échanges culturels et identités

Toute approche plus attentive de l’autre modifie l’idée que l’on s’en fait, provenant souvent de stéréotypes forgés dans le passé. Être reconnu dans sa dignité d’homme peut aussi modifier profondément l’idée que l’on a de soi-même.

Les perceptions de l’autre
La colonisation repose, explicitement ou non, sur l’idée de l’inégalité des races humaines. Dans l’empire colonial français le Noir, qui était alors le « Nègre », avait le sourire « banania » mais était d’une profonde paresse. L’Arabe, par définition, était lui aussi paresseux mais également potentiellement dangereux. Le Jaune, l’Indochinois, était fourbe. Quant aux femmes de couleur, quelle que soit celle-ci, elles ont fait naître bien des fantasmes. Tous devaient être fermement tenus en main comme l’ont voulu dans des contextes différents le Code noir et le Code de l’indigénat. Ni les uns ni les autres ne pouvaient susciter des rapports de confiance, ce qui justifiait l’usage de la contrainte. Ajoutons que l’Indien menaçant la Nouvelle-France était le « Sauvage ». Les classiques de l’heure de la décolonisation, Franz Fanon ou Albert Memmi ont bien montré les ravages de ces rapports entre colonisateurs et colonisés marqués de mépris.
On peut s’interroger sur la genèse de ces stéréotypes. Dans quelle mesure se sont-ils estompés ? Quelles en sont les séquelles chez les anciens colonisateurs comme chez les anciens colonisés ? Dans quelle mesure les rancœurs héritées nourrissent-elles les attitudes actuelles, voire les choix politiques ? Que penser du penchant actuel à la repentance et quelle peut-être sa portée ? Les politiques de coopération sont-elles le prolongement de la colonisation ?
D’un héritage colonial même lointain peuvent aussi découler des solidarités. Le cosmopolitisme montréalais s’est enrichi de la venue d’immigrés marocains, musulmans ou juifs, de celles des Haïtiens et des boat people.

Métissage ou repli identitaire
Théoricien de la négritude, Léopold Sedar Senghor voyait dans le métissage des hommes et des cultures la réponse aux antagonismes culturels révélés par la colonisation. Dès les années 1960, cette thèse a suscité de violentes oppositions.
Peut d’abord s’interroger sur la portée du métissage le démographe dénombrant la proportion de couples mixtes. On cherchera aussi à cerner la place du métis dans des contextes sociétaux bien différents, en Indochine jadis, aux Antilles ou encore en France et au Québec, hier et aujourd’hui.
Au métissage réel ou souhaité s’oppose le repli identitaire. Dès les années 1960, l’arabité a fait barrage, au Maghreb, aux thèses défendues par Senghor. Aux Antilles, la créolité a tenté de supplanter les idées défendues par Aimé Césaire. Au Québec, les tentatives de valorisation du joual, illustrées par le théâtre de Michel Tremblay, sont une autre forme de repli identitaire, tout comme l’est celle de la langue acadienne par Antonine Maillet.
Selon le crédit que l’on accorde aux menaces de chocs inéluctables des cultures ou de possibilité de tolérance réciproque, selon que l’on reste attaché à une conception ferme de l’assimilation ou que l’on entend laisser jouer un certain communautarisme, on ne conçoit pas les mêmes politiques d’immigration et d’intégration. Il semble bien que dans la « mosaïque verticale » canadienne, pour reprendre une expression devenue classique, on ne voit pas le communautarisme du même œil qu’en France ; les traditions culturelles et politiques expliquent sans doute cette différence.
Aborder la francophonie dans ses dimensions culturelles est certes être fidèle à l’inspiration de ses fondateurs, mais ne prétend pas en épuiser l’étude. Cette approche qui laisse délibérément dans l’ombre le politique et l’économique doit mettre en évidence le caractère très mouvant d’une francophonie dont l’objectif initial, dans les années 1960, était la défense du français et de la culture française et qui s’est voulue ultérieurement celle de la diversité culturelle face à la domination anglo-saxonne.

Séances


- Séance du 02/06/2008 - 14:00
  Présidents :
  M. Dominique BARJOT, professeur d'histoire économique contemporaine à l’Université Paris IV, directeur de l'Ecole doctorale d'histoire moderne et contemporaine

Quelle tradition française aux Iles de la Madeleine et à Saint-Pierre et Miquelon ?. Mme Aliette GEISTDOERFER
Les nouvelles institutions anglaises après la Conquête (1759-1791). M. Arnaud DECROIX
L’introduction des idées nouvelles au Canada : du cartésianisme au libéralisme (XVIIe–XIXe siècle) . M. Jean-François de RAYMOND
Aspects culturels de la colonisation : l’impérialisme romain et la colonisation du Mexique précolombien. M. Lionel SANCHEZ
À la métropole, la colonie reconnaissante : l'album de photographies de la Guadeloupe du gouverneur Bouge (1935). Mme Danielle BEGOT
Frontière et espace vide dans la colonisation de Grande Grèce. M. Airton POLLINI
Le Nouveau Monde, modèle ou antimodèle pour le vieux continent selon l’école leplaysienne (1881-1914) ?. M. Bernard GALLINATO-CONTINO

- Séance du 02/06/2008 - 14:00
  Présidents :
  M. Gérard EMPTOZ, professeur émérite d'histoire des techniques à l'Université de Nantes

L’étude de la qualité des environnements marins et estuariens à l’aide d’espèces sentinelles (Crassostrea gigas, Mytilus edulis, Mya arenaria). Mme Jocelyne PELLERIN / M. Jean-Claude AMIARD
La création du réseau atlantique et la réalisation d’un cours sur la pollution marine dans le cadre de l’Université virtuelle francophone de l’Agence universitaire francophone. Mme Jocelyne PELLERIN / M. Jean-Claude AMIARD
L'école Curie et le Canada. Mme Ginette GABLOT
Les aérogels et leur mise en œuvre. M. Danilo KLVANA / M. Gérard PAJONK
L'exil outre-Atlantique, au Canada notamment, de physiciens atomistes français, en résistance au cours de la Seconde Guerre mondiale. M. Paul BROUZENG
La naissance de l'énergie atomique. Notes d'un Québécois collaborateur de Joliot-Curie en 1939-40. M. Pierre DEMERS

- Séance du 03/06/2008 - 09:00
  Président :   M. Christian AMALVI, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paul Valéry - Montpellier III

Les rébellions de 1837-38 : regards croisés entre la France et le Bas-Canada . M. Serge BIANCHI
Les révolutions européennes, notamment les événements français et leurs répercussions, dans la Gazette de Montréal de 1791-1792. Mme Anne JOLLET
Mourir en Europe : l’expérience des soldats canadiens-français, 1914-1945. M. Yves TREMBLAY
La crise bas-canadienne des années 1830 chez les voyageurs et observateurs français. M. Aurelio AYALA

- Séance du 03/06/2008 - 14:00
  Présidents :
  M. Frédéric CHAUVAUD, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Poitiers
  M. Habib SAIDI, professeur, département d'histoire de l'Université Laval

La construction d’un yachting à la française à la fin du XIXe siècle : enjeux et place des normes anglaises et des références américaines. M. Denis JALLAT
Une histoire des loisirs en France et en Nouvelle-France sous l’Ancien Régime. M. Laurent TURCOT
De l'Europe à l'Amérique. Transfert culturel et résistance des marges. M. Jean-Pierre PICHETTE
L’influence des clubs alpins européens sur les débuts de l’alpinisme canadien (1857-1914). M. Olivier HOIBIAN
Quand la ville historique parle : l’exemple de la mise en tourisme de Québec et de Bordeaux. M. Richard DESNOILLES

- Séance du 03/06/2008 - 09:00
  Présidents :
  M. Patrice BRET, directeur de recherche au département d'histoire de l'armement (Centre des hautes études de l'armement, Délégation générale pour l'armement, ministère de la Défense), associé au Centre Alexandre Koyré - CRHST
  Mme Germaine AUJAC, professeur émérite

Le père Feuillée, astronome et botaniste, en mission aux Indes occidentales au début du XVIIIe siècle. M. Michel FROESCHLE
Colonisation du temps et de l'espace tropical de Guyane: astronomie, topographie, météorologie (1672-1809). M. Kristen SARGE
Vauban, passeur entre deux mondes. Les ingénieurs du roi et la Nouvelle-France. Mme Michèle VIROL
France - Nouvelle-France : la pharmacie civile et urbaine au XVIIIe siècle. Mme Stéphanie TESIO
Expansion coloniale et développement des savoirs scientifiques en Nouvelle-France : l'apport des médecins du roi Michel Sarrazin (1659-1734) et Jean-François Gaultier (1708-1756). Mme Stéphanie TESIO
Un exemple d'échanges de part et d'autre de l'Atlantique : la Lunar Society et Benjamin Franklin. Mme Laurence MACHET

- Séance du 03/06/2008 - 14:00
  Présidents :
  M. Alain COUTELLE, professeur émérite des universités
  M. Jean-Claude AMIARD, directeur de recherche au CNRS, chef du service d'écotoxicologie, Nantes

Le service des phares américains. M. Jean-Christophe FICHOU
Fascination, concurrence, émulation ? L’image des travaux publics américains en France, 1870-1940 . M. Pascal DESABRES
L’influence mutuelle des projets français et nord-américains dans le domaine de l’énergie marémotrice durant l’entre-deux-guerres (1919-1939). Mme Dominique GUILLE
Un exemple précoce de coopération industrielle franco-américaine dans le domaine des turbines hydrauliques, au début du XXe siècle à Corbeil-Essonnes. M. Serge BENOIT
Les échanges scientifiques transatlantiques, vecteurs du développement de la conchyliculture au XIXe siècle. M. Olivier LEVASSEUR
Du Jardin des plantes au Muséum d’histoire naturelle. Deux siècles de réseautage en sciences naturelles entre l’Ancien et le Nouveau Monde. Mme Mélanie DESMEULES

- Séance du 04/06/2008 - 14:00
  Présidents :
  M. Gérard PAJONK, professeur émérite des universités, membre de la New York Academy of Sciences
  M. Jean-Pierre GELY, ingénieur, chercheur associé au Muséum d'histoire naturelle

Les échanges scientifiques et techniques mis en place après la visite du général de Gaulle en 1967. M. Yves-François LE COADIC
Entre endémisme et mondialisation. Les relations scientifiques entre l’Ancien et le Nouveau Monde, exemples géologiques. M. Alain COUTELLE
" Science and learning in France " : l'enseignement scientifique français vu par les universitaires américains en 1917. M. Patrice BRET
L’émergence des troubles musculo-squelettiques (TMS) dans les pays industriels : échanges transatlantiques d’expertise à la fin du XXe siècle. M. Nicolas HATZFELD

- Séance du 04/06/2008 - 09:00
  Présidents :
  Mme Marie-Barbara LE GONIDEC, chargée du département de la musique et de la parole au Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (ancien Musée des arts et traditions populaires)

Une vie musicale à l’imitation de l’Ancienne-France. Mme Élisabeth GALLAT-MORIN
La musique religieuse en Nouvelle-France et l'édification d'une société. M. Jean-Pierre PINSON
Les musiciens militaires en Nouvelle-France. M. Jean-François PLANTE
Music, Song and Dance in Ile Royale, 1713-1758 / La musique, le chant et la danse à l'île Royale, 1713-1758. M. Kenneth DONOVAN

- Séance du 04/06/2008 - 14:00
  Présidents :
  M. Didier BOUILLON, professeur à l'Ecole nationale supérieure du paysage de Versailles
  M. Jean-Pierre PINSON, professeur titulaire en musicologie, Faculté de musique de l'Université Laval ; membre de la Société québécoise de recherche en musique (SQRM)

L'optique et l'apport des terrains francophones outre-atlantique pour l’ethnomusicologie de la France. Mme Marie-Barbara LE GONIDEC
Tambours, cloches et canons : paysage sonore d’une capitale en Nouvelle-France. M. Jean-François PLANTE
Constituer un répertoire pour les missions au XVIIIe siècle : l’exemple abénaquis. M. Paul-André DUBOIS
L’expression de danses et de musique bretonnes en terre québécoise : rencontre et échanges culturels. Mme Linda GUIDROUX
Le Manuscrit de Trois-Rivières. M. Gilles PLANTE

- Séance du 05/06/2008 - 09:00
  Présidents :
  M. Luc CAMBREZY, directeur de recherche
  M. Paul-André DUBOIS, professeur d'histoire à l'Université Laval

Les boursiers de l’école doctorale en sciences sociales à l’Université Laval : un regard intérieur sur la mobilité étudiante francophone de l’AUF, le Bureau de l’Europe centrale et de l’est à Bucarest. M. Aurel Cezar BANU
L’influence du Québec sur la conception et la pratique de l’éducation sanitaire en France et notamment à la Caisse régionale d’assurance maladie d’Ile-de-France. M. Jean-Claude POIRIER
La place du transfert d’expériences européennes dans le développement du Système de santé et de services sociaux du Québec. À propos des commissions d’enquête : 1933- 1986. M. Benoît GAUMER / M. Georges DESROSIERS
Cocacolonisation américaine de la France. M. Didier NOURRISSON

- Séance du 05/06/2008 - 14:00
  Présidents :
  Mme Geneviève BEDOUCHA, directeur de recherche au CNRS

Écrire la publicité en France, écrire la publicité aux USA : divergences et similitudes des pratiques professionnelles françaises et américaines au XXe siècle. Mme Nathalie PELIER
La collection "Les romans de la jeune génération" aux Éditions Albert Lévesque de Montréal (1931-1932). Un cas de transferts culturels France-Québec. Mme Stéphanie DANAUX
La Société Quebecor depuis la mort de son fondateur Pierre Péladeau : affirmation identitaire par l’économie des médias et les industries de l’information. M. Eric LE RAY
Le Comité paritaire de l’industrie de l’imprimerie de Montréal et du district et l’affirmation identitaire québécoise : histoire et bilan d’une action (1934-1972). M. Eric LE RAY
Deux regards sur la modernité industrielle : l’usine Citroën-Rennes, filmée par le Québécois Michel Brault et le Français Louis Malle (1968-72). M. Alain-Pierre MICHEL / M. Nicolas HATZFELD / M. Michel JULIEN / Mme Gwenaële ROT
Des esprits qui parlent. Le spiritualisme québécois et le spiritisme français. Mme Deirdre MEINTEL

- Séance du 05/06/2008 - 09:00
  Présidents :
  Mme Marie-Rose SIMONI-AUREMBOU, directrice de recherche émérite CNRS, Institut de linguistique française - UMR 6039
  Mme Eloïse BRIERE, professeur, State University of New York at Albany

Les prénoms des Franco-Américains de Woonsocket. Une étude de cas. Mme Sanda GOLOPENTIA
L'écriture de l'acadien : graphies et systèmes, d'après la Causerie memracookienne de Pascal Poirier (1852-1933). M. Fabrice JEJCIC
Échanges franco-canadiens dans le domaine des sciences géographiques : le cas de la toponymie. M. Michel BACCHUS
La toponymie : un mode d’appropriation du territoire québécois. M. Jacques FORTIN
Développements récents en matière d'étymologie. M. Jean-Philippe DALBERA
Noms et prénoms entre corse et français. Mme Marie-José DALBERA-STEFANAGGI

- Séance du 05/06/2008 - 14:00
  Présidents :
  Mme Marie-José DALBERA-STEFANAGGI, professeur à l'Université de Corse
  M. Maurice LEMIRE, professeur émérite de l'Université Laval, membre du Centre de recherche universitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILQ)

Les mots, les choses et leur nouveau sens : l'objet transporté d'une rive à l'autre de la Méditerranée, XIIe-XVe siècles. M. Henri BRESC
Analyse lexicale de l'« Histoire de la Nouvelle-France » de Marc Lescarbot. Mme Amélie HAMEL
Comment les Français ont nommé les plantes du Québec. M. Bernard ROLLET / M. Xiao CHENG
De la Méditerranée arabophone aux Amériques : les herbes aromatiques et leurs dénominations. Mme Elisabeth MOTTE-FLORAC / Mme Mélissa BARKAT-DEFRADAS / Mme Rachida EL GHANNAMI
La langue de Pierre Boucher, Percheron, gouverneur de Trois-Rivières. Mme Marie-Rose SIMONI-AUREMBOU
L'appropriation de la fleur de lis par les Québécois : analyse des connotations rattachées à un symbole emprunté à la France. Mme Geneviève JONCAS
Les emprunts linguistiques du français aux langues d'Amérique : contribution à l'étude des termes de relations ou de voyage (depuis 1500) . Mme Christiane VILLAIN-GANDOSSI

- Séance du 06/06/2008 - 09:00
  Présidents :
  M. Gérard GIULIATO, maître de conférences en histoire et archéologie médiévales à l'Université Nancy II
  M. Carlo A. CELIUS, historien et historien de l'art, chercheur affilié au CELAT (Centre interuniversitaire d'études sur les lettres, les arts et les traditions, Université Laval)

Les associations jumelles France-Québec et Québec-France : des aiguillons pour les échanges franco-québécois ? . M. Gwénael LAMARQUE
Transferts culturels et construction symbolique des territoires. France et Amérique, une fascination mutuelle ?. Mme Edith FAGNONI
Sortir du rang : Pierre George et le Québec. M. Jean-Louis TISSIER
Une trajectoire de transfert transdisciplinaire singulière, à travers la théorie et les œuvres d'Aldo Rossi (1931-1997), architecte milanais qui professait à l'Université d'Harvard. Mme Sabine KRAUS
Influence des théories du retour à l’ordre de Maurice Denis sur le discours de Charles Maillard, directeur de l’École des beaux-arts de Montréal de 1925 à 1945. Mme Brigitte NADEAU

- Séance du 06/06/2008 - 09:00
  Présidents :
  Mme Armelle LE GOFF, conservateur en chef, section du XIXe siècle au Centre historique des Archives nationales

Instruction publique ou Affaires étrangères ? L’organisation de l’enseignement français à l’étranger (1910-1940). M. Guillaume TRONCHET
L’enseignement du français en Hongrie au XXe siècle. M. Bernard LACHAISE
L’enseignement du français dans la région du canal de Suez : de la langue des élites à la langue du travail. Mme Caroline PIQUET
La grammaire orale de l’élite québécoise : dix variables pour une première description. M. Davy BIGOT
« Le français, une langue branchée » : entre Québec et Moldavie, les jeunes bâtissent leurs univers « en français, par mots et merveilles ». Mme Maria NEAGU