142e congrès, Pau, 2017
Circulations montagnardes, circulations européennes
Table ronde des sociétés savantes
Les sociétés savantes à l’ère du numérique

La révolution numérique touche la société dans son ensemble et modifie en profondeur les façons de travailler, d’échanger, de communiquer, de diffuser l’information. S’agissant de la recherche et de l’enseignement supérieur, par exemple, diverses structures ont été créées pour réfléchir aux impacts du numérique dans ces domaines (Conseil National du Numérique, Comité d’orientation du numérique pour l’enseignement supérieur, etc.).
Les sociétés savantes sont également concernées par ces transformations. Nombreuses sont celles à disposer d’un site internet, véritable vitrine de l’activité de ces associations. Certaines ont achevé la numérisation des bulletins publiés depuis la création de la société. D’autres ont créé un catalogue de la bibliothèque, consultable en ligne, ou ont valorisé les patrimoines locaux via ses nouvelles technologies (La Bibliothèque nationale de France avait organisé en partenariat avec le CTHS une journée d’information et d’échanges sur ce sujet le 19 juin 2013 : « Les sociétés savantes face aux défis du numérique et de la valorisation du patrimoine des territoires »).
Dans ce monde numérique marqué par la vitesse, de nouveaux usages se développent. Des associations scientifiques utilisent de plus en plus fréquemment les réseaux sociaux pour communiquer sur leurs actualités, faire connaître leurs publications, annoncer leurs manifestations, échanger avec leurs membres. Par ailleurs, des plateformes numériques permettent aujourd’hui de partager plus facilement des documents et d’organiser un travail collaboratif associant des contributeurs distants (le projet de recherche « La France savante » porté par le CTHS est, de ce point de vue, exemplaire).
Face à ces nouveaux enjeux, les sociétés savantes sont parfois bien seules. Elles n’ont pas toujours les moyens financiers pour se faire accompagner de prestataires capables de les aider à définir leurs besoins et de proposer des solutions adaptées. Elles n’ont pas forcément la maitrise technique nécessaire pour porter des projets dans ce domaine ou pour constituer une politique éditoriale sur le web. Plus que jamais, la mutualisation apparaît comme une réponse : l’échange de bonnes pratiques, le retour sur les expérimentations menées, le partage des réussites, la mise en place de forums participatifs peuvent intéresser largement les associations qui font face aux mêmes défis.
La Table ronde des sociétés savantes permettra donc de présenter quelques expériences sur la manière dont les sociétés savantes ont développé de nouvelles pratiques, des projets innovants, grâce au numérique (et notamment à travers l’utilisation des réseaux sociaux). Il aura pour ambition, au-delà de ces cas concrets, de proposer un plan d’actions destiné à apporter des pistes de solutions concrètes pour l’ensemble des sociétés savantes.
Séances

- Séance du 26/04/2017 - 14:00
  Présidents :
M. Maurice HAMON, Directeur honoraire des relations générales de Saint-Gobain, président du Centre international du vitrail de Chartres

M. Bruno DELMAS, Professeur émérite de l’École nationale des chartes


Une politique de communication et de médiation active sur les réseaux sociaux : le Musée Jeanne d'Albret. Mme Charlotte ABADIE-LABORDE
Exposé du Centre généalogique des Pyrénées-Atlantiques. M. Pierre KUNZ
La SSLA (Société des sciences, lettres et arts) Pau-Béarn : une situation de retard dans le numérique. M. Benoît CURSENTE
Les défis du numérique comme moyen de communication interne et externe pour une petite association. Mme Catherine PUTZ
Le numérique à l’Association française de topographie et sa revue XYZ. M. Bernard FLACELIÈRE
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