Dictionnaire topographique de la France

Comprenant LES NOMS DE LIEUX ANCIENS ET MODERNES

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Dictionnaire du département : Meuse

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Bantheville,

— In finibus Montis-Falconis, in villa quæ dicitur Bantonis, xie siècle (Vie de Richard, H. de Flavigny).

— Banconis-villa, 1179 (cart. de Saint-Paul).

— Banteville, 1261 (chap. de Montfaucon, lay. Bantheville, arch. de la Meuse).

— Bandeville, 1656 (carte de l'év.).

— Banthivilla, (reg. de l'év.).

village sur l'Andon, à 10 kil. au N. de Montfaucon.

Avant 1790, Clermontois, coutume de Vitry-le-François, prévôté de Sainte-Menehould, baill. idem, transféré ensuite à Clermont, présidial de Reims, parlement de Paris. — Dioc. de Reims, archid. de Champagne, doyenné de Dun, annexe de Romagne-sous-Montfaucon.

Banvoie,

contrée, commune de Givrauval.

Baouis (Côtes des),

commune de Froidos.

Baquin,

contrée, commune de Rosnes.

Bar (Bois de),

commune de Behonne ; il faisait partie de la forêt de Massonge.

Bar (Moulin de),

contrée, commune de Rembercourt-aux-Pots.

Bara (Côte),

commune de Damloup.

Barauval,

contrée, commune de Behonne.

Barbe (Dame),

étang, commune de Vaubecourt.

Barbe (Pré),

bois communal de Rouvres.

Barbeline,

contrée, commune de Combles.

Barbotte,

maison isolée, commune de Belleray.

Barbotte,

ferme, commune de Lisle-en-Barrois.

Barboure (La),

ruisseau qui prend sa source à l'E. de Bovée, arrose les communes de Reffroy, Marson, Boviolles, et se jette dans l'Ornain au-dessus de Naix, après un cours de 13 kilomètres.

Bardelet,

pont et contrée, commune d'Ancemont ; prend son nom de l'une des anciennes maisons seign. du village.

Barge,

contrée, commune de Tannois.

Bar-le-Duc,

— Barrivilla-ad-Ornam, 932 (dipl. de Henri l'Oiseleur).

— Barrivilla-super-Ornam, 955 (dipl. de l'empereur Otton).

— Apud Bar-castrum, xie siècle (H. de Flavigny).

— Barri-villa, 1030 (chron. monas.) ; 1088 (ch. de Picon, év. de Toul) ; 1106 (bulle de Pascal II) ; 1232 (ch. de Henri II, comte de Bar) ; 1756 (D. Calmet, not.).

— Bair, xie et xiie siècles (D. Calmet, not.) ; 1344 (D. Calmet, Hist. de Lorr. pr.).

— Castellanus Barri, 1177 (cart. de Jeand'heures).

— Barrovilla, 1189 (ch. de Pierre, év. de Toul).

— Barrum, xiie siècle (Laurent de Liége) ; 1141 (cart. de Jeand'heures) ; 1402 (regest. Tull.) ; 1580 (stemmat. Lothar.) ; 1711 (pouillé).

— Bar-lou-Duc, 1242 (paix et accord entre le duc de Bar et l'év. de Verdun).

— Bar-le-Duc, 1252 (traité entre les comtes de Luxembourg et de Bar) ; 1749 (pouillé).

— M. Barri-Ducis, xive et xve siècles (monn. des ducs de Bar).

— Bar, de 1355 à 1411 (monnaie du duc Robert).

— Barrodux, de Barroduce, 1402 (regest. Tull.).

— Barriville, Bar-la-Ville, xve et xvie siècles (arch. de la Meuse).

— Barreville, 1549 (Wassebourg).

— Barr, 1572 (coll. lorr. t. 243.37, p. 57).

— Banis Barum, 1707 (carte du Toulois).

— Barro-Ducum, 1749 (pouillé).

— Bar-sur-Ornain, 1790 (Bulletin des lois, divis. du dépt).

ville sur l'Ornain, à 25 myriam. à l'E. de Paris.

C'est sur l'emplacement de Caturices ou Caturigis, lieu de station antique, sur la route consulaire de Reims à Metz, que s'est élevée plus tard la ville de Bar-le-Duc ; ce lieu est indiqué sur les itinéraires comme étant à ix mille pas romains d'Ariola (le Val) et à ix mille pas de Nasium (Naix). La ville de Bar n'a commencé à être connue qu'à dater du xie siècle ; en 951, Frédéric d'Ardennes ayant épousé Béatrix, sœur de Hugues Capet et nièce de l'empereur Otton, celui-ci, en faveur de ce mariage, lui concéda le comté de Bar et le nomma, en 959, duc bénéficiaire de Mosellane. Ce fut ce Frédéric, premier comte de Bar, qui, en 964, fit bâtir le château de Bar, pour résister et opposer une barrière aux fréquentes incursions que les Champenois, suivant la chronique de Saint-Mihiel, faisaient sur ses terres. En 1355, le Barrois ayant été érigé en duché, la ville de Bar en resta la capitale ; elle fut le siége d'une chambre des comptes, d'un hôtel des monnaies et de diverses institutions administratives et judiciaires. Elle renfermait à la ville basse : un château, dit de Mirvaut (voy. ce mot), qui n'existait déjà plus dans la première moitié du xve siècle ; un prieuré, sous le titre de Notre-Dame, fondé en 1088 ; un couvent d'ermites, de l'ordre de Saint-Augustin, fondé en 1366 ; un monastère d'antonistes, fondé en 1385 ; un monastère de religieuses de Sainte-Claire, fondé en 1484 ; un couvent de capucins, établi en 1597 ; une maison de minimes, fondée en 1618 ; des religieuses de la Congrégation, établies en 1621 ; un couvent de béguines, fondé en 1418, lesquelles furent expulsées du pays comme étant entachées de calvinisme ; à la ville haute : la collégiale de Saint-Maxe, fondée en 992 ; celle de Saint-Pierre, fondée en 1318 ; un monastère de carmes déchaussés, établi 15en 1631 ; un monastère de religieuses annonciades rouges, dites des Dix-Vertus ou de la vertueuse Jeanne de France, fondé en 1627. Cette ville possédait en outre un collége, dit Maison des Jésuites, fondé par Gilles de Trèves en 1617 ; un hôpital créé en 1385 et des sœurs de la Charité établies en 1694.

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