Dictionnaire topographique de la France

Comprenant LES NOMS DE LIEUX ANCIENS ET MODERNES

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Dictionnaire du département : Moselle

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Gorcy,

forges, commune de Cosnes.

Gorze,

— Finis Haldiniaca, finis Baudiciaca et finis Aconiaca, 745 (cart. Gorz. t. I, p. 2).

— Gorzia, 765 (ch. abb. de Gorz. s. l'an).

— Gorze, 1302 (ch. abb. de Gorz. s. l'an).

— Gorse, 1365 (ch. abb. de Gorz. s. l'an).

— Gorxe, 1372 (arch. H. de V. traité d'all. AA, 42-45).

— Gorsse, Goze, xve siècle (chron. de Jacq. Huss.).

— Gourze, 1433 (chron. doy. de St-Thiéb.).

— Guixe, 1444 (ét. des garn. fr. P. Ferr. II, 317).

— Gouxe, Gourxe, 1491 (Mém. de Ph. de Vign.).

— Gorxe, 1512 (Mém. de Ph. de Vign.).

— Gorsia, 1544 (pouillé de M. portef.).

— Gorgia, d'après D. Calmet (not. Lorr.).

chef-lieu de canton, arrondissement de Metz.

Gorze était le siége d'un archiprêtré dépendant de l'archidiaconé de Vic, dont faisaient partie, entre autres paroisses, les suivantes, qui appartiennent au département de la Moselle : Chambley, Gorze, Hagéville, Novéant, Onville, Rezonville, Saint-Julien-lez-Gorze, Sponville, Vionville et Waville. L'ancienne église de l'abbaye, devenue église paroissiale, avait pour annexes les hermitages de Saint-Clément et de Saint-Thiébault, le château de Sainte-Catherine et le fief de Labauville.

Gorze (Abbaye de).

— Ecclesia sancti Petri et sancti Stephani in fine Haldiaca, 745 (abb. de Gorze, ch. de Chrod.).

— Monasterium in Gorzia, 762 (abb. de Gorze, dédicace de l'Église).

— Locus sancti Petri, sancti Stephani et sancti Gorgonii, 762 (abb. de Gorze, lettre de Pépin le Bref).

— Monasterium Gorziense, 1064 (abb. de Gorze, ch. de Thier. év. de M.).

— Ecclesia Gorzienzis, 1140 (abb. de Gorze, ch. d'Étienne de Bar).

— Ecclesiæ Gorziensis cœnobium, 1171 (abb. de Gorze, dénombr. s. l'an).

— Conventus de Gorzia, 1239 (abb. de Gorze, accord s. l'an).

— Abbaïe de Gorse, 1302 (abb. de Gorze, acquêt. s. l'an).

— Monasterium sancti Gorgoni Gorziensis, 1420 (abb. de Gorze, proc. s. l'an).

— Abbaye de Gorze, 1535 (abb. de Gorze, s. l'an).

— Abbaie de Goze, xviie siècle (Loth. sept.).

— Église collégiale de Gorze, 1609 (abb. de Gorze, bail. s. l'an).

— Ecclesia sancti Gorgoni oppidi Gorzienzis, 1609 (abb. de Gorze, bulle de Paul V).

— Collegiata ecclesia de Gortz, seu Gorse, 1728 (abb. de Gorze, lett. consistor. de Benoît XII s. l'an).

— Gurgitanum monasterium, 1756 (D. Cal. not. Lorr.).

En 749, Chrodegand, évêque de Metz, fonda l'abbaye de Gorze sous le vocable de Saint-Gorgon. Elle devint rapidement célèbre et prospère ; mais elle tomba dans la ruine et le relâchement, jusqu'à ce que le bienheureux Jean de Gorze la releva en 932 et la fit placer sous la règle de saint Benoît. Au xiie siècle, elle était à un degré extraordinaire de prospérité ; les abbés jouissaient des droits régaliens et faisaient battre monnaie à leur coin. Mais elle éprouva ensuite de grands revers : pillée et brûlée de fond en comble en 1542 et en 1543, elle servit de forteresse aux luthériens. Le cardinal Charles de Lorraine, abbé commendataire de Gorze, obtint, en 1572, une bulle de Rome pour sa sécularisation. Ce qui avait été relevé des lieux réguliers disparut à jamais en 1609, et l'abbaye fut réunie à la primatiale de Nancy en 1621. — Mais le territoire de Gorze ayant été cédé à la France par le traité de Vincennes, en 1661, un chapitre de douze chanoines y fut établi, pour faire l'office dans l'église paroissiale, et subsista des restes des revenus de l'abbaye. — L'ancien palais abbatial, qui existe encore, est destiné à servir de dépôt de mendicité au département de la Moselle.

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