Dictionnaire topographique de la France

Comprenant LES NOMS DE LIEUX ANCIENS ET MODERNES

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Contenus et usages

L’appellation « Dictionnaire topographique » ne reflète qu’imparfaitemement le contenu des dictionnaires édités par le CTHS. Dans ses instructions initiales (1859), Léopold Delisle évoquait un dictionnaire « géographique » ; dans l’absolu, l’adjectif « toponymique » pourrait tout aussi bien convenir. 

Topographiques, les Dictionnaires le sont assurément : leur introduction comprenait, aux premiers temps du moins, une description physique du département, et leur nomenclature est en très grande partie constituée par les noms tirés de la géographie physique (reliefs, cours d’eau, forêts, etc.) et par les noms de lieux habités (communes, villages, hameaux, écarts, etc.). Mais ces dictionnaires sont majoritairement œuvres d’archivistes, et donc d’historiens, ce qui explique la présence, dans la nomenclature, outre les entrées précitées, de noms se rapportant à l’histoire et à la géographie historique (noms de peuples et d’anciennes circonscriptions, fiefs, abbayes, hôpitaux, vieux chemins, etc.), mais aussi, et surtout, des plus ou moins longues énumérations des formes anciennes du nom de lieu auquel se trouve consacrée la notice. De manière générale, Léopold Delisle enjoignait aux futurs rédacteurs de « n’écarter aucun nom qui ait un caractère d’ancienneté et qui présente un intérêt historique ou philologique ».

L’ensemble des dictionnaires a été élaboré selon un seul et même plan tripartite :

Si l’on met de côté l’introduction, rédigée, et qui à ce titre relève plutôt de la monographie, il n’existe que deux façons de consulter un dictionnaire topographique « papier » : rechercher directement un article ou consulter la table des formes anciennes – qui renvoie aux articles. Le premier mode de consultation est celui du chercheur ayant à l’esprit une forme toponymique « moderne » (XIXe-XXe siècle) et souhaitant, tel l’historien, vérifier l’identification de telle ou telle localité ou connaître sa situation administrative sous l’Ancien Régime, ou bien, tel le toponymiste, déterminer l’étymologie de tel ou tel toponyme et pour ce faire étudier les formes anciennes de ce dernier. Le second mode de consultation est celui du chercheur rencontrant dans la documentation la forme ancienne – notamment en latin ou en ancien français – du nom d’un lieu qu’il ne sait a priori rattacher à aucun nom de lieu actuel.

La réédition électronique des dictionnaires topographiques permet de démultiplier ces possibilités de recherche. Outre la faculté d’interroger simultanément plusieurs dictionnaires (et à terme, l’ensemble de la collection), d’affiner sa requête et de trier les réponses obtenues en combinant divers critères, le présent outil de recherche permet ainsi de s’affranchir totalement de l’ordre alphabétique – condition même de toute publication sur un support papier ; des études portant par exemple sur les suffixes des noms de lieux s’en trouveront facilitées. Il permet également d’introduire des requêtes ne portant plus, comme traditionnellement, sur une forme toponymique, mais sur un type d’objet topographique (relief, construction humaine). Au-delà des usages classiques des Dictionnaires dans le champ de l’histoire et de la toponymie, c’est donc à des investigations d’un nouveau type sur les territoires et leur configuration ancienne qu’invite cet outil de recherche.

 



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