Bernard Itier et la diglossie à Saint-Martial de Limoges (1195-1225)
2015
Jean-Loup LEMAITRE

Extrait de : "Contacts, conflits et créations linguistiques (édition électronique)"
Sous la direction de Guylaine BRUN-TRIGAUD
139e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nîmes, 2014

Ana Isabel BLASCO TORRES, Christel FREU, Michel CHRISTOL, Michel BANNIARD, Jean-Loup LEMAITRE, Marie Rose BONNET, Gabriel AUDISIO, Bernard THOMAS, Régis BERTRAND, Hervé TERRAL, Marie-Jeanne VERNY, Marie-Noële DENIS, Houssine SOUSSI, Claire TORREILLES, Jean-Roger WATTEZ, Serge LUSIGNAN, Camille DESENCLOS, Annie LAGARDE FOUQUET, Annette NOGARÈDE, Regina POZZI, Isabelle-Rachel CASTA, Pascal SEMONSUT, Michel A. RATEAU
2015
p. 50-60
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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L’abbaye de Saint-Martial de Limoges est un des hauts lieux de la culture limousine, célèbre pour l’importance et la qualité des productions de ses auteurs comme de son scriptorium. C’est aussi un des berceau de la langue limousine (nord occitan). Si la langue de la liturgie et des chroniqueurs reste avant tout le latin, celle de la vie quotidienne est aussi le limousin et Bernard Itier nous offre un excellent exemple de diglossie. Bibliothécaire de l’abbaye de 1198 à sa mort en 1255, il rédige une chronique, accumulation de notes classées chronologiquement sur les marges de deux manuscrits qu’il réunit en un seul volume (auj. BNF, lat. 1338 : éd. J.-L. Lemaitre, Paris, 1998 ; A. W. Lewis, Oxford, 2012) et sur celle d’une trentaine d’autres volumes. Il écrit en latin, mais très souvent, il utilise l’occitan pour des noms de personne ou de lieu certes, qu’il pourrait facilement traduire, pour des termes techniques, ou la forme occitane vient spontanément sous sa plume, mais aussi pour des propos qu’il rapporte.