Aller jusqu’à user du patois ? Remarques sur les emplois des dialectes occitans pendant la Révolution
2015
Régis BERTRAND

Extrait de : "Contacts, conflits et créations linguistiques (édition électronique)"
Sous la direction de Guylaine BRUN-TRIGAUD
139e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nîmes, 2014

Ana Isabel BLASCO TORRES, Christel FREU, Michel CHRISTOL, Michel BANNIARD, Jean-Loup LEMAITRE, Marie Rose BONNET, Gabriel AUDISIO, Bernard THOMAS, Régis BERTRAND, Hervé TERRAL, Marie-Jeanne VERNY, Marie-Noële DENIS, Houssine SOUSSI, Claire TORREILLES, Jean-Roger WATTEZ, Serge LUSIGNAN, Camille DESENCLOS, Annie LAGARDE FOUQUET, Annette NOGARÈDE, Regina POZZI, Isabelle-Rachel CASTA, Pascal SEMONSUT, Michel A. RATEAU
2015
p. 100-111
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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La recherche et l’étude des attestations de la langue vernaculaire dans les écrits de la Révolution sont une des avancées du Bicentenaire. Ce corpus (225 écrits retrouvés ou mentionnés) est constitué de discours, adresses, libelles et faux cahiers de doléances, de traductions du français, de chansons – des couplets satiriques aux cantiques religieux et à l’hymne cérémoniel –, d’au moins une pièce de théâtre. La répartition spatiale est très inégale. L’essentiel se situe sur l’axe Toulouse-Montpellier-Avignon-Aix-Marseille et correspond aux sites majeurs d’impression occitane du XVIIe au XIXe siècle. L’occitan a été présent dans l’écrit de la décennie révolutionnaire, sans doute davantage que dans un autre laps de temps comparable du XVIIIe siècle. Mais il s’agit d’autant d’exceptions parmi les imprimés et les archives de la période. Cet ensemble révèle une situation diglossique plus avancée qu’on ne l’imagine en général. D’autre part la francisation de la langue vernaculaire elle-même paraît souvent forte.