Assurer la communication politique à l'étranger : enjeux et stratégies linguistiques au début du XVIIe siècle
2015
Camille DESENCLOS

Extrait de : "Contacts, conflits et créations linguistiques (édition électronique)"
Sous la direction de Guylaine BRUN-TRIGAUD
139e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nîmes, 2014

Ana Isabel BLASCO TORRES, Christel FREU, Michel CHRISTOL, Michel BANNIARD, Jean-Loup LEMAITRE, Marie Rose BONNET, Gabriel AUDISIO, Bernard THOMAS, Régis BERTRAND, Hervé TERRAL, Marie-Jeanne VERNY, Marie-Noële DENIS, Houssine SOUSSI, Claire TORREILLES, Jean-Roger WATTEZ, Serge LUSIGNAN, Camille DESENCLOS, Annie LAGARDE FOUQUET, Annette NOGARÈDE, Regina POZZI, Isabelle-Rachel CASTA, Pascal SEMONSUT, Michel A. RATEAU
2015
p. 191-198
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Une langue commune est la condition sine qua non de tout dialogue, plus encore lorsque la communication politique se tourne vers l'extérieur. Mais, outre la dissension fréquente entre unités politiques et zones linguistiques, la recherche d'une langue commune doit intégrer des pré-requis diplomatiques comme la défense du prestige du souverain ou l'expression d'une certaine déférence. Si une langue commune est l'outil indispensable du travail diplomatique quotidien, la communication politique ne peut se faire sans la maîtrise de l'ensemble des langues de la zone concernée et nécessite alors un recours à des interprètes ou à des traductions avec leurs problèmes inhérents de transposition et de possible perversion de l'information originale. La question de l'usage des langues avant 1648 étant souvent ignorée des études diplomatiques, il s'agit de s'interroger sur les difficultés et les atouts des usages linguistiques dans la communication politique d'un État à l'étranger au début du XVIIe siècle.