Extension de l’emploi de quelques lexèmes français à l’étranger : le cas des créations onomastiques commerciales porteuses de prestige linguistique et culturel
2015
Michel A. RATEAU

Extrait de : "Contacts, conflits et créations linguistiques (édition électronique)"
Sous la direction de Guylaine BRUN-TRIGAUD
139e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nîmes, 2014

Ana Isabel BLASCO TORRES, Christel FREU, Michel CHRISTOL, Michel BANNIARD, Jean-Loup LEMAITRE, Marie Rose BONNET, Gabriel AUDISIO, Bernard THOMAS, Régis BERTRAND, Hervé TERRAL, Marie-Jeanne VERNY, Marie-Noële DENIS, Houssine SOUSSI, Claire TORREILLES, Jean-Roger WATTEZ, Serge LUSIGNAN, Camille DESENCLOS, Annie LAGARDE FOUQUET, Annette NOGARÈDE, Regina POZZI, Isabelle-Rachel CASTA, Pascal SEMONSUT, Michel A. RATEAU
2015
p. 260-270
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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L’objet de cette présentation est de démontrer combien il existe une sorte de « langage international », incluant l’ébauche d’un « lexique commercial conventionnel mais qui est ni écrit ni officiel », ici, d’origine française et / ou francophone, et reflet d’un certain prestige international, dans lequel toute créatrice ou tout créateur de société commerciale puise très librement, afin de nommer son magasin, sa boutique, son salon, son café / cafe, son restaurant, son hôtel / hotel... Ces lexèmes / unités lexicales / morphèmes lexicaux participent alors à la formation de noms propres (d’où leur appartenance au domaine de l’onomastique) tels que les noms de lieux commerciaux qui peuvent également connaître la fonction de repères toponymiques urbains ou ruraux. Dans le cadre de cette étude, nous puiserons nos exemples dans les annuaires téléphoniques de plusieurs pays ainsi que dans nos relevés personnels et nous verrons alors que, au gré des langues pratiquées et / ou des cultures existantes, chacun de ces « mots empruntés / réinterprétés ou traduits » peut véhiculer une valeur commerciale et / ou culturelle universelle, même si, dans chaque pays, dans les usages nationaux, régionaux ou locaux, ils n’en représentent pas moins d’indiscutables variantes.