La graphie des Psaumes en béarnais, « archaïque » ou « phonétique » ?
2015
Jean LAFITTE

Extrait de : "Écriture et communication (édition électronique)"
Sous la direction de Dominique BRIQUEL et Françoise BRIQUEL CHATONNET
139e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques
Jacques MONTREDON, Jean LAFITTE, Olga POPOVA, Dominique BRIQUEL, Coline RUIZ DARASSE, Françoise BRIQUEL CHATONNET, Chérif SINI, Carole ROCHE-HAWLEY, Roland ÉTIENNE, Virginie VIGNON, Nicole PRADALIER
Paris, Éditions du CTHS
2015
p. 20-32
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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En 1583, le pasteur béarnais Arnaud de Salette publie Los psalmes de David en rima bernesa que lui avait commandés Jeanne d’Albret, la reine de Navarre.
Le mouvement occitaniste a cru pouvoir constater « la filiation directe qui unit le système graphique du gascon moderne [graphie médiévale des langues d’oc propagée par l’Institut d’études occitanes] à celui de Salette (a final atone, o pour représenter le son [ou] français, u dans les diphtongues...) ».
Cette appréciation trop rapide ne résiste pas pourtant à une mise de l’œuvre en situation et à la lecture sans idées préconçues de son Advertissement liminaire ; on peut voir au contraire dans Salette un praticien d’une écriture « phonétique », soucieux avant tout de faciliter une prononciation correcte du Béarnais à des confrères venus de France ou de Genève et sans doute de leur éviter l’ironie facile des fidèles à l’égard de ces estrangès.