Traduire la littérature en Mésopotamie : comment et pourquoi ? Les textes suméro-akkadiens du Ier millénaire avant J.-C.
2015
Darya PEVEAR

Extrait de : "La traduction, sa nécessité, ses ambiguïtés et ses pièges (édition électronique)"
Michèle COLTELLONI-TRANNOY
139e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nîmes, 2014

Darya PEVEAR, María-José ESTARÁN-TOLOSA Irina FALKOVSKAYA, Moreno CAMPETELLA, Éliane ITTI, Andrea BRUSCHI, Jan VANDERSMISSEN, Pierre FABRE
Paris, Éditions du CTHS
2015
p. 7-15
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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La communication se propose d’aborder la question de la traduction littéraire en Mésopotamie ancienne à travers l’étude des textes bilingues suméro-akkadiens du Ier millénaire av. J-C. Il s’agit de montrer comment les scribes de cette époque percevaient l’exercice de traduction depuis le sumérien (une langue morte de longue date) vers l’akkadien (une langue encore utilisée à l’écrit dans les milieux administratif et savant). Il est nécessaire de présenter d’abord les sources bilingues elles-mêmes (textes scolaires, mythes et hymnes) avant de mettre en évidence les moyens qu’employaient les scribes pour traduire, en abordant le problème du point de vue de la philologie et de la traductologie. L’analyse des textes met en évidence les ajouts, omissions, métaphores, etc. employés de façon plus ou moins figée par les traducteurs. Une approche plus globale, où les recherches du domaine de la traductologie sont appliquées aux textes mésopotamiens, montre en quoi ceux-ci s’inscrivent dans une démarche de réflexion sur le langage, la traduction et la transmission du savoir.