Ambigüité de la traduction Entre l’Antiquité et les Temps Modernes
2015
Irina FALKOVSKAYA

Extrait de : "La traduction, sa nécessité, ses ambiguïtés et ses pièges (édition électronique)"
Michèle COLTELLONI-TRANNOY
139e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nîmes, 2014

Darya PEVEAR, María-José ESTARÁN-TOLOSA Irina FALKOVSKAYA, Moreno CAMPETELLA, Éliane ITTI, Andrea BRUSCHI, Jan VANDERSMISSEN, Pierre FABRE
Paris, Éditions du CTHS
2015
p. 26-36
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
  Article en pdf à télécharger gratuitement
Moyen de constantes interactions pour un dialogue entre les siècles et les espaces, la traduction forme une matrice transcendantale d’un processus culturel. La Renaissance est l’époque pendant laquelle naît la notion même de traduction et celle qui désigne le métier. Ainsi, la traduction prend place comme armature entre les divers pôles constructifs de la production écrite. Ces distorsions et ces patterns multidimensionnels se révèlent avec pertinence à travers l’œuvre de Louis Le Roy, un des plus grands hellénistes du XVIe siècle. Son œuvre oscille entre la rigueur scientifique d’une traduction exacte des grands philosophes antiques et la spiritualité du Logos chrétien. Les mots n’étant que des signes conventionnels, il faut trouver les meilleurs spécimens pour expliquer le sensus. Le savoir se conçoit comme œcuménique et supra-linguistique. Dans un rapport entre la lettre et le sens, la traduction dépasse son texte-racine pour acquérir le statut d’original, elle devient, ainsi, l’objet de l’Histoire.