Un traducteur italien de Galien au XVIe siècle : Giovanni Tarcagnota et le courant galénique du Cinquecento en Italie
2015
Moreno CAMPETELLA

Extrait de : "La traduction, sa nécessité, ses ambiguïtés et ses pièges (édition électronique)"
Michèle COLTELLONI-TRANNOY
139e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nîmes, 2014

Darya PEVEAR, María-José ESTARÁN-TOLOSA Irina FALKOVSKAYA, Moreno CAMPETELLA, Éliane ITTI, Andrea BRUSCHI, Jan VANDERSMISSEN, Pierre FABRE
Paris, Éditions du CTHS
2015
p. 37-47
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Dans la première moitié du XVIe siècle, les adeptes du « galénisme », qui s’en tiennent rigoureusement aux doctrines traditionnelles d’Hippocrate et de Galien, incarnent le courant médical prédominant. Les toutes premières traductions vernaculaires des œuvres du Pergaménien, réalisées le plus souvent à partir des versions latines de la même époque, datent des années 1530-1550 et constituent un excellent témoignage du renouveau des études galéniques entre la fin du xve et la première moitié du XVIe siècle.
L’abondance des phénomènes néologiques dans la version italienne de deux traités galéniques, De tuenda sanitate (Dei mezzi che si tengono per conservarci la sanità), et De propriorum animi cuiusque adfectuum dignotione et curatione (A che guisa si possano, e conoscere e curare le infermità dell’animo), publiées à Venise en 1549 par le polygraphe Giovanni Tarcagnota, illustre bien le rôle de premier plan joué par les traductions dans la création et la diffusion d’un vocabulaire médical italien à partir du Cinquecento.