Lire et traduire : le rôle de la page écrite dans l’apprentissage des langues étrangères pour les élites. France, XVIIe-XVIIIe siècles
2015
Andrea BRUSCHI

Extrait de : "La traduction, sa nécessité, ses ambiguïtés et ses pièges (édition électronique)"
Michèle COLTELLONI-TRANNOY
139e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nîmes, 2014

Darya PEVEAR, María-José ESTARÁN-TOLOSA Irina FALKOVSKAYA, Moreno CAMPETELLA, Éliane ITTI, Andrea BRUSCHI, Jan VANDERSMISSEN, Pierre FABRE
Paris, Éditions du CTHS
2015
p. 57-68
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Par l’analyse de quelques grammaires et dictionnaires de langues modernes, aussi bien que de mémoires et de cahiers de travail manuscrits, cette étude vise à illustrer l’importance de la page écrite et des exercices de lecture et traduction dans l’apprentissage des vernaculaires pour la noblesse – et, en général, pour les élites – dans la France du XVIIe et du XVIIIe siècles. De telles pratiques d’assimilation, liées à la pédagogie traditionnelle du latin, peuvent être expliquées en soulignant leur capacité à satisfaire les exigences des gentilshommes qui s’appliquent à l’étude des langues étrangères et en redéfinissant les rapports entre celles-ci et l’ensemble, très articulé, des autres disciplines typiquement nobiliaires.