Langages et paysages de la vitesse : retour sur 40 années de signalétique sur l’autoroute du Soleil entre Beaune et Marseille
2015
Vincent MARCHAL

Extrait de : "Langages et communication, espaces, territoires, pouvoirs (édition électronique)"
Sous la direction de Cécile SOUCHON
139e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nîmes, 2014
Alain COUTELLE, Marie-Pierre DAUSSE, Nicolas JACOB Suzanne DÉBARBAT et Émilie KAFTAN, Vincent MARCHAL Monique PELLETIER, Robert PORRET
Paris, Éditions du CTHS
2015
p. 62-76
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Normée par les exigences du code de la route et l’impératif de sécurité, la signalétique autoroutière exprime une relation originale aux territoires. Elle met en contexte la vision de l’automobiliste, qui circule au sein d’un espace réticulaire matérialisé par les axes et surtout les villes. Par-delà ses dimensions standardisées et répétitives, elle demeure la « projection d’une intention dans l’espace » (J. Lévy et M. Lussault, 2003). Sur la section la plus fréquentée de l’autoroute du Soleil, les différentes générations de panneaux ont imposé une vision sélective des « étapes » qui émaillaient autrefois le parcours sur la route nationale. L’ancienne signalisation (1967-1982) valorisait le proche et le lointain, tandis que les panneaux plus récents accordent la priorité aux métropoles éloignées. Sur cet axe, la perspective du Midi méditerranéen campe un horizon d’attente puissant : cet objectif est-il un fil conducteur pour la signalisation touristique (panneaux marron), ou du moins une clé de lecture pour comprendre les espaces abordés ?