Devenir évêque à Byzance au XIIe siècle : une nécessaire intégration dans des réseaux de pouvoir ?
2016
Lucile Hermay et Jack Roskilly

Extrait de : "Réseaux politiques et économiques (édition électronique)"
Sous la direction de Henri Bresc
140e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Reims, 2015

Émilie MARTINET, Éric LIMOUSIN, Lucile HERMAY & Jack ROSKILLY, Romain MARCHAND, Olivier LAFONT, Jean-Marie YANTE, Christophe CLOQUIER, Solange BAUDOUIN, Patrick BIRÉE, Ingrid HOUSSAYE MICHIENZI, Henri BRESC, Robert CHAMBOREDON, Marie HARDY, Bénédicte BRUN, Philippe JANSEN, Rosemonde LETRICOT, María Isabel QUINTANA MARÍN & Mary Luz MARÍN POSADA, Nathalie ALZAS, Jérôme LOUIS, Jean-Paul STREIFF, Lionel PICARD
2016
p.
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Au XIIe siècle, l’élection des évêques byzantins se déroulait désormais dans la capitale, dans un contexte de centralisation du pouvoir. La question du choix de l’individu pour occuper un siège répondait donc à de nouvelles logiques. Les futurs évêques étaient intégrés dans des réseaux de pouvoir variés. Plusieurs sources de notre période permettent de reconstituer partiellement les réseaux de certains évêques, principalement les lettres et discours des prélats, dans la mesure où le destinataire est connu. Ces réseaux pouvaient être familiaux, donc hérités, ou construits pendant la carrière du futur évêque, par exemple lors de son passage dans un monastère ou dans le clergé de la capitale. Ils rassemblaient surtout des membres de la haute aristocratie. Nous montrerons que cette intégration dans des réseaux était un facteur essentiel dans la nomination d’un évêque et nous réfléchirons surtout sur le poids respectif des différents liens pour accéder à l’épiscopat.