De la circulation de la grâce à la République de l’argent, marché, relations familiales et relations marchandes en Sicile (1287-1460) (à paraître)

 
Henri Bresc

Extrait de : "Réseaux politiques et économiques (édition électronique)"
Sous la direction de Henri Bresc
140e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Reims, 2015

Émilie MARTINET, Éric LIMOUSIN, Lucile HERMAY & Jack ROSKILLY, Romain MARCHAND, Olivier LAFONT, Jean-Marie YANTE, Christophe CLOQUIER, Solange BAUDOUIN, Patrick BIRÉE, Ingrid HOUSSAYE MICHIENZI, Henri BRESC, Robert CHAMBOREDON, Marie HARDY, Bénédicte BRUN, Philippe JANSEN, Rosemonde LETRICOT, María Isabel QUINTANA MARÍN & Mary Luz MARÍN POSADA, Nathalie ALZAS, Jérôme LOUIS, Jean-Paul STREIFF, Lionel PICARD
p. 135
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
Dans une Méditerranée largement ouverte aux immigrations marchandes, la Sicile présente la figure particulière d’un royaume précocement unifié et dont la force repose sur le commerce des blés. La documentation notariale y montre un marché ouvert où les « nations » commerçantes collaborent avec confiance, sans que les structures familiales ou les communautés d’origine dictent les coopérations et orientent les affaires : ni « diasporas » marchandes ni exclusive nationale. Les juifs, en particulier, y participent largement : l’articulation du remembrement familial et de l’alliance consolide les positions fortes des grands marchands juifs de la fin du xive siècle et c’est une des garanties du succès des Pisans, négociants et banquiers, qui assument une position dominante au XVe : c’est autour des coalitions qu’ils réalisent que l’on perçoit pour la première fois des réseaux qu’anime leur dynamisme.