Famille et réseaux sociaux de l’élite sucrière martiniquaise (fin XIXe-début XXe siècle) (à paraître)

 
Marie Hardy

Extrait de : "Réseaux politiques et économiques (édition électronique)"
Sous la direction de Henri Bresc
140e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Reims, 2015

Émilie MARTINET, Éric LIMOUSIN, Lucile HERMAY & Jack ROSKILLY, Romain MARCHAND, Olivier LAFONT, Jean-Marie YANTE, Christophe CLOQUIER, Solange BAUDOUIN, Patrick BIRÉE, Ingrid HOUSSAYE MICHIENZI, Henri BRESC, Robert CHAMBOREDON, Marie HARDY, Bénédicte BRUN, Philippe JANSEN, Rosemonde LETRICOT, María Isabel QUINTANA MARÍN & Mary Luz MARÍN POSADA, Nathalie ALZAS, Jérôme LOUIS, Jean-Paul STREIFF, Lionel PICARD
p. 169
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
L’historiographie a très peu porté sur la société martiniquaise et encore bien moins sur la population libre blanche formant l’élite de l’ancienne colonie. La recherche historique actuelle reste encore empreinte de non-dits sur cette classe « dominante ». Pourtant l’intérêt d’un tel sujet est indéniable dans l’appréhension des réseaux sociaux qui participent à l’identité du groupe social blanc et in fine de la société martiniquaise dans son ensemble. La toute récente thèse en histoire sociale sur le monde du café à la Martinique des XVIIIe et XIXe siècles a montré que l’univers blanc est parcellaire, la majorité de la population blanche appartient à un groupe social intermédiaire qui s’oppose dans ses pratiques et ses réseaux sociaux à l’élite sucrière blanche. L’abondante correspondance d’une famille martiniquaise confrontée aux archives notariales révèle les pratiques sociales et les stratégies matrimoniales d’une famille caféière dans ses débuts, sucrière ensuite, industrielle enfin.