Côté ville et côté cour : concurrence ou complémentarité des réseaux en Italie centrale XIVe - XVe siècles
2016
Philippe Jansen

Extrait de : "Réseaux politiques et économiques (édition électronique)"
Sous la direction de Henri Bresc
140e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Reims, 2015

Émilie MARTINET, Éric LIMOUSIN, Lucile HERMAY & Jack ROSKILLY, Romain MARCHAND, Olivier LAFONT, Jean-Marie YANTE, Christophe CLOQUIER, Solange BAUDOUIN, Patrick BIRÉE, Ingrid HOUSSAYE MICHIENZI, Henri BRESC, Robert CHAMBOREDON, Marie HARDY, Bénédicte BRUN, Philippe JANSEN, Rosemonde LETRICOT, María Isabel QUINTANA MARÍN & Mary Luz MARÍN POSADA, Nathalie ALZAS, Jérôme LOUIS, Jean-Paul STREIFF, Lionel PICARD
2016
p. 194
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Les régions d’Italie centrale ont connu au Moyen Âge une imbrication des régimes communaux et des seigneuries à caractère féodal ou urbain. Ces dernières ont évolué à la fin du Moyen Âge, en Italie du nord et du centre vers la constitution de principautés territoriales. La nature de ces pouvoirs semble antinomique : collective pour les premiers, personnelle et hiérarchique pour les seconds. L’abondance et la variété des sources produites par ces régimes permettent d’étudier comment s’affirmait la conscience d’appartenir à un réseau participant à ces pouvoirs, ainsi que les critères requis pour en faire partie. Aux principes de compétence et de pratique du pouvoir dans les communes s’oppose la logique d’amitié et de service autour du prince. Mais les deux logiques se confondent souvent, dans les Marches et en Ombrie, au sein des seigneuries urbaines qui s’appuient sur les anciens réseaux communaux. La relation entre les deux types de réseaux, de ville et de cour, s’effectue, notamment sous les Sforza, par l’assimilation de certains réseaux de gouvernement urbain dans l’entourage du prince, par le relais des suites podestariales et des ambassades.