Un réseau politique de l’opposition libérale dans le département de la Meuse (1820-1830)
2016
Jean-Paul Streiff

Extrait de : "Réseaux politiques et économiques (édition électronique)"
Sous la direction de Henri Bresc
140e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Reims, 2015

Émilie MARTINET, Éric LIMOUSIN, Lucile HERMAY & Jack ROSKILLY, Romain MARCHAND, Olivier LAFONT, Jean-Marie YANTE, Christophe CLOQUIER, Solange BAUDOUIN, Patrick BIRÉE, Ingrid HOUSSAYE MICHIENZI, Henri BRESC, Robert CHAMBOREDON, Marie HARDY, Bénédicte BRUN, Philippe JANSEN, Rosemonde LETRICOT, María Isabel QUINTANA MARÍN & Mary Luz MARÍN POSADA, Nathalie ALZAS, Jérôme LOUIS, Jean-Paul STREIFF, Lionel PICARD
2016
p. 250-261
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Sous la Restauration, aux marges de la légalité, l’opposition à la monarchie s’organise. Dans le département de la Meuse, ce réseau est ébauché par deux figures nationales : Charles-Guillaume Étienne (1778-1845) et Jean-François Jacqueminot (1787-1865). Charles-Guillaume Étienne, journaliste, académicien, député de la Meuse en 1820, dirige, à Paris, Le Constitutionnel, journal d’opposition au régime. Son relais dans la Meuse est le « colonel » Jean-François Jacqueminot, officier à la demi-solde devenu industriel à Bar-le-Duc et en Alsace. Étienne est réélu en 1822 mais battu en 1824. Lors de chaque élection, c’est une lutte réseau libéral contre réseau monarchiste qui s’engage avec l’aide d’une organisation semi-clandestine, « Aide-toi, le ciel t’aidera ». Les moyens de propagande sont limités, réunions informelles, repas, banquets, opuscules, journaux, pour ces hommes surveillés par la police. Nous voyons ainsi apparaître un mouvement politique, ancêtre des partis actuels.