Les confraternités des ordres mendiants au Moyen Âge : des réseaux sociaux ?
2016
Marie-Madeleine de Cevins

Extrait de : "Réseaux religieux et spirituels : du Moyen Âge à nos jours (édition électronique)"
Sous la direction de Nicole Lemaitre
140e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Reims, 2015

Isabelle BLAHA, Yann BOUYRAT, Marie-Madeleine de CEVINS, Julia CONESA SORIANO, Cécile DUCHER, Laure HENNEQUIN-LECOMTE, Stéphane LECOUTEUX, Jean-Loup LEMAITRE, Sylvain LETEUX, Bruno MAES, Philippe MOULIS, Yafes UYARCI, Badreddine YOUSFI, Claire MALIGOT
Paris, Éditions du CTHS
2016
p. 33-42
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
  Article en pdf à télécharger gratuitement
Les confraternités, qui unissent depuis le VIIIe siècle des communautés monastiques à leurs bienfaiteurs insignes, fonctionnent à certains égards comme des « réseaux sociaux » en Occident depuis leur réappropriation par les ordres mendiants au xiiie siècle. Reliant monde terrestre et monde céleste, chrétiens vivant dans le monde et hors du monde, elles établissent entre ces différentes sphères une interaction continue dont tous tirent en principe les bénéfices dans l’Au-delà. La formule semble avoir rencontré un succès particulièrement vif dans le royaume de Hongrie entre les années 1250 et 1530, à en juger par le nombre élevé de lettres d’affiliation qu’on y a retrouvé. À partir de ces documents inexploités, on tente de savoir si la confraternité crée véritablement du « lien social » ou si elle ne fait que formaliser des solidarités préexistantes.