L’Académie de Stanislas après la Révolution française (1802-1830) : rupture ou continuité ?
2017
Jean-Claude BONNEFONT

Extrait de : "La France savante (édition électronique)"
Sous la direction de Arnaud HUREL
Introduction de Nicole LEMAITRE
140e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Reims, 2015

Jean-Claude BONNEFONT, Claude-Isabelle BRELOT, Christiane DEMEULENAERE-DOUYÈRE, Patrick DEMOUY, Arnaud DHERMY, Thierry LEFEBVRE, François LEFÈVRE, Simone MAZAURIC, Caroline NIESS-GUERLET, Jean-Paul ROTHIOT, Jean-Roger WATTEZ, Marianne ALTIT-MORVILLEZ, Évelyne BARBIN, Bernard DELAUNAY, Bruno DELMAS & Diane DOSSO, Ginette GABLOT, Monique GROS, Jean-François GUILLOT, Anne LOYAU, Cécile PARMENTIER, Sandra PÉRÉ-NOGUÈS, Pascal PIROT, Francis TOURNEUR, Nadine VIVIER, Falilah ADEDOKUN, François GASNAULT, Manon ISTASSE, Yanick LASICA & Dominique TRITENNE, Michel MIEUSSENS, Claude BOUHIER

Paris, Éditions du CTHS
2017
p. 13-22
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
  Article en pdf à télécharger gratuitement
Dans quelle mesure l’Académie de Stanislas, rétablie en 1802 sous le nom de « Société des sciences, lettres et arts de Nancy », ressemble-t-elle à la société littéraire fondée en 1750 par le roi de Pologne ? Alors qu’elle annonçait, sous le Consulat, une profonde « régénération », on la voit, à l’époque de la Restauration, proclamer sa fidélité à son héritage d’Ancien Régime. C’était bien naturel ; mais qu’en était-il en réalité ?
Les différences avec l’ancienne académie sont profondes : les membres sont choisis en fonction de leurs travaux et non plus de leurs distinctions honorifiques ; elle fonctionne de façon plus démocratique, à l’image des assemblées politiques. Mais on constate, dès les premières années, sous l’influence des plus conservateurs, une dérive qui la conduit à retrouver peu à peu beaucoup de traditions de l’ancienne académie.
La modernité cependant n’est pas absente. L’Académie s’ouvre plus largement vers les autres corps savants et établit un réseau qui déborde largement les frontières nationales. Certaines disciplines y sont représentées par des savants très au fait du progrès des sciences.
Pourtant, les Académiciens conservent de leur passé une fidélité à l’esprit encyclopédique des Lumières qui les empêche d’adhérer pleinement aux innovations, tant dans le domaine littéraire, que dans celui des sciences, de plus en plus spécialisées.