L’inlassable quête aux chansons des associations de musiques et danses traditionnelles : Une érudition en roue libre et à perdre haleine
2017
François GASNAULT

Extrait de : "La France savante (édition électronique)"
Sous la direction de Arnaud HUREL
Introduction de Nicole LEMAITRE
140e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Reims, 2015

Jean-Claude BONNEFONT, Claude-Isabelle BRELOT, Christiane DEMEULENAERE-DOUYÈRE, Patrick DEMOUY, Arnaud DHERMY, Thierry LEFEBVRE, François LEFÈVRE, Simone MAZAURIC, Caroline NIESS-GUERLET, Jean-Paul ROTHIOT, Jean-Roger WATTEZ, Marianne ALTIT-MORVILLEZ, Évelyne BARBIN, Bernard DELAUNAY, Bruno DELMAS & Diane DOSSO, Ginette GABLOT, Monique GROS, Jean-François GUILLOT, Anne LOYAU, Cécile PARMENTIER, Sandra PÉRÉ-NOGUÈS, Pascal PIROT, Francis TOURNEUR, Nadine VIVIER, Falilah ADEDOKUN, François GASNAULT, Manon ISTASSE, Yanick LASICA & Dominique TRITENNE, Michel MIEUSSENS, Claude BOUHIER

Paris, Éditions du CTHS
2017
p. 324-336
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Depuis le milieu des années 1960, des militants culturels, plus souvent issus des mouvements d’éducation populaire qu’ils n’étaient proches des défenseurs des « identités » régionales, sollicitent sans relâche – et encore aujourd’hui avec succès – la mémoire musicale et chorégraphique des anciens. Leurs collectes, qu’ils ont d’abord menées concurremment à celles des ethnomusicologues du musée des arts et traditions populaires mais qu’ils poursuivent depuis longtemps en position de monopole, ont notablement enrichi le corpus de chants – dans toutes les langues de France – et de danses traditionnels. Ces érudits-ethnographes de fait, qui se désignent du terme de « collecteurs », ont créé pour conserver et valoriser les archives sonores qu’ils ont constituées des associations actives dans la plupart des régions, dotées de phonothèques dont la compétence est largement reconnue. Leur longévité ou leur persévérance – la relève générationnelle est bien assurée ! –, justifient qu’on les identifie comme un réseau de la France savante dont les ressorts intellectuels et artistiques propres méritent d’être caractérisés.