La correspondance comme signe d’appartenance à un réseau : sur la fonction symbolique de l’échange épistolaire
2017
Sébastien SCHICK

Extrait de : "Appartenances et pratiques des réseaux (édition électronique)"
Sous la direction de Claude GAUVARD
140e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Reims, 2015

Rudi BEAULANT, Cédric de FOUGEROLLE, Pascaline GAUSSEIN, Philippe NIETO, Antoine PASCAUD, Jennifer PETITJEAN, Michel A. RATEAU, Sébastien SCHICK, Virginie VIGNON, Charles VULLIEZ, Isabelle CHIAVASSA, Bruno DUMÉZIL, Jean Claude FAVIN LÉVÊQUE, Mathilde JOURDAN, Yassine KERVELLA-MANSARÉ, Annie LAGARDE FOUQUET, Camille ROBERT-BŒUF

Paris, Éditions du CTHS
2017
p. 98-108
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Les réseaux de clients et d’amis qui, à l’époque moderne, se trouvent au cœur des modes d’action politique, posent un problème spécifique aux acteurs qui les utilisent : puisque ces réseaux sont informels (aucun contrat ne vient fixer l’entrée dans le réseau), les acteurs doivent sans cesse « actualiser » ces liens s’ils veulent qu’ils restent actifs politiquement. C’est ce paradoxe qui est analysé à partir de l’exemple des réseaux entretenus au XVIIIe siècle par certains des principaux ministres du Saint-Empire romain germanique. L’article démontre qu’un certain type de correspondances est en tant que tel un objet qui permet de dire l’appartenance à un réseau, et de maintenir actifs les liens de dépendance par l’échange répété qu’elles supposent. L’exposé est alors l’occasion de souligner que l’analyse en terme de réseau, si elle s’intéresse à la question du « pouvoir », ne peut se contenter de constater l’existence de liens, car c’est seulement s’ils sont actualisés que ces derniers relèvent du capital social.