Les nations universitaires au Moyen Âge, des réseaux de « compatriotes » en milieu estudiantin ? L’exemple de la nation de Champagne en l’université d’Orléans
2017
Charles VULLIEZ

Extrait de : "Appartenances et pratiques des réseaux (édition électronique)"
Sous la direction de Claude GAUVARD
140e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Reims, 2015

Rudi BEAULANT, Cédric de FOUGEROLLE, Pascaline GAUSSEIN, Philippe NIETO, Antoine PASCAUD, Jennifer PETITJEAN, Michel A. RATEAU, Sébastien SCHICK, Virginie VIGNON, Charles VULLIEZ, Isabelle CHIAVASSA, Bruno DUMÉZIL, Jean Claude FAVIN LÉVÊQUE, Mathilde JOURDAN, Yassine KERVELLA-MANSARÉ, Annie LAGARDE FOUQUET, Camille ROBERT-BŒUF

Paris, Éditions du CTHS
2017
p. 125-135
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Les nations universitaires sont une des manifestations du caractère corporatif de l’universitas magistrorum et scolarium, dont elles regroupent la population étudiante en fonction d’affinités ethniques ou autrement géographiques : elles peuvent ainsi apparaître comme des réseaux de « compatriotes » au sens large du terme. C’était le cas particulièrement en l’université d’Orléans, où cette institution était fort développée (dix nations) et où existait la seule nation de Champagne attestée pour toute l’Europe médiévale. Son « livre » ou cartulaire, encore conservé aux Archives départementales du Loiret (coté D 5), a fourni la base de cette étude, à l’intérieur de laquelle nous nous sommes successivement intéressés au recrutement des suppôts de ladite nation (conditions financières et rituelles d’entrée, bilan géographique), au processus et aux acteurs de son institutionnalisation progressive tout au long de son existence indépendante (jusqu’en 1538), enfin aux différentes formes de l’expression d’une prise de conscience identitaire de la nation champenoise à Orléans.