Réseaux fossilisés, réseaux fantasmés : les collections épistolaires du haut Moyen Âge
- 2017
Bruno DUMÉZIL

Extrait de : "Appartenances et pratiques des réseaux (édition électronique)"
Sous la direction de Claude GAUVARD
140e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Reims, 2015

Rudi BEAULANT, Cédric de FOUGEROLLE, Pascaline GAUSSEIN, Philippe NIETO, Antoine PASCAUD, Jennifer PETITJEAN, Michel A. RATEAU, Sébastien SCHICK, Virginie VIGNON, Charles VULLIEZ, Isabelle CHIAVASSA, Bruno DUMÉZIL, Jean Claude FAVIN LÉVÊQUE, Mathilde JOURDAN, Yassine KERVELLA-MANSARÉ, Annie LAGARDE FOUQUET, Camille ROBERT-BŒUF

Paris, Éditions du CTHS
2017
p. 147-157
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Les collections épistolaires sont fréquentes entre la fin du ve et le début du viie siècle. Longtemps négligées, elles se voient aujourd’hui analysées à la lumière de la théorie des réseaux. Cet usage doit toutefois demeurer prudent car il convient d’envisager chaque ensemble dans le contexte de sa réalisation. Certaines collections constituent des rassemblements réfléchis de la part d’un auteur particulier : dans ce cas, la collection constitue moins le témoignage d’amitiés authentiques que la mise en valeur de contacts jugés importants. D’autres collections ont été rassemblées peu après la mort de l’épistolier : elles témoignent de l’état des archives conservées et du prestige qui y était attaché. Beaucoup de manuscrits sont toutefois tardifs et liés à des enjeux mémoriels ou littéraires. Dans tous les cas, le réalisateur d’un volume de lettres n’affiche pas un réseau passé, mais il le réinvente à la lumière de ses propres besoins.