Le congrès du Cths - Paris 2018
Le congrès des sociétés historiques et scientifiques se réunit chaque année dans une ville universitaire francophone. Interdisciplinaire, il a pour mission de favoriser les échanges entre la recherche associative, les études doctorales et la recherche universitaire.
Il rassemble plus de 700 participants et entend chaque année plus de 400 communications.
Les actes sont publiés par les éditions du Cths.
143ème congrès, Paris --> La transmission des savoirs
Président scientifique : M. Dominique BARJOT
vice-président de la section « Histoire contemporaine et du temps présent », professeur d'histoire économique contemporaine à l’université Paris-Sorbonne, directeur de l'école doctorale d'histoire moderne et contemporaine, administrateur de l'Association française des historiens économistes et du Comité français des sciences historiques, membre du Comité scientifique de Centrale histoire, du Comité d'histoire de l'électricité EDF, du Comité d'histoire de Seita, du Comité de l'histoire de l'armement et de l'Institut pour l'histoire de l'aluminium, membre du Comité de rédaction d'Entreprise et histoire, membre du Comité français des sciences historiques et de Rail et histoire - AHICF

Président du comité d'organisation : M. Bruno DELMAS
membre du bureau et membre de la section « Histoire contemporine et du temps présent » professeur émérite de l’École nationale des chartes membre correspondant de l'Académie d'Aix-en-Provence, vice-président de l'Académie des sciences d'Outre-Mer, membre du bureau de l'Association des historiens contemporanéistes de l'enseignement supérieur et de la recherche, membre de la Société de l'École des chartes, de la Société de l'histoire de France et président de la Société historique du VIe arrondissement de Paris

Le congrès se déroulera du 23 au 27 avril 2018
Texte de présentation :
À l’exemple de celles qui les ont précédées, nos sociétés modernes, démocratiques, considèrent la transmission des savoirs comme un enjeu majeur pour leur survie. En fait, il n’existe pas de vie sociale durable sans cette transmission. Tantôt empiriques et traditionnels, tantôt construits (savoirs scientifiques, techniques, culturels et artistiques), ces savoirs incluent aussi les diverses formes de savoir-faire et de savoir-vivre (en famille, en société ou au travail). Des origines du peuplement humain de l’Europe et du monde à aujourd’hui, il reste beaucoup à découvrir (ou à redécouvrir) sur les acteurs, les facteurs, les vecteurs et les moyens de la transmission de ces savoirs. Les acteurs, ce sont d’abord la famille nucléaire ou élargie, et, de façon plus large, tous ceux qui vous initient aux règles de l’institution et de la société. Les institutions concernées peuvent être de formation (écoles et universités) ou de recherche (universités encore et organismes de recherche).
Il convient de prendre en compte aussi les multiples formes d’apprentissage, ce dernier n’excluant pas l’autodidaxie. La transmission des savoirs s’effectue d’abord par l’écrit. De ce point de vue, la révolution du livre et de l’imprimerie, constitue un tournant majeur. Si, à côté du livre, les périodiques ont apporté une contribution décisive, la transmission peut s’effectuer par le son (théâtre, musique). L’image offre aussi un vecteur majeur. Il y a toute une histoire du film et de la télévision à conduire sous l’angle de la transmission des savoirs. De même que le cinéma ou la télévision, l’internet, puis, aujourd’hui, les réseaux sociaux sont à la fois, « la meilleure et la pire des choses ». Il s’agit, à toute époque et en tout lieu, de s’interroger sur l’enseignement et ses méthodes, sur les rapports du maître et de l’élève, sur la formation professionnelle et ses méthodes. Cette transmission requiert aussi la vulgarisation, à laquelle contribuent la presse grand public ou spécialisée, la radio et la télévision.
À côté de ces nouveaux moyens de transmission des savoirs, la tradition orale a joué un rôle essentiel depuis les origines des sociétés humaines. La transmission des savoirs et des savoir-faire s’exprime tout autant par les gestes, impliquant une formation sur le tas, comme le montrent les effets des migrations interrégionales ou internationales. Savoirs et savoir-faire se transmettant à des publics. Cette transmission dépend cependant de paramètres tels que l’âge, le genre, la nationalité, la religion, les groupes sociaux et tous les réseaux d’appartenance. Vue sous l’angle des usages, la transmission des savoirs requiert une formation initiale, acquise par la famille, l’école ou l’apprentissage, mais aussi continue. Se révèle ainsi l’importance du capital humain, fait à la fois de connaissances et de compétences. En matière de transmission des savoirs s’ouvre ainsi un champ immense, celui des relations entre réalités et représentations du temps, en tout temps et en tous lieux.