142e congrès, Pau, 2017
Circulations montagnardes, circulations européennes

IV. Des montagnes explorées, étudiées et représentées

Sous-thème : IV.1. Montagnes et montagnards comme objets d’explorations et d’études

Titre : De l'alpineum au jardin alpin : diffusion d'un modèle entre art et science

Le 26/04/2017 - 09:30

L'âge d'or de la botanique se situe pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle, coexistant avec l'appropriation et l'exploration des Alpes par les hommes : premièrement les découvertes liées aux sciences naturelles, ensuite l'alpinisme naissant et enfin le tourisme. Le XIXe siècle voit quant à lui de plus en plus d'essais botaniques afin d'acclimater les plantes alpines en plaine, qui seront peu à peu mises en scène dans des jardins paysagers naturels « en miniature » de deux types principaux : l'imitation de vrais massifs montagneux ou le regroupement par flore géographique. Si celui que l'on nomme « le père des jardins alpins », le Suisse Henry Correvon, est horticulteur de métier, il saura s'adjoindre les services de grands paysagistes, tel Jules Allemand, brillant élève d'Édouard André, afin de diffuser ce nouveau type de jardin botanique, à mi-chemin entre création artistique et œuvre scientifique. La montagne sera alors créée de toutes pièces, de manière artificielle, dans toute l'Europe et bientôt en Amérique. Le point culminant restant l'année 1900 qui voit naître au total huit jardins alpins, des Alpes tyroliennes jusqu'à l'Italie, en passant par la Galicie. Après un historique et un bref panorama de cette mode, somme toute éphémère, cette communication entend s'intéresser aux échanges scientifiques (botanique) autant qu'artistiques entre plusieurs stations alpines.


Mme Pauline NERFIN, doctorante en histoire de l'art et de l'architecture à l'université de Genève, Suisse