142e congrès, Pau, 2017
Circulations montagnardes, circulations européennes

I. Circulations montagnardes d'hommes et de biens

Sous-thème : I.1. La conquête de la montagne : des premières occupations humaines à l'anthropisation du milieu

Titre : Essai de géographie protohistorique en contexte de moyenne montagne : enquête en Haute-Auvergne et sur les plateaux limousins (Massif central, France)

Le 24/04/2017 - 14:00

Le nord-ouest du Massif central français est un terrain privilégié pour étudier l’occupation humaine au cours de la Protohistoire dans un contexte de moyenne montagne : le principal avantage du secteur repose sur les conditions de conservation exceptionnelles, grâce à une tradition d’élevage extensif qui a permis de préserver des vestiges tels que les tertres et tumulus funéraires. De nouvelles informations sont aujourd’hui disponibles sur ces vestiges si nombreux, notamment grâce à des approches spatiales et statistiques, et la connaissance des habitats est également alimentée par de nouvelles données issues de fouilles, de prospections ou encore de la ré-étude de corpus de mobilier anciennement collectés. Autre avantage de ce secteur du Massif central, de nombreuses analyses paléoenvironnementales ont été possibles ces dernières années, offrant ainsi des informations précieuses qui complètent les données archéologiques. Notre recherche, menée dans le cadre d’un doctorat, s’attèle donc à synthétiser ces différentes sources d’informations afin de répondre à ces questions relatives à l’occupation du sol et à l’interaction homme/milieu dans un contexte particulier : à quelles fins et comment a été utilisé cet espace montagnard aux caractères spécifiques, au cours des différentes étapes de la Protohistoire ? Quelle articulation et quel lien ont existé entre ces hautes terres et les zones plus basses ? En effet, l'étude de ces zones de moyenne montagne permet de proposer une approche plus nuancée et équilibrée des sociétés protohistoriques du Massif central, connues essentiellement par les sites de plaine. L’objet de cette communication est donc de présenter les derniers résultats de cette recherche, à travers des exemples concrets, mais aussi de proposer les premières interprétations possibles grâce aux analyses spatiales et statistiques.


Mme Florie-Anne AUXERRE-GÉRON, doctorante en archéologie à l'université Toulouse - Jean Jaurès, membre du laboratoire TRACES (Travaux et recherches archéologiques sur les cultures, les espaces et les sociétés), UMR 5608, CNRS