142e congrès, Pau, 2017
Circulations montagnardes, circulations européennes

I. Circulations montagnardes d'hommes et de biens

Sous-thème : I.1. La conquête de la montagne : des premières occupations humaines à l'anthropisation du milieu

Titre : De l’arolle ou du chêne ? L’exploitation des ressources végétales et de l’espace alpin au Néolithique vue par l’archéobotanique

Les populations néolithiques se sont installées dans le massif alpin pour y exploiter des ressources naturelles comme le silex, le cristal de roche, la roche verte ou la stéatite. Ces zones montagneuses étaient également dévolues à la chasse et aux activités pastorales. Les études archéobotaniques menées ces dernières années sur plusieurs sites alpins – en particulier des Alpes françaises du Nord et des Alpes suisses – décrivent les économies agropastorales de ces communautés néolithiques. Ces données, provenant d’habitats, de haltes de chasse ou de bergeries, permettent de déterminer quelles plantes ont été cultivées pour la consommation humaine ou animale, quels taxons sauvages ont été collectés pour se nourrir, se soigner, ou se chauffer. Pour cette communication, nous prendrons comme exemple deux régions : les Alpes françaises du Nord et la haute vallée du Rhône (Valais, Suisse). Nous verrons que l'utilisation des ressources végétales et l'exploitation du territoire sont très différentes d'une région à l'autre pour la même période, et selon les activités menées sur chaque site, mais aussi suivant l’emplacement et la pérennité des occupations. Les résultats des analyses carpologiques (graines, fruits, etc.) et anthracologiques (charbons de bois) visent à comprendre la mobilité de ces populations au sein de l’espace montagnard, en indiquant comment ces dernières se sont approvisionnées, en puisant dans les différents écosystèmes, des collines à l’étage subalpin.
Co-auteurs :
Claire DELHON, CEPAM (Cultures, environnements, Préhistoire, Antiquité, Moyen Âge), UMR 7264, CNRS, université Nice Sophia Antipolis.
Alexa DUFRAISSE, UMR 7209 Archéozoologie, Archéobotanique : sociétés, pratiques et environnements, CNRS-MNHN.
Stéphanie THIEBAULT, UMR 7209 Archéozoologie, Archéobotanique : sociétés, pratiques et environnements, CNRS-MNHN.


Mme Lucie MARTIN, archéologue au Laboratoire d'archéologie préhistorique et anthropologie, Institut François-Alphonse Forel, université de Genève et au laboratoire EDYTEM (Environnements, dynamiques et territoires de montagne), UMR 5204, CNRS, université de Savoie Mont-Blanc, France