Monument des hommes célèbres... ou obscurs : le panthéon
2012
Françoise Lecocq

Extrait de : "Le Monument aux grands hommes et à leur action (édition électronique)"
Sous la direction de Dominique Poulot
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Textes de Catherine Chevillot, Marie-Laure Crosnier-Leconte, Claire Garcia, Françoise Lecocq, Florine Vital-Durand
Éditions du CTHS
2012
p. 7-19
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Le Panthéon, temple rond à « tous les dieux » construit par l’empereur Hadrien à Rome et transformé en église par le christianisme, a donné son nom, avec la Révolution française, à une nécropole républicaine comme monument des grands hommes. Il offre un modèle architectural classique, qui a inspiré les architectes d’édifices aux usages les plus divers dans les villes et les campagnes, de l’Europe aux États-Unis, et jusqu’en Chine : non seulement des églises ou des mémoriaux et des bâtiments étatiques (musées, universités, bibliothèques), mais aussi des villas privatives, des lieux de loisir, des banques et même une prison. Le plus souvent laïcisés, mais toujours en référence à une forme considérée comme symboliquement parfaite, le cercle (la rotunda), les panthéons modernes, d’un blanc marmoréen ou d’un rouge brique, isolés ou intégrés dans la nature et l’architecture environnantes, sont tantôt des lieux de célébration de la mémoire, individuelle ou collective, tantôt des lieux de culte, d’exposition, de travail ou de vie, pour les hommes obscurs autant que célèbres.