L’oralité de Césaire d’Arles Latinophonie et communication en Provence au VIe siècle
2015
Michel BANNIARD

Extrait de : "Contacts, conflits et créations linguistiques (édition électronique)"
Sous la direction de Guylaine BRUN-TRIGAUD
139e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nîmes, 2014

Ana Isabel BLASCO TORRES, Christel FREU, Michel CHRISTOL, Michel BANNIARD, Jean-Loup LEMAITRE, Marie Rose BONNET, Gabriel AUDISIO, Bernard THOMAS, Régis BERTRAND, Hervé TERRAL, Marie-Jeanne VERNY, Marie-Noële DENIS, Houssine SOUSSI, Claire TORREILLES, Jean-Roger WATTEZ, Serge LUSIGNAN, Camille DESENCLOS, Annie LAGARDE FOUQUET, Annette NOGARÈDE, Regina POZZI, Isabelle-Rachel CASTA, Pascal SEMONSUT, Michel A. RATEAU
2015
p. 39-49
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Cette communication traite de la problématique de la mémoire de la langue parlée, en suivant les principes et les méthodes de la recherche moderne sur ce domaine effectivement complexe. L’auteur anonyme de la Vita Caesarii défend la modestie de son latin en se plaçant sous l’égide de Césaire d'Arles qui, affirme-t-il, hoc et ipse domnus communi habuerit in sermone, quia quod erudite diceretur, intellegentiam doctis tantummodo ministraret, quod uero simpliciter, et doctos simul et simplices competenter instrueret. On montrera qu’à cette date les mots communis sermo, simpliciter, simplices désignent un niveau de langue à l’intérieur du diasystème du latin tardif parlé par une communauté de locuteurs (y compris la masse des rustici) encore latinophones, et non déjà romanophones. Les compromis langagiers que cela implique peuvent être illustrés par des fluctuations du latin de Césaire, attestées dans ses sermons, à la manière de son maître en communication, Augustin. La Provence « gothique » s’inscrit ainsi en périodisation longue du côté de l’Antiquité tardive finissant.