Antonin Perbosc à Comberouger : une expérience originale de défense de la langue d’Oc
2015
Hervé TERRAL

Extrait de : "Contacts, conflits et créations linguistiques (édition électronique)"
Sous la direction de Guylaine BRUN-TRIGAUD
139e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nîmes, 2014

Ana Isabel BLASCO TORRES, Christel FREU, Michel CHRISTOL, Michel BANNIARD, Jean-Loup LEMAITRE, Marie Rose BONNET, Gabriel AUDISIO, Bernard THOMAS, Régis BERTRAND, Hervé TERRAL, Marie-Jeanne VERNY, Marie-Noële DENIS, Houssine SOUSSI, Claire TORREILLES, Jean-Roger WATTEZ, Serge LUSIGNAN, Camille DESENCLOS, Annie LAGARDE FOUQUET, Annette NOGARÈDE, Regina POZZI, Isabelle-Rachel CASTA, Pascal SEMONSUT, Michel A. RATEAU
2015
p. 112-118
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Antonin Perbosc (1861-1944), instituteur public, occupe parmi ses pairs une position originale. Dès 1886, il écrit dans la Tribune des Instituteurs, journal indépendant de la hiérarchie scolaire, un plaidoyer en faveur des « patois » qui le fait remarquer, tant il va au-delà de la position officielle de relative tolérance portée par le professeur au Collège de France Michel Bréal (1872, 1878). Membre du Félibrige mistralien, ce maître quercynois va, de 1900 à 1908, conduire une expérience pédagogique (après la classe) de collecte de contes, chansons, proverbes, etc., avec ses élèves regroupés en une « société traditionniste » (i.e. folkloriste), donnant lieu à publication (1914), suscitant même l’admiration de l’Inspecteur général Édouard Petit, anticipant sur la démarche d’un Célestin Freinet. Ce faisant, il fonde de façon délibérée l’occitanisme culturel.