Un cas d’allographie : le garshuni
2015
Françoise BRIQUEL CHATONNET

Extrait de : "Écriture et communication (édition électronique)"
Sous la direction de Dominique BRIQUEL et Françoise BRIQUEL CHATONNET
139e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques
Jacques MONTREDON, Jean LAFITTE, Olga POPOVA, Dominique BRIQUEL, Coline RUIZ DARASSE, Françoise BRIQUEL CHATONNET, Chérif SINI, Carole ROCHE-HAWLEY, Roland ÉTIENNE, Virginie VIGNON, Nicole PRADALIER
Paris, Éditions du CTHS
2015
p. 66-75
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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À partir de la conquête arabo-musulmane du VIIe siècle, les chrétiens de tradition syriaque (araméen chrétien) sont peu à peu passés à l’usage courant de la langue arabe, dans un processus et à des époques qui ont varié selon les régions et les communautés. On voit ainsi apparaître des manuscrits en arabe écrits par des chrétiens.
Certains ont plus tard mis au point un système d’écriture, le garshuni, qui consiste à écrire la langue arabe avec l’alphabet syriaque. Ce système, peu adapté puisque le syriaque n’a que 22 caractères pour noter les 28 de l’arabe, a été très largement utilisé, notamment dans les communautés syro-orthodoxe et maronite.
Cette communication donne un aperçu du phénomène : chronologie, diffusion, modalité d’adaptation de l’écriture, place dans les manuscrits, et essaie d’expliquer les raisons qui ont poussé à la création de cette écriture.