« Ce n’était pas une société de paresseuses et de poseuses » : le cercle de Schoppenwihr des demoiselles de Berckheim (à paraître)

 
Laure Hennequin Lecomte

Extrait de : "Réseaux religieux et spirituels : du Moyen Âge à nos jours (édition électronique)"
Sous la direction de Nicole Lemaitre
140e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Reims, 2015

Isabelle BLAHA, Yann BOUYRAT, Marie-Madeleine de CEVINS, Julia CONESA SORIANO, Cécile DUCHER, Laure HENNEQUIN-LECOMTE, Stéphane LECOUTEUX, Jean-Loup LEMAITRE, Sylvain LETEUX, Bruno MAES, Philippe MOULIS, Yafes UYARCI
, Badreddine YOUSFI, Claire MALIGOT
Paris, Éditions du CTHS
p. 64
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
À la fin du XVIIIe siècle, Octavie, Amélie, Henriette et Fanny « (marchent) dans le sentier de la vie comme membres d’une confrérie dont la devise est Unis pour devenir meilleurs ». Le réseau intellectuel mixte, désigné par son ancrage, la demeure des Berckheim, met en pratique les principes antiques. Les quatre sœurs communiquent leurs travaux littéraires à leur « petite société d’émulation » et herborisent dans les Vosges. L’objectif d’accomplissement spirituel et corporel révèle une modernité des rapports hommes-femmes. Le système de prénomination puise dans les vies parallèles et la flore. Il ne fait de distinction ni de sexe, de religion ou d’âge, révélateur de leur ouverture. Elle s’explique par leur foi chrétienne tempérée d’esprit philosophique. Ces élites rhénanes s’encouragent sur la pente de la vérité et de la connaissance. Lorsque les circonstances les séparaient, les amis se retrouvent mentalement, au clair de lune, en songeant à la mise en pratique de leur adage.