Écrire l’histoire de Paris en réseau : les relations de la Société de l’histoire de Paris et de l’Île de France avec les autres sociétés d’histoire parisiennes
2017
Christiane DEMEULENAERE-DOUYÈRE

Extrait de : "La France savante (édition électronique)"
Sous la direction de Arnaud HUREL
Introduction de Nicole LEMAITRE
140e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Reims, 2015

Jean-Claude BONNEFONT, Claude-Isabelle BRELOT, Christiane DEMEULENAERE-DOUYÈRE, Patrick DEMOUY, Arnaud DHERMY, Thierry LEFEBVRE, François LEFÈVRE, Simone MAZAURIC, Caroline NIESS-GUERLET, Jean-Paul ROTHIOT, Jean-Roger WATTEZ, Marianne ALTIT-MORVILLEZ, Évelyne BARBIN, Bernard DELAUNAY, Bruno DELMAS & Diane DOSSO, Ginette GABLOT, Monique GROS, Jean-François GUILLOT, Anne LOYAU, Cécile PARMENTIER, Sandra PÉRÉ-NOGUÈS, Pascal PIROT, Francis TOURNEUR, Nadine VIVIER, Falilah ADEDOKUN, François GASNAULT, Manon ISTASSE, Yanick LASICA & Dominique TRITENNE, Michel MIEUSSENS, Claude BOUHIER

Paris, Éditions du CTHS
2017
p. 33-42
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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La Société de l’histoire de Paris et de l’Île de France, première société savante exclusivement consacrée à l’étude de l’histoire de Paris et de sa région, se crée en 1874, en réaction aux bouleversements survenus dans la capitale sous l’ère haussmannienne et aux pertes irrémédiables causées au patrimoine documentaire parisien en 1871. Elle se donne pour mission de « publier des mémoires et des documents sur l’histoire, le langage, les monuments, la topographie de la ville de Paris et de l’Île de France ». Dans son sillage, apparaissent progressivement d’autres sociétés plus « locales » (« Le Vieux Montmartre » en 1886, « La Montagne Sainte-Geneviève et ses abords » en 1895, la Société historique du 6e arrondissent en 1898, « La Cité » en 1902, etc.). Comment ces diverses sociétés savantes s’articulent-elles et organisent-elles leurs relations ? Sur le mode de la complémentarité, de la concurrence, ou d’une certaine coexistence indifférente ? La multi-appartenance croisée de leurs membres et les bonnes relations personnelles ont constitué longtemps une réponse informelle à cette question. Mais, entre les deux guerres, la difficulté de continuer à faire vivre ces sociétés suscite l’idée de formaliser des liens plus étroits entre les sociétés d’histoire parisiennes. Toutefois, la Société de l’histoire de Paris et de l’Île de France ne peut mener à terme ce projet qu’elle ébauche dès les années 1930 et qui sera repris en 1949 par la Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Paris et Île de France. Cet article se propose de mettre en lumière cette histoire croisée des réseaux de sociabilité érudite liés à l’histoire parisienne et francilienne.