Les sergents de la mairie de Dijon à la fin du Moyen Âge : corps ou réseau ?
2017
Rudi BEAULANT

Extrait de : "Appartenances et pratiques des réseaux (édition électronique)"
Sous la direction de Claude GAUVARD
140e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Reims, 2015

Rudi BEAULANT, Cédric de FOUGEROLLE, Pascaline GAUSSEIN, Philippe NIETO, Antoine PASCAUD, Jennifer PETITJEAN, Michel A. RATEAU, Sébastien SCHICK, Virginie VIGNON, Charles VULLIEZ, Isabelle CHIAVASSA, Bruno DUMÉZIL, Jean Claude FAVIN LÉVÊQUE, Mathilde JOURDAN, Yassine KERVELLA-MANSARÉ, Annie LAGARDE FOUQUET, Camille ROBERT-BŒUF

Paris, Éditions du CTHS
2017
P. 17-26
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
  Article en pdf à télécharger gratuitement
Le corps des sergents de la mairie de Dijon constitue le bras armé de la justice échevinale, et doit préserver la paix publique en encadrant la société urbaine. Sa constitution en réseau à la fin du Moyen Âge se traduit par plusieurs signes d’appartenance tels que le serment qu’ils prêtent lors de leur entrée en fonction, au moment de l’élection annuelle du maire. Les registres de délibérations de la mairie de Dijon permettent de connaître l’évolution de cette structure par les ordonnances prononcées au sujet de ces officiers, de même qu’ils offrent la possibilité de s’intéresser aux robes de livrée que portent les sergents et qui les distinguent du reste de la société. Ces robes changent de couleur chaque année, et les quantités offertes aux différents personnels révèlent une certaine hiérarchie entre les officiers de la mairie dijonnaise. L’analyse des sources judiciaires échevinales confronte également le réseau des sergents à ses propres excès au sein de la société et permet de voir comment la mairie gère les débordements de ce corps, dont le signe d’appartenance au regard de la population semble parfois tendre davantage vers la violence plutôt que l’exemplarité.