Le drapeau français frappé du Sacré-Cœur : se reconnaître dans le tricolore sans partager la République
2017
Cédric de FOUGEROLLE

Extrait de : "Appartenances et pratiques des réseaux (édition électronique)"
Sous la direction de Claude GAUVARD
140e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Reims, 2015

Rudi BEAULANT, Cédric de FOUGEROLLE, Pascaline GAUSSEIN, Philippe NIETO, Antoine PASCAUD, Jennifer PETITJEAN, Michel A. RATEAU, Sébastien SCHICK, Virginie VIGNON, Charles VULLIEZ, Isabelle CHIAVASSA, Bruno DUMÉZIL, Jean Claude FAVIN LÉVÊQUE, Mathilde JOURDAN, Yassine KERVELLA-MANSARÉ, Annie LAGARDE FOUQUET, Camille ROBERT-BŒUF

Paris, Éditions du CTHS
2017
p. 27-35
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Popularisé par les milieux catholiques lors de l’élan patriotique de la Grande guerre et à l’occasion de la canonisation de Marguerite-Marie Alacoque, l’apposition du Sacré-Cœur de Jésus sur le blanc du drapeau tricolore a transformé celui-ci en un signe de ralliement de la droite nationaliste française depuis un siècle.
Ayant fait l’objet d’une importante adhésion au sein des combattants cet emblème fut rapidement désavoué par l’État qui ne codifia cependant jamais l’usage et la personnalisation du drapeau tricolore. Se faisant plus rare de l’entre-deux-guerres aux années 1950, il réapparaît ensuite comme signe d’appartenance d’une nouvelle identité catholique forte, mais plus nationaliste que contre-révolutionnaire.
Aujourd’hui, il figure discrètement sur des autocollants à l’arrière des voitures ou sous forme d’emblème en tissu cousu sur les écharpes, des sacs à dos ou des vestes de treillis et forme un signe d’appartenance immédiatement reconnu par ceux qui l’ont en partage.