L’appartenance italienne à la bourgeoisie et au fascisme et ses rituels chez Alberto Moravia : du conformisme à la transgression
2017
Jennifer PETITJEAN

Extrait de : "Appartenances et pratiques des réseaux (édition électronique)"
Sous la direction de Claude GAUVARD
140e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Reims, 2015

Rudi BEAULANT, Cédric de FOUGEROLLE, Pascaline GAUSSEIN, Philippe NIETO, Antoine PASCAUD, Jennifer PETITJEAN, Michel A. RATEAU, Sébastien SCHICK, Virginie VIGNON, Charles VULLIEZ, Isabelle CHIAVASSA, Bruno DUMÉZIL, Jean Claude FAVIN LÉVÊQUE, Mathilde JOURDAN, Yassine KERVELLA-MANSARÉ, Annie LAGARDE FOUQUET, Camille ROBERT-BŒUF

Paris, Éditions du CTHS
2017
p. 77-87
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Les œuvres de Moravia retranscrivent la réalité de l’appartenance à deux groupes : la bourgeoisie et le fascisme. Elles rendent compte des différents signes et rituels d’appartenance nécessaires à une intégration totale : la fausseté, le nihilisme et la supériorité du matériel sur l’humain pour appartenir à la bourgeoisie, et la virilité et la déshumanisation pour adhérer au fascisme. L’enjeu est de comprendre comment la réalité sociale et politique de l’appartenance en Italie est retranscrite dans la fiction de Moravia, d’étudier la complexité, les difficultés de cette appartenance (comment s’intégrer dans un groupe quand on n’en maîtrise pas les codes ?) en analysant comment le contre-exemple permet d’analyser la société et ses codes d’appartenance, ses transgressions. L’étude sera basée sur différentes œuvres de Moravia, majoritairement des romans mais aussi quelques nouvelles afin de rendre compte d’une évolution dans son écriture.