Le réseau à l’origine de la guerre ?
2017
Jean Claude FAVIN LÉVÊQUE

Extrait de : "Appartenances et pratiques des réseaux (édition électronique)"
Sous la direction de Claude GAUVARD
140e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Reims, 2015

Rudi BEAULANT, Cédric de FOUGEROLLE, Pascaline GAUSSEIN, Philippe NIETO, Antoine PASCAUD, Jennifer PETITJEAN, Michel A. RATEAU, Sébastien SCHICK, Virginie VIGNON, Charles VULLIEZ, Isabelle CHIAVASSA, Bruno DUMÉZIL, Jean Claude FAVIN LÉVÊQUE, Mathilde JOURDAN, Yassine KERVELLA-MANSARÉ, Annie LAGARDE FOUQUET, Camille ROBERT-BŒUF

Paris, Éditions du CTHS
2017
p. 158-165
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Cette communication propose une hypothèse sur le rôle du réseau dans l’origine de la guerre. En Écologie comparative (Waal, Wrangham, Otterbein), l’analogie entre sociétés de chimpanzés et humaines fait ressortir le rôle du premier réseau de pouvoir, celui des mâles. Au travers des coalitions et alliances, les groupes d’intérêt commun se construisent au sein du groupe et contre les groupes voisins. Raymond Kelly, pour sa part, identifie dans quelques rares sociétés pacifiques de chasseurs cueilleurs ce qui les caractérise : la non-substitutionalité de l’individu au groupe. Le passage de la vengeance individuelle à la vengeance collective constitue alors l’acte de guerre originel. Enfin Claude Levi-Strauss, Pierre Clastres et Pierre Lemonnier fournissent un débat sur la continuité guerre-échanges. Ces thèses bien que différentes convergent sur une proposition simple : Les réseaux des individus et des groupes sont créateurs d’opportunités de violence collective puis propagateurs du phénomène.