133e congrès, Québec, 2008 - Migrations, transferts et échanges de part et d'autre de l'Atlantique

lundi 2 juin 2008 - 14:00


Thème 1. Les échanges culturels

Sous-thème : Échanges scientifiques et techniques

Titre : L’étude de la qualité des environnements marins et estuariens à l’aide d’espèces sentinelles (Crassostrea gigas, Mytilus edulis, Mya arenaria)

Présidents :
EMPTOZ Gérard
, professeur émérite d'histoire des techniques à l'Université de Nantes
LABERGE Alain , directeur du département d'histoire de l'Université Laval

Les approches les plus réalistes et les plus efficaces de la détermination de la qualité des environnements marins et estuariens combinent l’utilisation de la quantification de la bioaccumulation des polluants et de la concentration en biomarqueurs chez des espèces sentinelles. Parmi les espèces sentinelles, les mollusques bivalves répondent le mieux. En réalisant des expériences de transplantation d’individus sélectionnés, les variabilités biologiques individuelles sont considérablement réduites. Les auteurs rapportent des études réalisées à la fois au Québec (notamment l’estuaire du Saint-Laurent et le fjord du Saguenay) et en France (en particulier l’estuaire de la Gironde) à l’aide de trois espèces sentinelles, l’huître (Crassostrea gigas), la moule bleue (Mytilus edulis) et la mye (Mya arenaria). Plusieurs informations peuvent être retirées des différentes expériences de transfert de bivalves dans les trois écosystèmes différents. Les huîtres transplantées sur l’estuaire de la Gironde ainsi que les moules et myes du Québec réagissent à la contamination par le cadmium, le cuivre et le zinc, en synthétisant la métallothionéine. L’approche multiparamétrique permet de caractériser les effets d’une pollution multiple à différents niveaux de l’organisation biologique. Les résultats générés par ces études depuis plus de 10 ans nous permettent de déduire que l’approche « biomarqueurs » utilisée rend bien compte de la condition physiologique des bivalves et dans une certaine mesure, de la pollution métallique.

--
Mme Jocelyne PELLERIN, Professeur à l'université du Québec à Rimouski, Membre de l'Institut des sciences de la mer (ISMER)

--
M. Jean-Claude AMIARD, Directeur de recherche émérite au CNRS

Membre de la société savante :
Union des océanographes de France, Président d'honneur