Le congrès du Cths - Perpignan 2011
Le congrès des sociétés historiques et scientifiques se réunit chaque année dans une ville universitaire francophone. Interdisciplinaire, il a pour mission de favoriser les échanges entre la recherche associative, les études doctorales et la recherche universitaire.
Il rassemble plus de 700 participants et entend chaque année plus de 400 communications.
Les actes sont publiés par les éditions du Cths.
136ème congrès, Perpignan --> Faire la guerre, faire la paix
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Président scientifique : Mme Simone MAZAURIC
professeur des universités, présidente de la section Sciences, histoire des sciences et des techniques et archéologie industrielle du CTHS

Président du comité d'organisation : M. Martin GALINIER
professeur à l'université de Perpignan Via Domitia, directeur du Centre de recherches historiques sur les sociétés méditerranéennes (CRHiSM), doyen de la Faculté des lettres et sciences humaines, vice-président du Conseil d'administration

136e Congrès des sociétés historiques et scientifiques, Université de Perpignan Via Domitia, 2-7 mai 2011
Faire la guerre, faire la paix
En proposant comme thème du 136e congrès du CTHS qui se tiendra en mai 2011 à Perpignan « Faire la guerre, faire la paix », le CTHS n’entend pas inviter à recommencer les congrès de Lille (1976) ou d’Amiens (1996), déjà consacrés à la guerre et à la paix, ne serait-ce que parce que les deux précédents congrès concernaient uniquement certaines périodes historiques et que désormais (depuis 2000) les congrès du CTHS ont pour vocation de rassembler, autour d’un thème commun, toutes les sections, et donc toutes les périodes et tous les domaines de recherche inscrits dans l’ordre historique et scientifique.
Mais là ne se limite pas l'originalité revendiquée du sujet proposé. En employant le verbe « faire », et en réunissant dans un même libellé la guerre et la paix, on veut indiquer premièrement que la guerre et la paix seront envisagées sous leur aspect de processus, non comme des essences éternelles et pas davantage comme des états indépendants l’un de l’autre. La guerre et la paix seront donc analysées dans leur processivité et leur historicité, mais aussi dans leur complexité relationnelle. Car ce libellé, qui procède au couplage de la guerre et de la paix, invite également et surtout à ne pas traiter la guerre et la paix comme deux entités distinctes, mais à les envisager dans leur interaction, en privilégiant l’analyse des rapports qu’elles entretiennent. Non pas seulement en ce que la guerre et la paix sont des états successifs et alternatifs, mais en ce que ce sont aussi des moments gros l’un de l’autre : l’état de paix porte en lui les séquelles de la guerre à laquelle il succède, en même temps qu’il est le plus souvent (toujours ?) porteur de guerres futures : il n’est en tout cas jamais dégagé de toute tension pouvant déboucher sur l’affrontement militaire ; à d’autres moments, l’horizon de la paix à venir éclaire ou motive l’affrontement guerrier. Ni la guerre sans la paix, ni la paix sans la guerre : c’est la dialectique complexe de la guerre et de la paix qui sera au cœur de ce congrès.
L'impératif de lier ainsi étroitement la guerre et la paix n’est rien d’autre qu’une façon de tirer les leçons des « peace studies » et des « war studies » et de prendre acte des recherches les plus récentes en ce domaine qui mettent, bien davantage que par le passé, l’accent sur la difficulté que l’on éprouve à traiter séparément de la guerre et de la paix, sans doute parce que l’époque actuelle, féconde en  fausses paix et en guerres larvées, nous confronte de plus en plus à l’évidence qu’il n’y a ni paix absolue ni guerre absolue, mais des situations intermédiaires, ambivalentes, complexes et contradictoires (ainsi par exemple la paix n’existe dans certaines régions et pour certains États du globe que parce que la guerre est exportée loin de leurs frontières) : un « brouillage »  de la guerre et de la paix, que les questions actuelles du terrorisme et de la sécurité internationale ne contribuent pas à dissiper.
C’est donc à l’analyse de toutes les situations historiques où peuvent se révéler cette ambivalence et cette complexité que le choix de ce thème a pour fonction d’appeler : « paix armée », « guerre froide », « drôle de paix, « drôle de guerre », bellicistes qui font la paix, pacifistes qui déclarent la guerre, peintres ou cinéastes qui représentent la guerre pour mieux installer la paix, monuments aux morts dont on ne sait si la fonction est d’entretenir le souvenir de la guerre ou de prévenir son retour : autant de situations et de pratiques dont on pourrait évidemment encore poursuivre l'énumération et dont chacune est exemplaire de ces états transitionnels complexes et parfois contradictoires dont nous souhaitons qu’ils soient au cœur des communications présentées lors de ce congrès.
La période contemporaine qui a connu deux guerres mondiales, des conflits sans nombre, l’apparition et le développement du terrorisme, l’exportation des guerres qui, traditionnellement, voyaient l’affrontement des pays européens, vers l’Afrique et le Proche-Orient, offrira sans doute un champ privilégié d’analyses. Mais toutes les périodes antérieures, dont aucune n’a ignoré ni les conflits ni les apaisements, ni leur diversité ni leurs relations singulières, seront tout autant en mesure d’offrir, à partir de la singularité chaque fois renouvelée aussi bien des situations de guerre et de paix que de leur théorisation, de précieux éléments permettant de progresser dans la compréhension de ces deux processus historiques majeurs, dont on ne peut sans doute en conclusion et en guise d’exorde, même utopique, que souhaiter que l’un, le processus de paix bien évidemment, finisse par prendre le pas sur l’autre et rompe ainsi cette tension dialectique.

Ont collaboré à la rédaction de ce programme :

Jacques Alexandropoulos, section Histoire et archéologie des civilisations antiques
Michel Bacchus, section Sciences géographiques et environnement, membre de l’Association française de topographie, de la Société française d'onomastique et de la Société française de photogrammétrie et télédétection
François Bart, section Sciences géographiques et environnement, membre de l’Académie des sciences d'outre-mer et de la Société de géographie de Bordeaux
Pascale Bourgain, section Histoire et philologie des civilisations médiévales, professeur à l’École nationale des chartes, membre de la société de l’École des chartes et de la société de l’histoire de France
Patrice Bret, section Sciences, histoire des sciences et des techniques et archéologie industrielle, directeur de recherches au département d’histoire de l’armement, membre de l’Académie internationale d'histoire des sciences, de l’Association d'histoire et d'archéologie du XXe arrondissement, de la Société Diderot de l’Institut Napoléon, de la Société des études robespierristes et de la Société française d'histoire des sciences et des techniques
Olivier Buchsenschutz, section Préhistoire et protohistoire, directeur de recherches au CNRS, membre de la Fédération des sociétés savantes du Centre
Michel Cadé, université de Perpignan Via Domitia
Luc Cambrézy, section Sciences géographiques et environnement, directeur de recherche à l'Institut de recherche pour le développement
Michèle Cointet, section Histoire contemporaine et du temps présent, professeur émérite de l’université de Tours, membre de la Société des antiquaires de l'Ouest
Philippe Contamine, section Histoire et philologie des civilisations médiévales, professeur émérite de l’université Paris IV – Sorbonne, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, de la Société de l'histoire de France, de l’Association des amis du centre Jeanne d'Arc et de la Société nationale des antiquaires de France
Sandra Costa, section Archéologie et histoire de l’art des civilisations médiévales et modernes, maître de conférences en histoire de l'art moderne à l'Université Pierre Mendès-France - Grenoble II
Benjamin Deruelle, professeur agrégé, histoire moderne et militaire
Hervé Drévillon, professeur à l’université Paris I - Panthéon Sorbonne, histoire culturelle et militaire
Anne-Marie Eddé, section Histoire et philologie des civilisations médiévales, directrice de l'Institut de recherches et d'histoire des textes (IRHT-CNRS)
Bernard Gainot, section Histoire du monde moderne, de la Révolution française et des révolutions, maître de conférences à l’Institut d’histoire de la Révolution française, membre de la Société des études robespierristes
Martin Galinier, université de Perpignan Via Domitia
Bruno Galland, section Histoire et philologie des civilisations médiévales, chef du département de l’orientation et de la communication des Archives nationales, membre du Comité français des sciences historiques, de la Société de l'École des chartes et de la Société de l'histoire de France
Claude Gauvard, section Histoire et philologie des civilisations médiévales, professeur d'histoire médiévale à l'Université Paris I - Panthéon Sorbonne, membre de l’Association française pour l'histoire de la justice et de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public
Patricia Gillet, section Histoire contemporaine et du temps présent, conservateur en chef du patrimoine, membre de la Société de l'École des chartes
Yann Le Bohec, section Histoire et archéologie des civilisations antiques, professeur d’histoire à l’université Paris IV – Sorbonne, membre de la Société d'étude du Maghreb préhistorique, antique et médiéval et de la Société nationale des antiquaires de France
Marie-Barbara Le Gonidec, section Anthropologie sociale, ethnologie et langues régionales, chargée du département de la musique et de la parole au Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, membre de la Société française d'ethnomusicologie et du Centre international de recherches interdisciplinaires sur l'ethnomusicologie de la France
Pierre-Yves Le Pogam, section Archéologie et histoire de l’art des civilisations médiévales et modernes, conservateur du patrimoine, membre de la Société française d'archéologie, de la Société française d'héraldique et de sigillographie et de la Société nationale des antiquaires de France
Bruno Maureille, section Préhistoire et protohistoire, directeur de recherches au CNRS, membre des Amis du musée national de préhistoire et de la recherche archéologique, de l’Association des archéologues de Poitou-Charentes, de la Société d'anthropologie de Paris et de la Société préhistorique française
Simone Mazauric, section Sciences, histoire des sciences et des techniques et archéologie industrielle, professeur des universités, membre de la Société française d'histoire des sciences et des techniques
Monique Pelletier, section Sciences géographiques et environnement, membre du Comité français de cartographie et de l’association Le vieux Montmartre
Michel Sot, section Histoire et philologie des civilisations médiévales, professeur d'histoire médiévale à l'université Paris IV – Sorbonne, membre de l’Académie nationale de Reims, de la Société d'histoire religieuse de la France et de la Société nationale des antiquaires de France
Jean-Louis Tissier, section Sciences géographiques et environnement, professeur de géographie humaine à l'Université Paris I - Panthéon Sorbonne, membre de la Société scientifique et artistique de Clamecy



www.univ-perp.fr/modules/resources/download/default/docscom/actu/colloque/mai2011/Communiquedepresse.pdf

Chaque intervenant dispose de vingt minutes d'exposé, suivies de 10 minutes de questions et discussions.

Le forum des sociétés savantes

Il se tiendra du mercredi 4 mai au vendredi 5 mai.


Les inscriptions sont ouvertes et gratuites pour toute société du Languedoc-Roussillon.

CONTACT LOCAL : Julie Broucke-Pons : 06 72 94 19 42
broucke-pons@hotmail.fr

Seront présent-e-s :
Académie de Nîmes
Académie des arts et des sciences de Carcassonne
Association archéologique des Pyrénées-Orientales
Association culturelle de Cuxa
Association fils et filles de républicains espagnols et enfants de l'exode
Association numismatique du Roussillon
Association pour la promotion de l'histoire des Pyrénées-Orientales
Association pour le patrimoine de la vallée de la Rome
Centre d'études et de recherches littéraires et scientifiques de Mende
Institut européen Séguier


Mercredi 4 mai
12h
ouverture du forum des sociétés historiques et scientifiques
Bâtiment Y – Lettres et sciences humaines

14h
table ronde 1 : « Les sociétés locales : qui sont-elles ? Que font-elles ? »
Académie de Nîmes, Association archéologique des Pyrénées-Orientales (AAPO), Association culturelle de Cuxa, Association pour le patrimoine de la vallée de la Rome (ASPAVAROM), Centre d’études et de recherches littéraires et scientifiques de Mende (CER), Société d’histoire moderne et contemporaine de Nîmes et du Gard, Souvenir français.
Avec la participation de
M. Aymat CATAFAU
M. Georges CASTELLVI,
Mme Hélène DERONNE,
M. Franck DORY,
M. Antoine GUERRERO,
M. Christian LAPOINTE,
Mme Edwige PACRA,
Mme Michèle PALLIER,
Mme Madeleine SOUCHE,


15h30
table ronde 2 : « La numérisation et l’accessibilité des publications des sociétés savantes » 
exposé par M. Arnaud DHERMY, coordinateur scientifique pour Gallica, responsable du programme de numérisation des publications des sociétés savantes à la BnF et par M. Laurent PERRILLAT, conservateur des bibliothèques, archiviste-paléographe, responsable de la documentation électronique au SICD 1 de Grenoble, président de l’Académie salésienne et membre de l’académie florimontane d’Annecy
présentation du projet du CTHS pour les dictionnaires topographiques
présentation de la base de données de La France savante par Mme Martine François, conservateur général honoraire des bibliothèques, déléguée générale honoraire du CTHS

Vendredi 6 mai
15h30
Clôture du forum et du congrès
La guerre, la paix et le transfrontalier, par Mme Martine CAMIADE

Discours de clôture de M. Claude MORDANT et de Mme Simone MAZAURIC
Présentation du 137e congrès, avril 2012,Tours, Composition(s) urbaine(s)<:i>, présidé par M. Jean-Louis TISSIER, professeur de géographie humaine à l'université Paris I - Panthéon Sorbonne, directeur de l'École doctorale de géographie de Paris, membre du CTHS, président de la section Sciences géographiques et environnement

Le musée-mémorial de Rivesaltes : présentation par Mme Marianne PETIT, directrice

Bâtiment Y – Lettres et sciences humaines
Monsieur Bardy, président du Centre d'études et de recherches de Mende n'ayant pu se déplacer, nous a adressé un aperçu du travail commencé par le
Centre d’Etudes et de Recherches de Mende

"Dans le cadre du 136ème congrès des Sociétés Historiques et Scientifiques, "Faire la Guerre faire la Paix", nous nous sommes interrogés sur la façon de représenter et la paix et la Guerre.
Il nous a semblé que les Monuments aux Morts représentaient davantage la Paix bien qu’ils évoquent aussi la souffrance de la guerre et la douleur de la séparation. Ils évoquent également à nos yeux le combat pour la défense de la Patrie... notion qui de nos jours à tendance à se diluer.
Nous avons décidé de faire un travail de répertoire systématique des Monuments aux Morts de la Lozère. Pour ce faire, nous nous sommes inspirés du travail du Club Cartophile Catalan des Pyrénées-Orientales pour orienter notre travail de recherches.
Notre but est d’inventorier tous les monuments aux morts et les plaques funéraires de la Lozère dans une perspective documentaire.
Chaque municipalité a reçu une demande d’informations ainsi que les adhérents du Centre d’Etudes et de Recherches de Mende.
La richesse et la variété des monuments sont semble-t-il, à la mesure des nombreux soldats lozériens Morts Pour la France ! A ce jour nous avons obtenu la moitié des réponses en ce qui concerne les informations fournies par municipalités.
Une petite équipe constituée de passionnés se charge de recueillir les photos des monuments aux morts ainsi que celles des plaques funéraires des églises et temples. D’autres se chargeront de compléter les informations données par les mairies en consultant au besoin les Archives Départementales de la Lozère.
Les monuments de la Résistance étant répertoriés par d’autres associations telle le Souvenir Français, nous ne nous en occuperons pas. Notre documentation pourra être confrontée avec celle de l’Office National de Anciens Combattant.
Notre recherche fera l’objet d’une publication que nous vous ferons parvenir (délai prévu 2013)."




M. Franck Dory, professeur certifié d’Histoire-Géographie, trésorier-adjoint de l’A.A.P.-O, a présenté l'Association archéologique des Pyrénées-Orientales.




? Programme du forum des sociétés savantes http://www.univ-perp.fr/modules/resources/download/default/docscom/mailing/vect/Programme-mcgrath.pdf