Le congrès du Cths - Tours 2012
Le congrès des sociétés historiques et scientifiques se réunit chaque année dans une ville universitaire francophone. Interdisciplinaire, il a pour mission de favoriser les échanges entre la recherche associative, les études doctorales et la recherche universitaire.
Il rassemble plus de 700 participants et entend chaque année plus de 400 communications.
Les actes sont publiés par les éditions du Cths.
137ème congrès, Tours --> Composition(s) urbaine(s)
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Président scientifique : M. Jean-Louis TISSIER
professeur de géographie humaine à l'université Paris I - Panthéon Sorbonne, directeur de l'École doctorale de géographie de Paris, Président de la section Sciences géographiques et environnement

Président du comité d'organisation : M. Jean-Luc PORHEL
conservateur en chef du patrimoine, directeur des archives, de la documentation et du patrimoine de la ville de Tours Président de la société des Amis de l'académie de Touraine

Comité des travaux historiques et scientifiques
137e congrès des sociétés historiques et scientifiques
Université de Tours François-Rabelais – Site des Tanneurs
23-28 avril 2012
« Composition(s) urbaine(s) »

La thématique urbaine de ce congrès aborde sous un angle nouveau celle des congrès précédents qui ont choisi la ville comme objet. Cette thématique rencontre évidemment les préoccupations des géographes contemporains qui étudient, dans une large majorité d’entre eux, le fait urbain décliné dans les espaces, les territoires et les cultures. Elle est largement ouverte aux recherches de l’histoire urbaine, dans toutes ses périodes, elle doit aussi rencontrer des orientations de recherche en ethnologie.
Dans la notion de composition urbaine est mise en avant l’analyse de la forme ou des formes urbaines qui se déploient dans l’espace, espace réel et/ou représenté sur le plan ou la carte. Les formes contribuent à la cohérence, à la visibilité et à l’identification de l’objet urbain, leur absence ou leur effacement peuvent faire douter de l’urbanité. Certains logos promotionnels du marketing urbain s’appuient sur ces formes pour diffuser et valoriser l’image de la ville. De l’informe pré-urbain à l’utopie formellement idéale, l’éventail est large des cas, des modalités voire des styles. La généalogie des formes est riche : formes conçues avant d’être réalisées, formes partiellement ou complètement réalisées, formes à l’épreuve du temps voire de la nature, des dé-formations. Les séismes détruisent les formes :, les reconstructions, comme en Sicile orientale après 1693, sont de magnifiques exemples de résurrection par la forme ; aujourd’hui à Port-au-Prince, l’attente d’une forme n’est pas seulement une question financière ou technique, il s’agit aussi de celle d’un État, acteur, metteur en forme de sa capitale.
L’expression de « composition urbaine » est relativement récente (années 1960-1970). Elle dérive de celle de composition architecturale qui apparaît au xviiie siècle, elle-même issue de celle de composition en peinture. Les débuts pratiques de la composition urbaine doivent beaucoup à l’art des jardins « à la française ». Jusqu’à la fin du xixe siècle, la composition urbaine obéit à des règles géométriques strictes, dont la principale est la symétrie.
Composer la ville, c’est se donner des règles qui produisent l’espace urbain, construisent celui-ci avec des unités distinctes, disposées de façon concertée et qui participent à la configuration de l’ensemble. Un exemple est celui des « tracés régulateurs ». Mais l’élaboration et la mise en œuvre d’un corps de règles pour bâtir les villes sont bien antérieures à leur première formulation théorique par L.B. Alberti dans L’art de bâtir(1485) qui inaugura une lignée de traités de ce type. Le régime urbain régulé, partiellement ou totalement, est repérable et analysable dans le monde occidental au sens large depuis l’Antiquité.
Dès lors cette notion de composition urbaine a une valeur heuristique : elle permet d’aborder la question des régularités urbaines et des modes de gestion de la planification bien avant que ne soient codifiés explicitement des principes d’urbanisme. En analysant de manière plus pragmatique les espaces urbains contemporains ou anciens, en évaluant la contribution de l’ancien au contemporain, on identifie les phases, étapes et modalités diverses de la « fabrique » de la ville, composition(s) en devenir.
Aborder la fabrique de la ville en termes de composition urbaine est une manière de rendre compte des évolutions récentes de l’histoire des villes dans la longue durée, plus attentive désormais aux stratégies des acteurs qui, en situation, trament le sens des lieux. C’est en composant, par des transactions, avec ces modes divers, -et parfois concurrents ou conflictuels-, d’appropriations sociales de l’espace urbain que les pouvoirs urbains — depuis les communes du xiie siècle jusqu’aux municipalités du xxe siècle — impriment leurs marques sur la ville. Autrement dit, celle-ci apparaît moins désormais comme un lieu décidé que comme un lieu négocié.

Pour P. Pinon (Composition urbaine1 et 2, 1992 et 1994), il y a composition urbaine quand l’organisation de l’espace joue à la fois sur le tracé des voies, le découpage des parcelles (ou une autre unité de division de l’espace) - les infrastructures -, et l’implantation du bâti et des espaces libres - les superstructures, et quand l’aménagement de l’espace se conçoit et se réalise dans un temps long. En retenant et en adaptant cet ensemble de critères de la composition, on peut, dans une perspective historique et typologique, relire les espaces urbains depuis l’Antiquité.

Sous le nom d’« art urbain », la composition urbaine classique n’en domine pas moins jusque dans les années 1930-1940. C’est l’urbanisme « à la française » de H. Prost, L. Jaussely, etc. Relèvent de ce moment les compositions urbaines par certains aspects magistrales qui se réalisent dans les territoires coloniaux qui sont une sorte de front pionnier pour les innovations urbaines, qui composent ou non avec les héritages indigènes, oscillant entre style du vainqueur et celui du protecteur.

À partir de la Reconstruction commence à s’imposer une tout autre conception où l’urbanisme dissocie le tracé des rues de l’implantation des bâtiments (une sorte de « plan libre » par similarité avec l’architecture « moderne »). Parallèlement le parcellaire disparaît comme instrument d’organisation de l’espace (le remembrement est le préalable de l’urbanisme), alors que la parcelle articule l’échelle des rues et celle des maisons. Dans l’urbanisme « moderne » également, les éléments de la ville deviennent fragmentés par un abus d’une conception analytique, monofonctionnelle (habiter, travailler, circuler, etc.). Les édifices et les espaces sont juxtaposés, ne sont plus liés par des tracés communs. La composition urbaine, au sens traditionnel, n’a plus d’usage. Elle est éventuellement remplacée, dans les meilleurs cas, par l’art du plan de masse (années 1960-1970), une abstraction dérivée de l’art contemporain (Kandinsky, Klee, Mondrian surtout).
La critique des Grands Ensembles a fait comprendre ce que l’urbanisme avait perdu en oubliant le parcellaire, en dissociant les éléments constitutifs des tissus urbains (voirie, bâti, espaces libres). On avait alors tout simplement oublié que la composition urbaine avait la capacité de faire cohabiter des formes ayant des fonctions différentes.

Actualité de la composition urbaine au xxie siècle : le régime de la composition contemporaine n’est plus celui du prince, ou rarement du seul président, il faut négocier avec les intéressés élus, habitants, pratiquants... Ainsi le quartier des Halles à Paris a connu plusieurs régimes de composition dans les quatre dernières décennies, mais des exemples équivalents existent en dans toutes les régions, pour s’en tenir à la France métropolitaine.

Au milieu des années 1990, les déclarations de Françoise Choay sur « la mort de la ville et le règne de l’urbain » lancent le débat sur la fin de la ville dense, bien délimitée, formant un tout aisément définissable, homogène. Cette figure fait désormais partie de l’histoire et on la retrouve à l’état de reliquat dans les villes européennes, noyée dans une marée urbaine. Se développe alors une série d’appellations pour tenter de mettre un mot sur les nouvelles formes urbaines résultant des dynamiques de métropolisation et de mondialisation. « Ville fragmentée », « en miettes », « en archipel », « multipolaire » mettent l’accent sur la perte d’unicité de la ville : autrement dit il n’y a plus de centre unificateur, plus de système organisé par une logique concentrique centre/périphérie. C’est la fin de la ville organique, produit de l’industrialisation, construite à partir de l’usine et de son centre : on parle de la ville post-moderne pour mieux cerner la nature du changement. Dans cette ville post-moderne, le centre éclate et ne commande plus le territoire, la périphérie est dilatée au point de perdre tout contact avec le centre. De nouvelles centralités se structurent en périphéries ; Y. Chalas et G. Dubois-Taine proposent d’analyser « la ville émergente » permettant l’existence d’une ville à la carte pour les populations inscrites dans la mobilité. D’autres mettent l’accent sur la fragmentation sociale qui peut accompagner le processus de fragmentation spatiale analysé (Marie-Christine Jaillet).
Comment alors gérer ces ensembles urbains ? Faut-il recoudre les fragments ? Ou considérer l’organisation en archipels comme les nouvelles bases d’une entité multiforme ? Les réponses ne peuvent être envisagées sans un regard sur la situation économique et sociale des espaces considérés. Dans un double contexte de reconsidération du foncier et de ses coûts mais aussi de renforcement des préoccupations environnementales, l’extension des villes est aujourd’hui principalement pensée dans une dynamique de renouvellement urbain. Après avoir favorisé des politiques d’étalement urbain, il s’agit de refaire la ville sur la ville, de recomposer l’existant selon de nouvelles logiques économiques.
L. Théry parle d’une époque caractérisée par une nouvelle modernité de la ville compacte : la densité urbaine, après avoir porté des valeurs négatives, est aujourd’hui associée à la qualité urbaine. Amsterdam constitue en la matière un modèle (J. Lévy), démontrant que la densité n’est pas synonyme de verticalité et peut permettre de « faire avec ce qui existe », de s’inscrire dans l’histoire des lieux.
La requalification des grands ensembles ou encore le traitement des friches industrielles, militaires, ferroviaires... constituent un point d’appui important à cette dynamique qui permet de lutter contre les phénomènes de dévalorisation et de marginalisation affectant certains territoires. Difficile de maîtriser les processus de gentrification qui vont parfois accompagner ces dynamiques de requalification.
La pratique du renouvellement urbain oblige non seulement à reconsidérer la question patrimoniale mais touche aussi à la manière de concevoir, à travers le projet urbain, la relation avec la ville héritée (M. Roncayolo). La ville s’est de tout temps recomposée, à des échelles multiples, dans des contextes distincts laissant apparaître des cycles. La manière de faire la ville entre en 2010 dans un nouveau cycle : après l’urbanisme libéral, place à l’urbanisme d’après crise (A. Bourdin) qui devrait permettre de donner une réalité au principe de développement durable.

Les thèmes qui suivent nous paraissent susceptibles d’être déclinés dans les différentes périodes et compétences disciplinaires.

I. Les moments : l’histoire des villes s’inscrit dans un temps long. Les moments de composition(s) alternent avec des moments de stabilisation, voire de décomposition. Cette question de la temporalité peut être abordée selon des perspectives différentes, monographique, régionale, comparatiste (moment Haussman/Cerda), coloniale et post-coloniale, post Guerre mondiale.

II. Les formes et les échelles : l’analyse des morphologies urbaines est un axe prioritaire, transversal par rapport au thème du congrès. La morphologie urbaine comprend le jeu des pleins et des vides, la disposition de la trame viaire, les places, le choix des axes, les effets de symétries ou de contraste, la hiérarchie des lieux, le devenir des formes.
La composition se définit à plusieurs échelles, des parties locales (îlot, quartier) à celle de la ville et de l’agglomération, voire de la mégalopolis. Métrique des différentes pratiques de la ville, de celle du piéton à celle de l’automobile des rocades et des voies dites express.

III. Les acteurs : la composition de la ville implique l’intervention d’acteurs dont les pouvoirs et les compétences sont divers et inégaux : les politiques, les techniciens, les agents économiques. Ces acteurs sont des individus mais aussi des groupes. Les citadins eux-mêmes constituent des agents qui peuvent faire valoir leur point de vue dans la composition et surtout dans la recomposition de la ville. L’intervention des acteurs se réalise aujourd’hui dans un régime d’interactions plus ou moins ouvert et dans une durée variable.

IV. Les réseaux : les réseaux et notamment les réseaux techniques sont parties prenantes, mêmes s’ils sont souvent invisibles car souterrains ou immatériels. L’histoire des techniques a impliqué la composition urbaine par des effets de diffusion ou de polarisation. Ils ont une action sans doute ambivalente de structuration et/ou de dé-structuration.

V. La nature et la composition urbaine : site initial et composition, devenir de ce site initial, contraintes et potentiel, réaffectations des espaces naturels, le fleuve, l’estuaire, le lac et leurs rives, berges et abords dans la recomposition. Fonction et place de la végétation dans la composition : squares, jardins, parcs, alignements et coulées vertes. Nature privée, nature publique.

VI. Les représentations de la composition urbaine : iconographie, plans, cartes, dessins de projets et /ou de réalisations, « portraits de ville », photographies, voire filmographie ou vidéographie, redécouverte naïve ou savante de la composition par le biais des accès à Google Earth ou à Géoportail.

VII. Les dimensions sensibles de la composition urbaine : perception(s) de la composition, préférences, choix, places des jardins et parcs, de la monumentalité, les manifestations des liens d’attachement à la composition du quartier, à l’agglomération : «  Je ne cherche pas ici à faire le portrait d’une ville. Je voudrais seulement savoir comment elle m’a formé » J. Gracq, La forme d’une ville, 1985.

Pour conclure, on peut faire observer que s’agissant de l’histoire des formes urbaines, les sociétés savantes ont un acquis local très important, que ce thème qui a une dimension à la fois patrimoniale et vécue devrait les impliquer. On ajoutera que ces questions des fondations, de transformations leur sont familières depuis plus d’un siècle. Elles peuvent et doivent être revisitées aux lumières des connaissances et des techniques nouvelles.


Quatre colloques sont proposés :


Colloque 1 : « La protection sociale dans l’espace urbain : lieux, usagers, métiers »
Colloque 2 : « Archéologie urbaine »
Colloque 3 : « Quelles formes spatiales pour le développement urbain durable ? »
Colloque 4 : « Construire la ville - Approvisionnement en matériaux lithiques et organisation des grands chantiers urbains de l’Antiquité aux Temps modernes »



Ont contribué à la rédaction du programme d’appel à communication :


Brigitte BERTONCELLO, membre du CTHS, section Sciences géographiques et environnement, professeur à l’université Aix-Marseille, membre du Centre interdisciplinaire de recherches sur les territoires et leur aménagement (CIRTA)


Chantal BLANC-PAMARD, membre du CTHS, section Sciences géographiques et environnement, directeur de recherches au CNRS, membre de l'UMR 194 EHESS-IRD, Centre d'études africaines.

François BLARY, membre du CTHS, section Archéologie et histoire de l’art des civilisations médiévales et modernes, maître de conférences en histoire et archéologie du monde occidental médiéval à l'université de Picardie, chercheur associé au Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris (CNRS, Paris I, UMR 8589) membre de la Société historique et archéologique de Château-Thierry.

Florence BOURILLON, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-Est – Cultures et sociétés (UPEC), co-responsable du Centre de recherche en histoire européenne comparée (CRHEC), membre du bureau de la Société française d’Histoire urbaine, secrétaire de rédaction de la revue Histoire Urbaine, membre du bureau chargée des publications des Amis du Vieux-Saint-Germain, société d’art et d’histoire.

Sophie CHEVALIER, membre du CTHS, section Anthropologie sociale, ethnologie et langues régionales, maître de conférences en ethnologie à l’université de Franche-Comté, chercheur associé au LAU (IIAC/EHESS), co-directrice de la revue électronique ethnographiques.org, membre de la Société d’ethnologie française (SEF), de l’Association française d’ethnologie et d’anthropologie (AFEA), et présidente de l’Association pour la recherche en anthropologie sociale (APRAS).

Catherine CHORON-BAIX, membre du CTHS, section Anthropologie sociale, ethnologie et langues régionales, directrice de recherches au Laboratoire d’anthropologie urbaine de l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain IIAC/EHESS-CNRS, membre de l’Association pour la recherche en anthropologie sociale et de l’Association française de recherches sur l'Asie du Sud-Est.

Conseil scientifique du Comité d’histoire de la Sécurité sociale.

Laurent COUDROY DE LILLE, maître de conférences à l’Institut d’urbanisme de Paris.

Jean-Loup D’HONDT, membre du CTHS, section Sciences, histoire des sciences et des techniques et archéologie industrielle, directeur de recherches honoraire au CNRS, membre de l’Association culturelle du pays de Savignac, de la Société française de systématique, de la Société historique et archéologique du Périgord, de la Société linnéenne de Bordeaux, de la Société linnéenne de Lyon, de la Société zoologique de France et vice-président de la Société entomologique du Nord de la France.


Christophe DEMAZIÈRE, professeur des universités à l’université François-Rabelais de Tours et membre de l’équipe Ingénierie du projet d'aménagement paysage et environnement IPAPE, UMR 6173 Cités, TERritoires, Environnement, Sociétés – CITERES.

Roland ÉTIENNE, membre du CTHS, section Histoire et archéologie des civilisations antiques, professeur d'archéologie classique à l'université Paris I.

Francine FOURMAUX, chargée de l’organisation du congrès.

Emmanuel FUREIX, maître de conférences en histoire européenne à l’université Paris-Est – Créteil et membre du Centre de recherche en histoire européenne comparée (CRHEC).

Bernard GAINOT, membre du CTHS, section Histoire du monde moderne, de la Révolution française et des révolutions, maître de conférences à l'Institut d’histoire de la Révolution française de l’université Paris I, membre de la Société des études robespierristes.

Patrick GEISTDOERFER, membre du CTHS, section Sciences, histoire des sciences et des techniques et archéologie industrielle, directeur de recherche honoraire au CNRS, membre de l’Académie de marine, de la Société météorologique de France et du Club des Argonautes.

Jean-Pierre GÉLY, membre du CTHS, section Sciences, histoire des sciences et des techniques et archéologie industrielle, chercheur associé à Paris I, laboratoire de médiévistique occidentale de Paris (LAMOP) UMR 8589, rédacteur adjoint du bulletin de l’Association des géologues du bassin de Paris, administrateur du Comité français pour le patrimoine géologique et vice-président du Groupe d'études scientifiques des carrières et des applications du souterrain.

Christian GIUSTI, membre du CTHS, section Sciences géographiques et environnement, maître de conférences en géographie à l'université Paris-Sorbonne, membre de l’Association de géographes français, du Comité français d'histoire de la géologie, du Groupe français de géomorphologie et de la Société géologique de France.

Christian GUILLERÉ, membre du CTHS, section Histoire et philologie des civilisations médiévales, professeur d'histoire du Moyen Âge à l'université de Savoie, membre associé de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie.

Catherine GROS, déléguée générale du CTHS.

Liliane KUCZYNSKI, membre du CTHS, section Anthropologie sociale, ethnologie et langues régionales, chargée de recherche au Laboratoire d'anthropologie urbaine, CNRS, Institut interdisciplinaire d'anthropologie du contemporain IIAC-EHESS, membre de l’Association française des sciences sociales des religions.

Pierre LAMARD, membre du CTHS, section Sciences, histoire des sciences et des techniques et archéologie industrielle, professeur des universités à l'université de technologie de Belfort-Montbéliard, laboratoire RECITS EA 3897.

Nicole LEMAITRE, membre du CTHS, section Histoire du monde moderne, de la Révolution française et des révolutions, professeur émérite de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, membre de la Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron, de la Société historique et archéologique de l'Essonne et du Hurepoix et de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze.

Élisabeth LORANS, professeur d’archéologie médiévale à l’université de Rouen et responsable du Laboratoire archéologie et territoires LAT de l’UMR 6173 Cités, TERritoires, Environnement, Sociétés (CITERES), CNRS - université de Tours François-Rabelais et présidente de la Société d’archéologie médiévale.

Jacqueline LORENZ, membre du CTHS, section Sciences, histoire des sciences et des techniques et archéologie industrielle, maître de conférences honoraire en géologie à l'université Paris VI, membre de l’Académie du Morvan, de l’Association des géologues du bassin de Paris, de la Société d'histoire naturelle et des amis du muséum d'Autun, vice-présidente de la Fédération française des sociétés de sciences naturelles et du Comité français pour le patrimoine géologique et administratrice de la Société géologique de France.

Denis MENJOT, membre du CTHS, section Histoire et philologie des civilisations médiévales, professeur d'histoire médiévale à l'université Lyon II, président de la Société française d'histoire urbaine.

Pierre MONNET, membre du CTHS, section Histoire et philologie des civilisations médiévales, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, secrétaire général de la Société française d'histoire urbaine et vice-président de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public.

Marie PERCOT, anthropologue, membre du Laboratoire d’anthropologie urbaine EHESS-IIAC.

Pierre PINON, membre du CTHS, section Sciences géographiques et environnement, professeur à l'École d'architecture de Paris-Belleville, conseiller à l'Institut national d'histoire de l'art, membre de la Société archéologique de Sens et de la Société des sciences historiques et naturelles de Semur-en-Auxois.

Jean-Yves PUYO, membre du CTHS, section Sciences géographiques et environnement, professeur des universités (université de Pau et des pays de l'Adour), membre du laboratoire Société, environnement, territoire (SET-UMR 5603 - CNRS) et membre du bureau de la Société des sciences, lettres et arts de Pau et du Béarn.

Albert RIGAUDIÈRE, membre du CTHS, section Histoire et philologie des civilisations médiévales, professeur à l’université Panthéon-Assas Paris II, membre de l'Institut et de l’Académie des inscriptions et belles-lettres.

Xavier RODIER, archéologue, ingénieur de recherche au CNRS, membre du Laboratoire archéologie et territoires LAT de l’UMR 6173 Cités, TERritoires, Environnement, Sociétés (CITERES), CNRS - université de Tours François-Rabelais, directeur du GdR 3359 Modélisation des dynamiques spatiales.

Nora SEMMOUD, professeure de géographie et d'aménagement, directrice de l'équipe Monde arabe et Méditerranée (EMAM-CITERES-CNRS-université de Tours François-Rabelais).

Sylvie SERVAIN-COURANT, maître de conférences en géographie à l’École nationale supérieure de la nature et du paysage, membre de l’équipe Ingénierie du projet d'aménagement paysage et environnement IPAPE de l’UMR 6173 Cités, TERritoires, Environnement, Sociétés (CITERES), CNRS - université de Tours François-Rabelais, membre du Groupe d’histoire des zones humides.

Cécile SOUCHON, membre du CTHS, section Sciences géographiques et environnement, conservateur général du patrimoine, Archives nationales, membre du Centre d'études et de recherches prémontrés, de la Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie de l'Aisne, de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France et de la Société historique de Haute-Picardie.

Jean SOUMAGNE, membre du CTHS, section Sciences géographiques et environnement, professeur à l'université d'Angers, membre de la Société de géographie, de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres et vice-président de la Société historique et archéologique du Val de Sèvre.

Florence TROIN, maître de conférences, membre de l'équipe Monde arabe et Méditerranée (EMAM-CITERES-CNRS-université de Tours François-Rabelais).

Jean-Louis TISSIER membre du CTHS, président de la section Sciences géographiques et environnement, professeur de géographie humaine à l'université Paris I - Panthéon Sorbonne.

Nadine VIVIER, membre du CTHS, section Histoire contemporaine et du temps présent, professeur d'histoire contemporaine à l'université du Maine et membre du Centre de recherche en histoire européenne comparée (CRHEC).

Pierre ZEMBRI, membre du CTHS, section Sciences géographiques et environnement, professeur de géographie à l'université de Cergy-Pontoise, directeur du laboratoire Mobilités, Réseaux, Territoires, Environnement (MRTE, EA 4113) et membre du bureau du Comité national de géographie.

http://www.univ-tours.fr/1313744054744/0/fiche___actualite/&RH=1179210904934




Le forum des sociétés savantes accueille du mercredi 23 au vendredi 27 avril toute société de la région Centre qui souhaite présenter ses activités.
L'inscription est gratuite. La date limite d'inscription est le 23 mars 2012.
Contact
melanie.lecouedic@univ-tours.fr

Mercredi 25 avril - 14h

Table ronde du Forum des sociétés savantes : « Les sociétés historiques et scientifiques, réseaux et raisons d’être »
Réseaux et raisons d’être des sociétés savantes
Les sociétés savantes sont depuis deux siècles des lieux de production et de diffusion du savoir académique universitaire et des pratiques érudites locales. Continûment elles ont animé sur le territoire le champ des connaissances et ont fait « société » par les rencontres in vivo, par la publication de bulletins et de revues, par la création, l’enrichissement et l’ouverture de leurs bibliothèques. Les sociétés savantes ont participé ainsi à la vie, dans le territoire et à toutes les échelles de celui-ci, d’un espace public du savoir, depuis l’école publique jusqu’aux institutions universitaires.

Cette situation de monopole partagé n’a pas disparu mais elle est battue en brèche par l’essor de nouveau moyens de diffusion des savoirs multiples qu’elles cultivaient. Le public curieux mais individualiste rechigne « à faire société », il court-circuite ces instances et développe, souvent compulsivement, via le Web, un rapport domestique et privé au savoir in situ et de sites en sites.

Comment les sociétés perçoivent et vivent ce nouveau contexte ? Quelles sont les stratégies qu’elles développent pour rester des acteurs de la diffusion du savoir ? Comment dans un moment où les discours proclament la vitalité des territoires et de ses acteurs voient-elles leurs fonctions sur le « bassin savant » de ces territoires ?

Si les raisons d’être demeurent, par quels réseaux hérités mais aussi innovateurs les sociétés savantes peuvent s’assurer un troisième siècle de vitalité et non seulement de témoignage.


Le programme de la table ronde est en cours d’élaboration.
Le Forum des Sociétés savantes qui est organisé chaque année pendant le Congrès s’ouvrira le mercredi 25 avril après-midi, à l’UFR Arts et sciences humaines, dans le hall et patio du deuxième étage, pour se terminer avec la fin du Congrès le vendredi 27 avril dans l’après-midi.
Le programme d’ouverture du mercredi après-midi débutera à partir de 14h par une présentation de quelques réalisations marquantes des Sociétés savantes, académiques, historiques et scientifiques, de la région Centre (Cher, Eure-et-Loir, Indre, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher et Loiret) et une table ronde sur le thème : « Les sociétés savantes : réseaux et raisons d’être ».
Puis une présentation du centre de ressources électroniques sur les villes et les études urbaines, Crévilles.org, sera donnée par M. Thomas Lallier.
La seconde partie du programme, à partir de 15h30/16h, sera l’occasion de présenter deux importants projets nationaux en cours de réalisation par le CTHS et ses partenaires.
1 - Numérisation et mise en ligne des publications
Depuis plusieurs années, un programme de numérisation des publications du Comité mais aussi de certaines sociétés savantes est lancé dans le cadre du projet « Gallica » de la Bibliothèque nationale de France. Il s’avère indispensable de promouvoir fortement ces nouvelles formes de diffusion du savoir et un bilan prospectif des travaux en cours sera présenté par M. Arnaud Dhermy, responsable de ce projet à la BnF. Au travers de réalisations en cours, il sera possible de montrer la puissance de ces nouveaux outils pour la promotion des travaux érudits réalisés depuis plus d’un siècle et demi par l’ensemble du monde savant académique et associatif. De nombreuses sociétés se sont engagées dans des opérations de numérisation, mais la réussite finale de cet ambitieux programme nécessite une mobilisation concertée des acteurs régionaux en relation avec les instances nationales de la BnF et du CTHS.
2 - La « France savante »
Cette vaste enquête prosopographique associée à une base de données initiée par le Comité des Travaux historiques et scientifiques porte sur les biographies des membres de sociétés savantes du XVIe au XXIe siècle. Malgré 8000 fiches enregistrées à ce jour, soit plus de 10000 occurrences de sociétés savantes, l’action est bien lancée mais loin d’être achevée ! Cette action d'envergure ne peut aboutir sans un fort engagement pluri-annuel des sociétés savantes et une mobilisation des énergies.
Ce programme « France savante » se donne l'ambition de réhabiliter l’ensemble des acteurs de la recherche historique et scientifique, qu’ils soient amateurs ou professionnels, de permettre aux chercheurs et au plus large public de retrouver des bibliographies anciennes, de mieux connaître les auteurs, leur personnalité, leurs relations académiques. Il s’agit effectivement de restituer toute la richesse de cette « France savante » dont le Congrès de Tours nous renverra l’image contemporaine.

Par ailleurs, durant le Congrès, les sociétés savantes tiendront dans le patio et le hall d’accueil de l’UFR Lettres et Sciences humaines des stands de présentation où il sera possible de rencontrer leurs membres, de se renseigner sur leurs activités et de consulter ou d’acheter leurs publications et documents.

Chaque année, depuis 1861, soit plus de 137 ans, se réunit dans une ville universitaire française le Congrès national des Sociétés historiques et scientifiques avec la participation de chercheurs de tout statut et de toute origine. Cette institution française séculaire particulièrement originale et ouverte aux collaborations internationales, accueillie cette année à Tours, devrait donc se signaler comme une rencontre de premier ordre.
Nous souhaitons la plus large ouverture des séances au public d’Indre-et-Loire et de la région Centre, intéressé par le thème du Congrès ; nous serions très heureux que le Forum des Sociétés savantes et la session du mercredi après-midi attirent le plus large public local et régional désireux de connaître et faire connaître le patrimoine historique et scientifique de la région Centre.


Liste des sociétés savantes qui participent au congrès, par des communications de leurs membres, par des visites guidées, par des présidences de séances ou par leur implication dans le comité local d’organisation :

Académie des sciences, arts et belles-lettres de Touraine
Amis de l’académie de Touraine
Amis de Saint-François de Paule
Amis du musée départemental de Préhistoire du Grand-Pressigny
Association pour la Sauvegarde des Sites de CLUIS
Cercle Ambacia
Études sur la Résistance en Indre-et-Loire
Société archéologique d'Eure-et-Loir
Société archéologique de Touraine
Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois
Société de géographie de Tours
Société d’horticulture de Touraine
Société dunoise d'archéologie, histoire, sciences et arts


L'assemblée générale de l'association des Amis du CTHS se tiendra mercredi 25 avril à 18h en salle 6