L’alpinisme et le thermalisme comme expression de la vie mondaine dans les Pyrénées-Orientales avant 1914 : l’épopée du Canigou (1881-1914)
Extrait de : L'homme du Midi. Sociabilités méridionales, p. 83-95 - 2003
Jean-Michel Delaplace

Extrait de : "L'homme du Midi. Sociabilités méridionales (édition électronique)"
sous la direction de Christian Desplat ; 126e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Toulouse, 2001

Michel Combet, Caroline Barrera, Philippe Martel, Pierre Chabert, Jean-Michel Delaplace, Francis Brumont, Pierre-Jacques Olagnier, Dominique Bidot-Germa, Muriel Gény-Mothe, Paul Dietschy, Laurent Macé, Jean-Yves Puyo, Sébastien Ramé, Yves Morales, Jean-Paul Laplagne
Paris, Éditions du CTHS
2003
13 p.
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Le Canigou est une montagne remarquable des Pyrénées orientales françaises, non par sa hauteur (2785 m) mais par le fait qu’elle domine la plaine du Roussillon. Dès le milieu du XIXe siècle, son ascension est associée au thermalisme. La fréquentation des stations thermales des Pyrénées orientales par une clientèle huppée, française et étrangère, s’accompagne du développement de divertissements parmi lesquels l’excursionnisme est en bon rang. " L’épopée du Canigou " va véritablement commencer avec la création de la section du Canigou du Club Alpin Français (C.A.F.) le 17 avril 1881. Ses membres vont " équiper " la montagne afin de permettre aux touristes un accès plus facile au sommet. Les projets les plus audacieux, comme la création d’un chemin de fer à crémaillère ou d’un téléphérique, sont rendus possibles par le succès commercial du thermalisme. Mais les populations locales restent en marge de ces transformations, quand ils ne manifestent pas par quelque sabotage leur franche opposition à la spoliation bourgeoise de leur environnement. La guerre de 1914 mettra un coup d’arrêt définitif aussi bien au développement du thermalisme qu’aux projets concernant le Canigou.
Les sources de cette étude sont pour la plupart inédites et inexplorées – comme un document autobiographique non publié – et à part une publication des services d’Archives de Perpignan sur le thermalisme dans les Pyrénées orientales, rien n’avait à ce jour été fait sur le lien entre thermalisme et alpinisme dans cette région.